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2021 The Quest
 

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- Style : Emerson, Lake & Palmer, Genesis, Kansas, Pink Floyd, Rush
- Membre : Asia
- Style + Membre : King Crimson

YES - The Quest (2021)
Par DARK BEAGLE le 5 Décembre 2021          Consultée 1017 fois

"Heaven & Earth" aurait pu être le dernier album de YES. Une bien triste fin vu ses qualités intrinsèques, mais personne ne leur en aurait voulu de continuer sans Chris Squire, qui était jusqu’alors le seul membre originel du groupe à jouer sur tous les albums, les changements de line-up ayant été très fréquents dans la carrière des Progueux britanniques. C’est presque à la surprise générale que YES fait son retour discographique avec "The Quest", quand il était donc légitime que la formation continuerait à tourner sans forcément chercher à prolonger sa légende, le meilleur étant indéniablement derrière eux.

Vous êtes-vous déjà retrouvé piégé par un leurre ? Avez-vous déjà ressenti cette impression d’être dupé, que l’on vous a promis monts et merveilles et que vous vous retrouvez avec une faible colline à gravir et de vulgaires gribouillis sur un vieux papier pour le, plaisir des yeux ? C’est à peu près le sentiment qui va prédominer après l’écoute du premier titre, "The Ice Bridge". Avec son clavier qui n’est pas sans rappeler les grands moments d’ASIA (Geoff Downes oblige, serais-je tenté de dire), ce morceau est vraiment bon. Ce n’est pas du très grand YES, mais il fait clairement son job, celui d’introduire l’album de la meilleure façon qui soit, avec de superbes moments instrumentaux (ce final où Downes et Steve Howe se renvoient la balle est vraiment très plaisant, bien que très classique dans la forme).

"Dare To Know" avec ses arrangements orchestraux va vaguement maintenir la flamme même si l’on remarque déjà que le jeu d’Alan White est loin d’être des plus convaincants. Le batteur semble être en difficulté et si cela n’a pas vraiment sauté aux oreilles lors de "The Ice Bridge", cela devient de plus en plus flagrant sur ce titre calme, qui vaut pour ces incursions de cordes et le partage du chant entre Howe et Jon Davison, ce dernier ne parvenant toujours pas à nous faire oublier Jon Anderson même si le registre vocal est toujours aussi similaire. Un brin trop angélique, parfois manquant de subtilité malgré son aspect très posé justement. Des petites choses qui n’ont pas vraiment évolué depuis "Heaven & Earth".

Après… Après l’édifice sombre complètement en un remake de Lisbonne 1755. Et là, il y a plusieurs façons de voir les choses, mais il y en a très peu qui apportent des excuses valides pour expliquer les raisons du naufrage en cours. Bon, déjà, Jon Davison est bien gentil, sa voix est joliment cristalline, mais ses prestations manquent de nerf, à l’image de celles du restant des musiciens. "Minus The Man", le troisième morceau, malgré la présence de l’orchestre, marque le déclin du disque, qui commence à se vautrer dans une espèce de naïveté mollassonne étonnante de la part d’un groupe du calibre de YES.

Plus cela passe, plus l’impression que White manque clairement de puissance se fait évidente. Accuser l’âge des musiciens n’est pas forcément la bonne excuse pour expliquer que "The Quest" s’avère plan-plan. Certains passages montrent clairement que les musiciens peuvent encore se montrer grands par moments ("Leave Well Alone" d’une frustration exemplaire tant l’envie d’y croire nous prend avant de s’écrouler plus tard comme un château de cartes). Et quand on tend bien l’oreille, on ne peut que constater que Howe est toujours aussi magistral avec une guitare acoustique et qu’il maîtrise bien l’électricité encore maintenant.

C’est surtout au niveau de la rythmique que cela ne suit pas. Squire n’est plus, paix à son âme, mais le jeu de basse de Billy Sherwood est décevant. Il lui manque de l’amplitude pour réellement s’imposer et cela s’entend. Le tout manque de jus, de puissance. De force de frappe également. Et forcément, sans énergie, YES peine à trouver un équilibre et le clavier va avoir tendance à mener un peu trop la danse sans qu’il y ait un vrai contrepoids en face. Surtout, il faut bien en convenir : le jeu et les sons de Downes sont très passéistes, ce dernier semble continuer à vivre dans un rêve, quand ASIA vendait ses albums par palettes entières.

Howe est clairement celui qui surnage ici. Son toucher reste plaisant, mais il n’y a pas grand-chose à réellement à se mettre sous la dent ni même de quoi qualifier l’ensemble de Rock vu que l’intensité a tendance à se défiler à mesure que l’on avance dans le disque. Les trois titres bonus n’apportent rien de plus vu qu’ils se fondent totalement dans le marasme qui commence à s’installer dès le début du second quart de l’album. "The Quest" est lénifiant, mais ce n’est pas une bonne chose. Parce que son manque de vigueur le handicape sérieusement et que par moments, on arriverait presque à une musique d’ascenseur de grand standing, mais guère plus.

Et encore une fois, on peut avancer que YES vit dans une espèce de tour d’ivoire et qu’il n’est pas prêt d’en redescendre. Même si on note du mieux par rapport au fade "Heaven & Earth", "The Quest" comblera juste les fans en manque de nouvelle musique de la part de leur groupe fétiche, mais ces derniers doivent devenir rares. Cela fait plus de vingt ans que la formation piétine, qu’elle ne parvient plus à se sublimer pour proposer quelque chose de riche, d’aventureux et de tout simplement digne de son passé. Et assister à cette longue agonie devient de plus en plus insupportable.

Il reste donc cette pochette poétique signée Roger Dean, qui vient apporter cette continuité dans l’univers de YES et qui reste l’une des marques de fabrique parmi les plus fiables des Anglais même si l’artiste n’a pas signé toutes les jaquettes. Mais il faut bien en convenir malheureusement : aujourd’hui, c’est bien lui qui livre le travail le plus « emblématique » quant à YES. "The Quest" est un album sauvé par ses deux premiers titres et par quelques passages disséminés tout du long, mais c’est bien insuffisant pour s’assurer la moyenne. À leur niveau, après un demi-siècle de carrière, le groupe ne peut pas se contenter de cela, il doit voir un peu plus loin, quitte à regarder son passé et à accepter qu’il est aujourd’hui révolu.

Note réelle : 1,5/5, poussé à 2.

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   DARK BEAGLE

 
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- Jon Davison (chant, guitare)
- Steve Howe (guitare, chant)
- Billy Sherwood (basse, guitare, claviers)
- Alan White (batterie)
- Geoff Downes (claviers)


1. The Ice Bridge
2. Dare To Know
3. Minus The Man
4. Leave Well Alone
5. The Western Edge
6. Future Memories
7. Music To My Ears
8. A Living Island

1. Sister Sleeping Soul
2. Mystery Tour
3. Damaged World



             



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