Recherche avancée       Liste groupes



      
POWER BLACK POISSEUX  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 

ALBUMS STUDIO

2022 Poiema

ANTYRA - Poiema (2022)
Par JOHN DUFF le 6 Novembre 2022          Consultée 493 fois

S'il y a bien une chose qui fait la longévité de NIME depuis tant années, c'est sans aucun doute la variété des chroniques et de ses chroniqueurs, que l'on retrouve tant dans les genres étudiés que dans le style d'écriture : direct ou alambiqué, franc ou soutenu, qui se concentre sur la musique proposée ou qui part dans de fumeuses digressions. De mon côté j'ai un penchant pour le Power et le Heavy et une fois n'est pas coutume, je vais m'attaquer aujourd'hui à ANTYRA, formation allemande de Heavy Thrash Mélodique.

Heavy Thrash Mélodique c'est sur le papier (merci Metal Archives) car ANTYRA c'est bien plus que cela. Après une intro a cappella chantée en allemand, "Phaeton" ouvre sérieusement les hostilités avec ses riffs Thrash combinés à de subtiles notes de piano. Cette intro est trompeuse car on va rapidement être déportés vers du Power avec des touches de Folk Metal. Titre surprenant donc et ce ne sera pas le dernier.

Dans l'ensemble, les compositions sont assez longues (cinq titres dépassent les six minutes) mais ne contiennent pas de remplissage. Les ambiances sont maîtrisées comme par exemple le break de "Die Türme Von Kadesh" et encore une fois ce piano qui vient se greffer sur les riffs bien gras du guitariste. L'ambiance est parfois oppressante voire poisseuse sur "Blutzoll Im Barabarenwald" avec une distorsion très forte sur les guitares ou sur la très lourde " Am Seid'nen Faden" qui oscille tout le long du morceau entre le Doom et le Black.

Au niveau du chant, il est… inattendu. À vrai dire, cela a été un frein lors de ma première écoute, Dave faisant plus office de conteur que de chanteur (flagrant sur "Die Türme Von Kadesh" où son chant "parlé" dessert un peu ce titre qui a pourtant de gros moments de bravoure). Fort heureusement, ce constat n'est pas applicable sur chaque piste et nous pouvons également apprécier l'apport avec parcimonie de Purzel qui gère efficacement les growls.

Dans les grands moments de cet opus, notons l'énorme titre instrumental "Ischtars Rache". On a clairement une ambiance Black qui s'en dégage avec ses blast-beats et ses orchestrations. Pendant trois minutes, ANTYRA arrive à nous surprendre par son habileté à varier les riffs et le résultat est saisissant. Difficile également de ne pas mentionner "Hungry Lions", seul titre chanté en anglais. Sa fougue communicative nous ramène vers le Power, les riffs sont basiques certes mais le chanteur se révèle enfin et c'est très efficace. La batterie est monstrueuse et un côté épique se dégage clairement de ce titre avec ces "Ave Caesar" vindicatifs. Épique donc mais également festif avec sa patte Folk Metal en fin de chanson qui fait mouche.

Dans sa globalité, cet album se veut assez lourd mais ANTYRA a eu la bonne idée d'aérer l'ensemble avec un interlude instrumental, à savoir "Quod Erat Demonstrandum". Cette petite douceur guitare/voix nous laisse entrevoir un petit rayon de lumière à travers l'obscure musique du groupe. Dommage que la voix soit juste par moments. Et comme pour s'excuser de nous avoir embarqué dans les ténèbres poisseuses, ANTYRA terminera en douceur avec "Sumerischer Traum", longue pièce instrumentale très sombre avec une des arpèges de guitare et des claviers. Cette légèreté en guise de conclusion est très intelligente et permet de se remettre doucement de nos émotions.

"Poiema" est un album riche, qui ne s'appréciera pas à sa juste valeur dès la première écoute. Mes premières impressions sont bien différentes de celles de maintenant après plusieurs écoutes. Même si l'album est globalement pêchu et nous embarque dans un mix de Power, Black, Thrash, Doom, nous avons quelques notes légères bienvenues nous permettant de souffler. Si vous arrivez comme moi à faire l'impasse sur ce chant un peu juste par moments et à une production un peu crade, vous plongerez sans problème dans l'univers d'ANTYRA et sa richesse musicale. Encore une belle découverte en cette année 2022 !

A lire aussi en POWER METAL par JOHN DUFF :


MAJESTY OF REVIVAL
Pinnacle (2022)
Enfin un groupe rafraîchissant !




EDGUY
The Savage Poetry (2000)
La meilleure idée d'EDGUY !

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez




 
   JOHN DUFF

 
  N/A



- Purzel (guitare, chant)
- Dave (chant, claviers)
- Falk (basse)
- Kevin (batterue)


1. When Der Chronist Das Wort Erhebt
2. Phaeton
3. Die Türme Von Kadesh
4. Quod Erat Demonstrandum
5. Ischtars Rache
6. Hungry Lions
7. Blutzoll Im Barbarenwald
8. Am Seid'nen Faden
9. Sumerischer Traum



             



1999 - 2022 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod