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DOOM ATMOSPHéRIQUE  |  STUDIO

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2018 Vouna
2021 1 Atropos

VOUNA - Vouna (2018)
Par VOLTHORD le 23 Décembre 2021          Consultée 371 fois

Cette année, l'automne a encore une fois réussi à s'acclimater d'une bande sonore adéquate. VOUNA, autant à travers le solide "Atropos" que par le biais de cette première galette éponyme, a agrémenté la playlist d'une saison que j'aime généralement accompagner de Doom romantique et de Dark Folk. Entre mes écoutes ritualisées d'ESTATIC FEAR ou d'EMPYRIUM, des titres comme "Drowning City" ou "Cattle" auront été de très sages intermèdes.

"Vouna", album titre et donc marqueur d'identité, est entamé par la voix atténuée de Yiannis Bekris, incantant progressivement le reste du cortège, d'un arpège électrique au crachin crispant à des claviers 90s légèrement traînants, une ambiance SHAPE OF DESPAIR s'emballant dans un blast beat aux allures de tempête apaisante.
Deux minutes qui résument tout ce qui fera l'attraction de VOUNA.

Souvent à cheval entre Doom et Black Metal comme deux directions qui s'opposent plus qu'elles ne se complètent, c'est dans cet album ce clavier aux résonances fin 90 début 2000 qui unit les deux mouvements et les harmonise, comme l'instrument permettait à l'époque de revisiter ces genres, leur apporter une forme de théâtralité et un souffle d'imaginaire. En cela, VOUNA fera autant penser au Doom Romantique qu'aux ambiances Dark Fantasy du Black Metal atmosphérique (et son petit frère le Dungeon Synth). On verrait autant parader MORTIIS qu'OPERA IX ou The SINS OF THY BELOVED aux seuls accords de clavier : le final d'un "Drowning City" passant en sept minutes de la forêt à la crypte fonctionnera comme une incroyable madeleine de Proust.

Si c'est le Doom et ses parures endeuillées qui règnent ici en maître, - la facette Black sera nettement plus développée dans "Atropos" -, il y aurait tout de même une certaine cohérence à intégrer VOUNA à cette vague de one-woman bands aux œuvres plus "Blackened" que "Black" à proprement parler (SULDUSK, MYRKUR, SYLVAINE), imprégnées d'un Folk forestier, et souvent proche d'un post Black Metal où l'accélération de la rythmique semble davantage ralentir l'oreille à une contemplation hébétée, renforcer une forme de mystique plutôt qu'ajouter des griffures au tableau.

Cet album éponyme sera peut-être un peu crispant de ce côté-là, proposant un son de guitare de garage, qui ne semble ni faire le choix entre sa pourtant évidente lourdeur SKEPTICISMienne ni entre sa fureur Post Black Metal (la présence de WOLVES IN THE THRONE ROOM dans le studio ne semble pas suffisant à donner plus de mordant). Fort heureusement, "Atropos" corrigera ce détail. De la même manière, le chant de Yianna paraît encore bien effacé par rapport à ce qu'il deviendra trois ans plus tard.
Si l'on ajoute à cela le fait que l'album atteint tout juste la demi-heure, il paraît incompréhensible que je lui accorde ce 3/5. Il faut croire que c'est la cohésion globale de cette demi-heure qui demeure plus importante que des défauts qui ne la rendent pas moins envoûtante. Par ailleurs, je reste un immense fan de ces claviers aux atmosphères gotho-donjonnesques dont le son cheap n'en fait pas moins ressortir des émotions authentique.

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(+ 2 kros-express)

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- Yianna Bekris (tout)


1. A Place To Rest
2. Cattle
3. Last Dream
4. Drowning City
5. You Took Me



             



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