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MEFITIS - Offscourings (2021)
Par POSITRON le 24 Mai 2021          Consultée 1534 fois

Une version un peu moche de "Queen II" en guise de pochette, MEFITIS débarque avec une musique peu évidente, qui intéressera une catégorie particulière de nerds et de connaisseurs dont par chance j'estime faire partie. C'est à une dissection que je vous invite dans un grand moment d'onanisme béat à la découverte d'une de mes niches favorites dans le Metal extrême.

MEFITIS – le groupe vient d'Oakland perso je m'en fous mais comme ça vous savez – joue une musique complexe et personnelle dont on peut pourtant retracer le lignage jusqu'à cette époque d'effervescence précédent la séparation définitive entre Mélodeath et Death Metal, le joyau suprême de cette période étant bien évidemment "The Red In The Sky Is Ours", premier et meilleur album d'AT THE GATES et je vous promets qu'un jour je vais réécrire ma kro-x. Presque simultanément s'effectuait un phénomène similaire dans la création du Black Metal, à ceci près que le Black Mélodique n'a presque jamais cessé d'être en contact avec le Black Metal "pur", originel, une certaine frange du Black Symphoniques s'en chargeant pour lui, tant mieux pour eux.

MEFITIS s'inspire ainsi d'AT THE GATES – ou plus tôt "Alf The Gates" car il s'agit essentiellement de la musique d'Alf Svensson – mais aussi de groupes adjacents à ce style ou manifestant des volontés similaires d'introduire une dose d'émotion et de tonalité dans le Death Metal sans retourner vers les clichés du Heavy et du Thrash, tels que le SENTENCED de "North From Here", NECROPHOBIC, The CHASM (très important), une bonne moitié du Death finlandais des 90s mais aussi dans le Black : DAWN, BETHLEHEM, parfois un peu VED BUENS ENDE et puis tout bêtement d'EMPEROR (hé oui, on ne se refait pas). Se faisant, le groupe se forge un style dont la dénomination exacte "Progressive early Melodic Blackened Death Metal" est tellement imbitable que je veux bien comprendre qu'ils aient choisi de l'appeler Dark Metal. Peut-être y a t-il ici une base pour vraiment décider ce que cette étiquette veut dire, je vous laisse en débattre dans les commentaires (non, ne faites pas ça pitié).

Le premier album, "Emberdawn", avait fait grand bruit dans la micro-sphère des gens que cette description intéresse, en signant chez Hessian Firm. Je suis malheureusement doublement passé à côté, d'abord en manquant sa sortie, puis en l'écoutant sans vraiment rentrer dedans – manquement heureusement réparé depuis – tant et si bien que j'ai vraiment découvert le groupe avec l'album dont je vais enfin vous parler réellement aujourd'hui.

La première chose qui m'a frappé dans cet album et avant que je déballe tout mon arsenal pour vous expliquer pourquoi vous devez écouter tous les groupes que j'ai cités jusqu'ici, c'est sa capacité à établir une ambiguïté harmonique unique et singulière au sein des schémas du Metal Extrême. Un nerd dans le fond de classe va me sortir "ouiiiii mais quand tout est chromatique c'est aussi ambigu", alors premièrement : silence, deuxièmement, je ne parle pas juste de te balader de manière evil sur ton manche – pas que j'ai quelque chose contre ça. Toutes proportions gardées, j'ai parfois l'impression d'écouter SCRIABINE et HOLDSWORTH, deux artistes pour lesquels j'ai une immense admiration et qui partageaient cette marque de fabrique d'avoir établi dans leur musique un sens unique de l’ambiguïté harmonique et des manières de la résoudre (ou non, ils font ce qu'ils veulent).

Cette volonté de faire naturellement évoluer les codes du Death et du Black vers un langage unique, réfléchi et différent se retrouve dans tous les aspects de la musique de MEFITIS. Les riffs, les structures, les thèmes, les mélodies, les chœurs, je vais pas vous faire une checklist. La grande force – ou en tout cas une des grandes forces – de cet album est de créer cet univers et cette spécificité sans rendre sa musique impénétrable ou chiante. Même si évidemment ça ne se lance pas aussi facilement qu'un "Show No Mercy", "Offscourings" est bourré de petits moments accrocheurs, de leads intrigants, de guitares clean de-ci de-là et de riffs qui se retiennent, n'oubliant pas avant de se lancer dans ses grands voyages en terre inconnue, d'emmener l'auditeur avec lui. Cette volonté touchante et bien aimable de ne pas nous oublier en route est le dernier clou dans le cercueil des réserves que je pouvais avoir quant à ma certitude que l'on tient entre les mains un grand album, ce qui, vous en conviendrez j'espère, n'est pas la pire des phrases de conclusion.

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- Pendath (batterie, guitares, chœurs)
- Vatha (guitares, basse, chant, chœurs)


1. Wandering The Tideland
2. Meridian Artefact
3. Kosmodrome
4. Castling In Sediment
5. The Witherways
6. Fenshaden Deeps
7. Offscourings
8. Sonstead Blight



             



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