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X JAPAN - Vanishing Vision (1988)
Par JEFF KANJI le 16 Novembre 2013          Consultée 2496 fois

On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. C’est sans aucun doute ce qu’ont dû se dire Yoshiki et Toshi au moment d’enregistrer, produire et distribuer leur premier LP ! Si le groupe jouit d’une réputation de plus en plus grande, de nouvelles collaborations à des compilations voyant le jour courant 87, coïncidant avec l’arrivée de Pata puis de hide, il est toujours difficile de promouvoir ce Metal agressif qu’ils produisent depuis maintenant trois ans. Le label monté par Yoshiki grâce à l’aide financière de sa mère, Extasy Records, va réaliser un premier pressage de 10 000 exemplaires dont les 1000 premiers comprendront les paroles de l’album sous forme de comic-book.

X, sûr de son coup, fait exploser les compteurs ! N°1 au classement Oricon et 19ème des charts mainstream japonais, le premier pressage est épuisé en une semaine ! Il faut dire que la formation de Chiba a mis tous les atouts de son côté. On retrouve avec plaisir quelques brûlots Heavy sortis en single au cours des dernières années, "I’ll Kill You" qui apparaît ici dans une version remaniée, moins brute mais toujours aussi corrosive, le groupe ayant trouvé le moyen de l’accélérer encore un peu et de l’agrémenter d’arrangements de guitare et de chœurs plus dans l’esprit de ce "Vanishing Vision" plus mélodique que les précédents méfaits de X. On retrouve aussi l’emblématique "Kurenai" reprise du single dans sa version en anglais bourrine et efficace, pour un des plus gros succès de la bande.

Mais surtout, nous sommes gâtés avec de nouvelles compositions diablement efficaces, que ce soit l’introductif "Dear Loser" qui manifeste bien le retour de Taiji au sein de la formation ou encore "Sadistic Desire" qui définit une deuxième facette de X JAPAN, plus mélodique qui trouvera son aboutissement sur "Jealousy" ; là aussi, encore un tube. Le groupe mise également sur la force d’interprétation de son chanteur Toshi qui est des plus percutants quand il s’agit de vociférer dans sa langue natale. C’est particulièrement vrai sur ce dernier titre ou encore "Vanishing Love" qui commence à montrer le goût de la bande pour les longues joutes musicales pour un titre faisant jeu égal avec "Eagle Fly Free" sorti la même année. "Unfinished..." contient également les germes du futur "Tears" ou de "The Last Song". Avec une bonne moitié de tubes on comprend mieux le succès immédiat rencontré par l’album.

Toutefois, "Vanishing Vision" s’il est novateur et plutôt varié, nimbé d’une atmosphère un peu malsaine voire SM mise en scène à la fois par la pochette suggestive et les ambiances glauques développées dans certains morceaux (le très évocateur "Sadistic Desire" ou encore le dérangeant "Give Me The Pleasure" au pattern de basse irrésistible) n’est pas parfait loin s’en faut. On appréciera les développements un peu timides mais encourageants de "Alive" (avec son introduction au piano d’un Yoshiki visiblement inspiré par la "Moonlight Sonata" de BEETHOVEN) même si le résultat s’avère poussif pour le moment, loin de "Rose Of Pain" qu’il inspire déjà. On retrouve aussi les morceaux moyens à la "Time Trip Loving" ("Phantom Of Guilt") où l’on ne sait pas trop où le groupe souhaite aller produisant un Heavy Metal hybride qui ne sait pas très bien où donner de la tête, un peu comme le HELLOWEEN de l'époque aussi. On penserait presque au premier SATAN JOKERS pour la démarche et en particulier à un morceau comme "Tokyo Geisha" (comme quoi). À l’image du titre malsain qu’il écrit ("Give Me The Pleasure"), hide est tellement emporté par la frénétique allure de la locomotive X JAPAN qu’il tire dans tous les coins avec brio mais sans nous donner les clefs pour comprendre ce qu’il fait ("Phantom Of Guilt"). C’est aussi un peu le problème de l’écart culturel et des harmonies occidentales auxquelles nous sommes habitués. X semble avoir enregistré tous ses titres sous cocaïne (excès dans lequel hide tombera hélas bien vite) ce qui lui confère un potentiel de viol auditif assez poussé !

Nous assistons toutefois à la percée d’une formation talentueuse qui dispose de sacrés atouts avec "Dear Loser", "Sadistic Desire", "I’ll Kill You" et "Kurenai" tous devenus des classiques de la bande (même s’ils feront nettement plus fort sur "Blue Blood"). Même si la formation n’en est pas à ses premiers balbutiements et qu'elle sublimera toutes les facettes de sa musique sur l'opus suivant, nous avons les écueils tout à fait excusables inhérents aux premières sorties. Ceci ne doit pas occulter le talent qui éclot chez ces jeunes Japonais : "Vanishing Vision" sème les graines du monumental "Blue Blood" sorti l’année suivante.

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   JEFF KANJI

 
   CONCERTO MOON
   SPHERIAN

 
   (3 chroniques)



- Yoshiki (batterie, piano, claviers)
- Toshi (chant)
- Hide (guitare)
- Pata (guitare)
- Taiji (basse)


1. Dear Loser
2. Vanishing Love
3. Phantom Of Guilt
4. Sadistic Desire
5. Give Me The Pleasure
6. I'll Kill You
7. Alive
8. Kurenai
9. Unfinished



             



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