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2003 Permission To Land
2012 Hot Cakes
2015 Last Of Our Kind
2017 All The Pretty Girls
  Pinewood Smile
2019 Easter Is Cancelled
2021 Motorheart
 

- Style : Aerosmith, Def Leppard, Queen, The Answer , Van Halen, Hotcakes
 

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The DARKNESS - Motorheart (2021)
Par JEFF KANJI le 29 Décembre 2021          Consultée 986 fois

Alors comme beaucoup, la situation actuelle ne m'a pas rendu plus optimiste, car contrairement à ce que je pouvais penser à l'époque de "Easter Is Cancelled" et du fabuleux "Live At Hammersmith", The DARKNESS sort son premier album en dehors du coup. Non je ne parle pas du style musical (et encore moins du style vestimentaire des Anglais bloqué quelque part entre 1973 et 1976), mais plutôt de la capacité de The DARKNESS à nous emporter dans ses délires et comprendre ses blagues, et se laisser entraîner dans son monde fantasmagorique.

En effet, "Permission To Land" est loin, et le groupe, solidifié depuis l'arrivée de Rufus Taylor derrière les fûts, qui propose un savant mélange du style de son père avec celui plus actuel d'un Taylor Hawkins, a depuis "Last Of Our Kind" manifesté des désirs de grandeur et d'ouverture musicale sans précédent. Et c'est aussi à partir de là que la qualité des albums de The DARKNESS commence à baisser, quand bien même son travail d'exploration lui permet de capitaliser sur son identité sonore afin de proposer des pièces de Hard Rock débridées, qui s'affranchissent des carcans. Et comme les Anglais ne sont pas à un paradoxe près, on pourra dire que rarement un groupe aussi marqué par la musique d'AC/DC n'aura su faire exploser son style, pour le retrouver ici de la façon peut être la plus pure avec "The Power And The Glory Of Love".

La pièce-titre est à l'origine de pas mal de choses qui ont défini le septième album de The DARKNESS. Frankie Poullain aurait trouvé que la composition évoquait un mélange de MOTÖRHEAD et de HEART (mais même avec ce mot magique, je ne suis pas persuadé que Dark Beagle jettera davantage une oreille sur mes Anglais fétiches). Justin Hawkins ne pouvait se sortir de la tête cette thématique des amours mécaniques et a rapidement dérivé sur un "sex robot". Ainsi cet album, plus profond qu'il n'y paraît (comme "Easter Is Cancelled" en fait) traite des relations humaines d'une manière humoristique, une bonne manière de traiter ce sujet grave avec une légèreté bienvenue par les temps qui courent.

Pour autant, difficile de s'accrocher à ce lien lyrique seul pour faire le tour de "Motorheart" dont la musique décomplexée ne manquera pas de déstabiliser et de laisser la désagréable impression d'un album sans queue ni tête. Si "Pinewood Smile" vous avait déjà dérouté, il y a fort à parier que ça ne s'arrangera pas avec ce dernier album. La ballade Rock agrémentée de cordes et de guitare acoustique de "Sticky Situations" a beau s'avérer quelque peu étrange, elle fait suite à un "Jussy's Girl" franchement pas terrible, et sans doute à mon avis le plus mauvais titre de l'album. Dommage, c'est précisément celui qu'a choisi le groupe pour son clip…

Du côté positif, on se sent rasséréné par les tempi véloces de "Welcome Tae Glasgae" avec sa basse vrombissante (effectivement assez Lemmy dans l'esprit, même si je pense aussi à Phil Lynott) ou de "Nobody Cans See Me Cry" porté par des Gibson rugissantes et une batterie survolée du fiston Taylor. Et étrangement dans sa recherche de textures et de couleurs plus originales, "Motorheart" marche plutôt bien avec ses chœurs sortis d'on ne sait où, ces vocaux médium qui ressemblent à s'y méprendre à ceux de Freddie Mercury, ses ruptures rythmiques hyper efficaces et son tempo enlevé, sans aucun doute le titre qui représente le mieux cet album dans ce qu'il est capable de réussir. Et j'accorderai même une mention spéciale au final "Speed Of The Nite Time" avec ses accents presque New Wave qui marche étonnamment bien en fait.

"Motorheart" est un album bigarré, inégal, assez court aussi, capable du meilleur comme du pire, et surtout un peu bâclé, sauvé par la grande musicalité de ses quatre membres qui devraient sans doute prendre leur temps pour laisser le meilleur de leur expression artistique se raffiner, ce que Justin Hawkins reconnaît à demi-mot quand il évoque la conception du premier album de la bande. Mais pour finir sur une note optimiste, on ne s'ennuie pas vraiment et The DARKNESS fait partie d'un cercle mine de rien assez restreint de formations Hard Rock qui laissent parler leur créativité en n'ayant pas peur de s'affranchir des règles qui entraveraient son expression artistique, et rien que pour ça on le remercie d'exister.

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   JEFF KANJI

 
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   (2 chroniques)



- Justin Hawkins (chant, guitare)
- Dan Hawkins (guitare)
- Frankie Poullain (basse)
- Rufus Tiger Taylor (batterie)


1. Welcome Tae Glasgae
2. It's Love, Jim
3. Motorheart
4. The Power And The Glory Of Love
5. Jussy's Girl
6. Sticky Situations
7. Nobody Can See Me Cry
8. Eastbound
9. Speed Of The Nite Time



             



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