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The LIGHTBRINGER OF SWEDEN - Rise Of The Beast (2020)
Par HAPLO le 6 Février 2021          Consultée 1583 fois

"Sous la lumière de la pleine lune,
Une nouvelle bête prend vie,
Et le monde tel que nous le connaissons,
Touche à sa fin.

Une nouvelle créature s'est réveillée,
Un démon tout droit venu de l'enfer,
Qui prend ton âme,
Puis la donne au diable lui-même.

Qui va gagner? Qui perdra cette guerre?
Une chose est sûre,
Le Lightbringer est là pour rester,
Il est là pour conquérir le monde.

Personne ne peut courir, personne ne peut se cacher,
Dans ce nouvel ordre mondial."

Ce texte, lu par une voix sépulcrale et glauque à souhait elle-même ornée de bruitages dignes d’une renaissance d’Outre-tombe, s’avère être la belle entrée en matière que nous proposent les Suédois de The LIGHTBRINGER OF SWEDEN pour ouvrir leur premier album "Rise Of The Beast" paru en juillet 2020 et dont il faut ici bien reconnaître la grande cohérence morbido-folklorique… Ceci avant même avoir écouté les premiers riffs ! Car, aux sonorités cimetièresques d’un écho de crypte au sein de laquelle résonnent les gouttes d’une pluie froide et nocturne, vient s’ajouter une pochette d’album illustrant en plan rapproché un immonde squelette qui émerge de sa tombe dans une gerbe de flammes et narguant le (futur) auditeur d’un sourire morbide, le tout sur un fond de lune boursouflée illuminant un ciel orangé : l’Enfer est sur terre ! Ces éléments sonores et visuels sont ainsi pleinement raccord avec l’histoire qui sous-tend les neuf cartouches en argent pur qui arment "Rise Of The Beast" puisque celle-ci conte le combat mené par le Diable en personne (The Lightbringer) contre les Anges Divins envoyés pour le vaincre et comment il dépêche son plus fidèle serviteur (le bien nommé Skeletor !) dans nos contrées, celui-ci devant récolter un millier d’âmes pour faire basculer la victoire dans le camp de son maître (notre monde devenant à l’occasion son terrain de jeu de prédilection !). Quelle fraîcheur réjouissante : j’adore les métalleux suédois !

Bon, maintenant qu’on a le décors et l’intrigue, parlons un peu de musique !
Et bien cette musique clairement métallique, faite de riffs en béton armé, de rythmiques mittrayantes et de mélodies finement aiguisées, elle est née dans la caboche, pas si mal faite que ça, du guitariste, parolier et producteur occasionnel Lars Eng qui, fort de ses influences guitaristiques affichées telles Tobias Sammet, Kai Hansen ou encore Adrian Smith, va se lancer dans l’écriture de ce duel céleste et surtout dans la composition musicale qui illustrera ce combat. Alors inutile de dire qu’au vu de ces racines musicales et de l’intrigue sus-décrite, on est dans du bon gros Heavy urticant boosté à l’énergie maléfique d’une chasse aux âmes humaines… Cocktail détonnant permettant tous les excès en matière de rythmiques agressives, de tempi cavalcadants, comme de hurlements dans les aigus !
Pour ce dernier aspect, notre ami compositeur recrute d’ailleurs un excellent élément en la personne de Herbie Langhans (AVANTASIA, FIREWIND) dont la voix tant rocailleuse que poncée, sachant allier puissance à un timbre clair et fichtrement à l’aise dans les envolées hurlées, se fond parfaitement dans le décor osbcuro-catacombesque ou encore la hargne d’un Skeletor chassant les humains et leurs âmes. Un poil en retrait sur la première partie des titres, voire avec un chant ponctuellement éclipsé par le véritable mur de guitares que déploient les séides du Lightbringer, l’ami Herbie reprend du poil de la bête pour littéralement exploser sur le trio de fin avec une mention spéciale sur la belle fusée que constitue "Save Us" dont nous reparlerons d’ailleurs…
Est-ce à dire que la première partie de "Rise Of The Beast" est inaudible ? Que les squelettes clopinent maladroitement en semant leurs rotules ? Que nenni : le Metal tapageur et rentre-dedans de The LIGHTBRINGER OF SWEDEN est là, et bien là, avec une mise en bouche sur les chapeaux de roues au tempo élevé et à la rythmique tueuse. Au travers de "Fallen Angels", le combo nordique indique clairement ses racines et ses objectifs en rafalant un Metal glorieux et rythmé au son duquel les fans des années dorées de JUDAS PRIEST risquent même d’écraser une petite larmounette d’émotion ; heureux de retrouver ainsi un son aussi épique et proche du Dieu lui-même.

C’est donc dans la droite lignée des groupes cultes des années 80/90s que nos Suédois cloutés nous livrent cette offrande brûlante aux lignes rythmiques ultra agressives et aux refrains virilement fédérateurs. Les guitares s’y retrouvent logiquement très en avant, constituant un mur sonore compact, offensif et aiguisé à souhait : Jonas Andersson et Lars Eng mènent ainsi cette danse macabre en enchaînant des soli acrobatiques trépidants pour le premier et des riffs ciselés arque-boutés sur une base rythmique survitaminée pour le second. Et même si les titres ne se vautrent pas dans l’originalité la plus totale, nos Metalleux diaboliques sont assez intelligents pour varier pertinemment les plaisirs en intercalant des compos dont les styles diffèrent et évitent ainsi tout risque d’empilement favorable à un début de commencement de lassitude : à l’image de la power-balade "The Beast Inside Me", succédant au premier titre enflammé évoqué plus haut, et elle-même suivie par le mid-tempo "One By One" au profil surprenant (pas de solo !) dont l’ambiance, à l’image de ces passages voix-basse-batterie se distingue vraiment du reste.

Alors, oui, les trois titres médians forment indiscutablement le ventre mou d’un "Rise Of The Beast" par ailleurs très solide… Non qu’ils ne manquent de punch, de voix ou encore de guitares, ces éléments restant généreusement distribués sur l’ensemble de l’opus, mais leur classicisme global ajouté à une certaine similitude (le "Skeletor" est quand même très très proche du "Into The Night" auquel il succède) font que tout en appréciant l’énergie mise en œuvre, on nage ici en eaux (très) connues… au risque de décourager les amateurs de nouvelles saveurs ou de gentilles surprises comme il en existe parmi nous.

Ce petit moment de relâchement est heureusement clôturé par le puissant, rapide, et très efficace "Save Us" qu’un thème mélodique affûté et porté admirablement bien par une rythmique en béton armé rendent séduisant dès les premières notes. Le couplet musclé éclipse ici presque le refrain assez standard, seul point faible d’une morceau par ailleurs parfait. La balade lumineuse "Heaven Has Fallen" puis le finalissime "Shadows Of The Night" referment d’une belle manière ce combat céleste (non non non... Vous ne saurez le nom du vainqueur final qu’une écoutant l’album !) la première forte de son très chouette solo et le second à l’aide de sa grosse rythmique bien pêchue et de son refrain délicieusement catchy.

Album résolument heavy qui déborde de feu, d’énergie et d’acier, "Rise Of The Beast" propose une musique furieuse et entraînante, à l’image du combat et de la chasse qu’elle décrit. Scénariste-compositeur, Lars Eng reste ici volontairement sur des sentiers qu’il connaît et auxquels il rend hommage en tentant d’en extraire le meilleur à l’aide d’un fond narratif finalement aussi assez classique. Faute d’une véritable originalité, d’ailleurs non revendiquée, le combo met en œuvre un Metal solide qui ravira les fans du genre mais laissera peut-être quelques explorateurs, dont je fais partie, sur leur faim.

Dissimulé derrière le trône rouge-sang du Lightbringer qui dirige enfin l’univers connu pour lui infliger le pire de ces nombreux tourments (un virus planétaire par exemple ?), je grave dans la pierre chaude un solide 3/5 pour "Rise Of The Beast" qui possède des qualités indéniables sans pour autant m’avoir complètement et musicalement convaincu… Mince, j’ai spoilé la fin !

- pour la fureur de vivre : "Save Us",
- pour l’intro qui casse tout : "Fallen Angels",
- pour l’ovni maléfique : "One By One".

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   (2 chroniques)



- Herbie Langhans (voix)
- Jonas Andersson (guitare lead)
- Lars Eng (guitares)
- Johan Bergquist (basse)
- Tobbe Jonsson (batterie)


1. The Moon
2. Fallen Angels
3. The Beast Inside Of Me
4. One By One
5. Into The Night
6. Skeletor
7. Lightbringer
8. Save Us
9. Heaven Has Fallen
10. Shadows Of The Night



             



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