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2018 Sapere Aude
2022 Trapped
 

- Style : Refused

The AMSTERDAM RED LIGHT DISTRICT - Trapped (2022)
Par KOL le 5 Juin 2022          Consultée 440 fois

On a failli les attendre, les Frenchies de The AMSTERDAM RED LIGHT DISTRIC (TARLD pour les intimes) ! Mais il faut rappeler que la raison d’être de leur musique est le live, où ils savent transformer leur son en énergie brute, l’effort studio n’étant, selon leurs propres dires, qu’un prétexte pour composer des morceaux et mettre le feu en concert, le chanteur Elio se baladant régulièrement dans le pit. Vu comme cela, on comprend mieux la pause prise pendant la pandémie, la plupart des musiciens ayant de plus un autre métier. Sortir un album sans pouvoir le défendre sur scène n’aurait eu aucun sens, particulièrement pour eux. Car s’il est bien un groupe que l’on ne peut accuser de mercantilisme primaire, c’est bien TARLD, qui revient donc à point nommé avec la réouverture des salles.

Pour décrire leur musique, et particulièrement ce qui est ici proposé avec "Trapped", disons que le combo évolue au croisement de REFUSED et de SUM 41. Hardcore à la base, leur capacité à intégrer des passages (les refrains plus particulièrement) orientés Punk Rock surprend parfois, mais reste éminemment cohérente. Sans renier la dimension contestataire inhérente au style (il suffit de prêter attention aux textes du groupe pour s’en apercevoir), ce côté sucré vient apporter un détachement « Skate Rock » qui apporte une réelle fraîcheur à un style qui peut vite se prendre au sérieux. Leur précédent essai "Sapere Aude" m’avait bien plu dans l’ensemble, j’avais hâte de découvrir ce qu’ils allaient nous proposer avec ce nouvel opus.

Dans l’ensemble, TARLD persiste et signe et creuse un sillon tracé il y a quatre ans, sans pour autant tomber dans l’immobilisme. Ça ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais avec "Trapped", la formation lyonnaise assume un côté accessible en proposant notamment des refrains plus fédérateurs que par le passé. Si le chant reste alterné entre cris et clair (sans pour autant être sirupeux) mais majoritaire Hardcore, la production a été franchement musclée. Moins brute de décoffrage, elle gagne en sophistication ce qu’elle perd en agressivité. Si cela reste plutôt bien dosé et ne frôle jamais l’indigestion, les guitares apparaissent légèrement moins tranchantes, quoique plus lourdes. La spontanéité tant vantée est donc un peu mise de côté, pour faire place à plus d’arrangements, enrichissant le rendu général. Pas évident de trouver cet équilibre… Si l’on n’évoluait pas dans un registre sensé être « in your face », on saluerait sans doute l’effort fourni. Autre point à mon sens dispensable : la présence régulière de chœurs non nécessaires à mon goût. Ceux-ci n’apportent pas grand-chose à l’ensemble et desservent même parfois les titres, comme sur le pourtant intéressant "Freedom Is A Movement" qui part sur une belle ligne de basse bien graisseuse.

Voilà pour les éléments à redire, ce qui en fait quand même. Et malgré tout cela, "Trapped" reste un bon album dans l’ensemble. L’énergie proposée par le groupe est toujours intacte, les morceaux s’enchaînant comme un train lancé à grande vitesse sans pause. Ne cherchez pas une quelconque balade ou un mid-tempo, vous n’en trouverez pas. Les titres fonctionnent bien et me semblent plus réfléchis que par le passé afin d’améliorer leur potentiel mélodique (ici une petite progression en fond, là une petite partie lead discrète mais efficace ou un pont inattendu), et la section rythmique est plus lourde également, l’usage plus développé de la double-pédale et le son des grattes y étant sans doute pour beaucoup. Les riffs sont variés, que ce soit rebondissant comme sur "Fair Weather Friend" ou pesant sur "Happy Ending". Dans le mélange de Metal et de Punk, on pourra trouver des similitudes avec ce qu’avaient proposé les Anglais de The ALMIGHTY il y a plus de vingt ans sur leur "Crank", passé culte, sans doute bientôt (enfin) chroniqué sur NIME si j’en crois mes sources...

Les paroles restent bien revendicatrices et interrogent sur la société d’aujourd’hui, comme sur l’excellent "Threatened Generation" qui ouvre l’album et invite Yukina du groupe japonais HANABIE à venir crier aux côtés d’Elio. Rien à dire, ce titre met une bonne patate, et on en redemande. "Happy Ending" est également très réussi et surprenant dans ses progressions et illustre à merveille le talent de composition des Français.

The AMSTERDAM RED LIGHT DISTRICT ne changera certes pas le monde avec ce LP, mais sait délivrer 36 minutes intenses de Hardcore accessible, réhaussé de refrains catchy en mode Punk Rock, qui donneront un maximum d’énergie à qui voudra bien tenter l’expérience, en attendant l’épreuve de la scène où ils excellent.

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   KOL

 
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- Elio Sxone – Chant
- Maxime Comby – Guitare
- Gregory Clert – Basse
- Julien Chanel – Batterie


1. Threatened Generation (feat. Hanabie)
2. Good Intentions (feat. Drew York)
3. Not The Only One
4. Happy Ending
5. Born To Be Great (feat. Mat Bastard From Skip The
6. Not So Innocent
7. Freedom Is A Movement
8. Trapped
9. Fair Weather Friend
10. No Place Like Home



             



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