Recherche avancée       Liste groupes



      
HEAVY METAL  |  STUDIO

Commentaires (5)
Metalhit
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 


ALBUMS STUDIO

1979 2 Accept
1980 2 I'M A Rebel
1981 2 Breaker
1982 2 Restless And Wild
1983 3 Balls To The Wall
1985 3 Metal Heart
1986 2 Russian Roulette
1989 1 Eat The Heat
1993 1 Objection Overruled
1994 Death Row
1996 Predator
2010 3 Blood Of The Nations
2012 1 Stalingrad
2014 3 Blind Rage
2017 1 The Rise Of Chaos
2021 Too Mean To Die

ALBUMS LIVE

1990 1 Staying A Life
2017 Restless And Live
 

1979 Accept
1980 I'm A Rebel
1981 Breaker
1982 Restless And Wild
1983 Balls To The Walls
1985 Metal Heart
1986 Russian Roulette
1989 Eat The Heat
1993 Ojection Overruled
1994 Death Row
1996 Predator
2010 Blood Of The Nations
2012 Stalingrad
2014 Blind Rage
2017 The Rise Of Chaos
2021 Too Mean To Die
 

- Style : Existance, Blizzen, Shockmachine, Vatican, Burning Witches, Thomsen, Trance, Saxon, Paragon, Cannon, Titan
- Membre : Grave Digger, Impellitteri, Victory, Ez Livin', Dokken
- Style + Membre : The German Panzer , Udo

ACCEPT - Too Mean To Die (2021)
Par DARK SCHNEIDER le 25 Mars 2021          Consultée 2190 fois

ACCEPT est fidèle à lui même en proposant un nouvel album à la pochette pour le moins offensive et à l'intitulé opiniâtre. Nous revenons donc à un visuel animalier qui nous rappelle le très bon "Blind Rage" de 2014. Bon, le serpent ce n'est pas original pour un groupe de Metal mais ça fait quand même son petit effet. Quoiqu'il en soit, ça accroche bien plus les yeux que l'illustration vide du décevant "The Rise Of Chaos". Il est évident que les chamboulements qu'a connu le groupe ces dernières années ont dû motiver cette mise au point.
Peter Baltes, l'éternel acolyte de Wolf Hoffman, a donc quitté les rangs. Hoffman ne s'était d'ailleurs pas caché sur le fait que Baltes n'avait pas été très enthousiasmé par le projet symphonique de 2017, manifestement ces deux-là étaient arrivés au bout de leur histoire. À vrai dire on aurait pu craindre le pire, car Baltes semblait avoir son mot à dire dans le processus créatif du groupe, il a cependant été remplacé par Martin Motnik qui a mis la patte en terme de composition, apportant donc peut-être le sang neuf qu'il fallait pour redonner de l'oxygène à un groupe un peu moribond. On sera en revanche plus sceptique sur l'intégration d'un troisième guitariste. Certes, il y a chez ACCEPT des parties à trois guitares qui pourront être ainsi reproduites fidèlement en live, mais franchement à quoi bon ? Enfin c'est leur problème, peu importe.

"Too Mean To Die" ne surprend guère, ACCEPT livre un album tout à fait conforme à ce qu'on peut attendre de lui. "Zombie Apocalypse" est un opener des plus classiques, certes assez accrocheur mais quand même très commun (le riff est d'un classicisme absolu comme il en pullule dans le Heavy ou le Death Mélodique). C'est un constat qui est valable pour d'autres titres de l'album, et très vite on fera la part entre le remplissage et le reste. Un "Not My Problem", qui semble être uniquement là pour redonner du punch à l'album n'apporte au final pas grand-chose. Alors même que le groupe ne s'épuise pas à produire un album chargé ras-la-gueule, on constate qu'il ne peut s'empêcher d'y inclure quelques déchets ("Sucks To Be You" notamment). Mais d'un autre côté, si on peut faire les difficiles, il faut avouer qu'il n'y a là rien de vraiment rebutant. Ca s'écoute.

Si ACCEPT ne semble plus trop en mesure de pondre des hymnes Heavy Metal incontestables, le groupe a eu l'intelligence de diversifier un peu son propos pour ainsi nous servir un album aéré et bien construit. Prenons ce "Overnight Sensation", il s'agit sans doute du titre le plus "Hard Rock" de l'ère Tornillo (avec le single isolé "Life's A Bitch"), et franchement que ça fait du bien ce genre de friandise dans leur disco ! Nous avons également droit à une pure ballade avec "The Best Is Yet To Come", celle-ci ne cherchant pas à avoir une dimension épique comme c'est habituellement le cas chez eux. C'est assez osé je dois dire même si le résultat laisse à désirer (on est bien loin du niveau d'un "Winter Dreams") et les paroles sont quand même assez bateau. On citera également "The Undertaker", un morceau très travaillé qui cherche à construire une ambiance pleine de noirceur et d'ironie, c'est pas mal du tout, ACCEPT sait toujours raconter une histoire, de loin le meilleur texte de cet album. "No One's Master" réserve quant à lui de belles passes d'armes guitaristiques.

Toujours aussi amateur de musique classique, Wolf Hoffman nous délivre un "Symphony Of Pain" faisant référence à l'immense Beethoven, et surtout un instrumental final, "Samson And Delilah", inspiré de l'oeuvre du même nom de SAINT-SAËNS, et qui emprunte aussi quelques passages à la fameuse "Symphonie du nouveau Monde" de DVOŘÁK. Ce ne sont certes pas les premiers à le faire, mais quand Hoffman intègre des extraits classiques dans ses compos c'est généralement très bien fait, et ici on n'y déroge pas. D’ailleurs, ça relève de l'évidence, mais son toucher guitaristique est toujours un régal pour les oreilles, et ce malgré la production banale et prévisible de l'inamovible Andy Sneap.

Pour une fois, je ne critiquerai pas ici la performance de Tornillo qui maintient son niveau, malgré l'âge qui avance et le fait qu'il ait vécu en 2020 une des pires tragédies qui puissent être dans la vie d'un homme (le décès de son fils âgé de vingt-six ans), sa pugnacité est tout à son honneur. Quant aux autres, ce sont de parfaits employés pour le patron Hoffman.

ACCEPT nous rassure quelque peu avec ce "Too Mean Too Die" qui est clairement au dessus de "The Rise Of Chaos". Il faut dire qu'avec cette mainmise totale de Wolf Hoffman sur le groupe, on pouvait craindre une baisse de niveau définitive. Ce n'est heureusement pas le cas. Cet album est loin d'être parfait, il contient des redites, du remplissage, mais comporte aussi son lot de bonnes idées qui rendent son écoute finalement assez agréable et surtout donne envie d'y revenir.

A lire aussi en HEAVY METAL par DARK SCHNEIDER :


JUDAS PRIEST
Firepower (2018)
The priest is back... with a vengeance !

(+ 3 kros-express)



RIOT
Restless Breed (1982)
Il faut écouter RIOT !


Marquez et partagez




 
   DARK SCHNEIDER

 
  N/A



- Mark Tornillo (chant)
- Wolf Hoffman (guitare)
- Uwe Lulis (guitare)
- Philip Shouse (guitare)
- Martin Motnik (basse)
- Christopher Williams (batterie)


1. Zombie Apocalypse
2. Too Mean To Die
3. Overnight Sensation
4. No One's Master
5. The Undertaker
6. Sucks To Be You
7. Symphony Of Pain
8. The Best Is Yet To Come
9. How Do We Sleep
10. Not My Problem
11. Samson And Delilah



             



1999 - 2022 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod