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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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2020 Grim
 

- Style : Angel Nation [enkelination], Delain, Dreams Of Sanity, Edenbridge, Nightwish, Xandria
- Style + Membre : Amberian Dawn

DARK SARAH - Grim (2020)
Par DARK BEAGLE le 28 Janvier 2021          Consultée 700 fois

Que faire quand on a bâti son groupe sur un concept et que celui-ci touche à sa fin après quelques albums ? C’est facile, on crée une suite, ou une nouvelle histoire, ça les Italiens de RHAPSODY nous l’ont bien fait comprendre. Pour DARK SARAH, cela aurait pu être un brin compliqué, le nom du groupe étant celui du personnage principal de leur trois premiers opus et que celle-ci – spoiler – meurt à la fin de la trilogie. Changer de patronyme étant très risqué, la formation entame une nouvelle saga mais nous fait comprendre que la protagoniste change et que la petite nouvelle s’appelle Luna. Et est-ce que ça change quelque chose ? Ben pas grand-chose en fait.

Bon, autant le dire tout de suite, DARK SARAH a bloqué son calendrier sur 2006. Au plus tard. Tout ce qui s’est passé après ne semble pas franchement exister, les Finlandais pratiquant un Metal Symphonique sans de trop grosses orchestrations, mais jouant habilement sur tous les clichés du genre. La petite touche d’originalité serait ces claviers qui sonnent parfois de façon Électro, mais à ce niveau, Luca Turilli avait poussé mémé dans les orties sans culotte quand il s’était amusé avec son projet DREAMQUEST (dommage que "Lost Horizons" n’ait jamais connu de suites). Donc là encore, rien de nouveau sous le soleil, surtout que cela devient souvent un palliatif à l’absence d’orchestre.

Bref, DARK SARAH, c’est plutôt convenu dans la forme. Dans le fond, ça devient plus intéressant, vu que le groupe travail autour de concepts à la Hollywood Metal, pour reprendre le terme par lequel fut désigné RHAPSODY jadis. Nous avons droit à une histoire de Dark Fantasy assez classique, pas forcément trop ambitieuse (ce qui n’est pas un mal : se perdre dans ce domaine est tellement facile !), que le groupe mène bien, faisant appel à des invités pour donner la réplique à Heidi Parvieinen, une ancienne d’AMBERIAN DAWN qui est forcément l’attraction principale de l’album.

Cette dernière mène parfaitement bien sa barque et surtout, elle n’abuse pas de l’approche soprano pour épater la galerie, elle utilise un chant clair pour faire progresser l’histoire, et la voix évolue en fonction de la dramatique. Derrière elle, ça joue plutôt bien. Oh, bien entendu, les musiciens ne vont pas nous pondre le riff ultime, mais ils en ont quelques-uns de sympa dans leur besace ; le duel avec le clavier est toutefois reste classique mais pas vain, l’ensemble s’écoute plutôt bien, c’est mignon tout plein, un peu comme un conte aux teintes dark passé à la moulinette Disney, mais le genre de Disney vénère, qui pourrait transformer "Taram et le Chaudron Magique" pour "Bambi".

Les invités en revanche ne sont pas forcément tous logés à la même enseigne. Pardon, je rectifie : tous ne livrent pas forcément une copie très propre. Jasse Jatala s’impose parfaitement sur "Mörk", qui s’avère être également un des meilleurs titres de ce disque. En revanche, la prestation de JP Leppäluoto (RASKASTA JOULUA, HARMAJA) laisse un peu perplexe, on dirait qu’il cherche à imiter la façon de chanter de Marco Hietala sur "The Phantom Of The Opera" au début de "The Wolf And The Maiden", un morceau qui rate le coche à deux reprises. La première fois, avec le fameux JP, la seconde fois… Ben, quand vous voulez placer un loup qui hurle à la fin d’un titre, n’utilisez pas Rex le bon chien à qui vous avez piqué son os. L’effet n’est pas le même.

Aussi, ce disque est assez frustrant. C’est comme si le groupe réfrénait ses idées pour ne pas sortir d’un moule figé depuis près de deux décennies. La formation donne l’impression d’y croire, de croire en tout cas en ce qu’ils font, et quand elle essaie de se sublimer, qu’elle tente des trucs qui sortent de l’ordinaire, elle étouffe toute velléité d’originalité pour ne pas prendre de risques inutiles, alors que c’est peut-être ça qui serait le plus intéressant pour eux. Il y a des capacités qui ne semblent pas exploitées et c’est dommage, cela améliorerait grandement l’ordinaire qui nous est ici proposé, ce Metal Symphonique un chouïa sombre, mais tellement générique. Après quatre albums, ce serait quand même bien d’arriver à se définir une personnalité musicale, pas que conceptuelle.

"Grim", c’est un disque de plus dans un genre qui regorge de clones de NIGHTWISH. Bien sûr, les fans du genre seront aux anges, ils auront l’impression de vivre une véritable cure de jouvence qui les ramènera pas loin de vingt ans en arrière. Hey, il y a des mecs qui font des liftings pour arriver à ce résultat, là ça ne leur coûtera que le prix d’un disque. Pour ceux qui les achètent encore. Les autres, qui espèrent écouter quelque chose de neuf, ou qui cherchent au moins à proposer quelque chose d’inédit en seront pour leurs frais (oui, si ces personnes ont acheté le disque). C’est joli tout plein, mais également un peu vain.

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   DARK BEAGLE

 
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- Heidi Parvieinen (chant)
- Sam-petri Salonen (guitare)
- Erkka Korhonen (guitare)
- Rude Rothstén (basse)
- Thomas Tunkkari (batterie)


1. My Name Is Luna
2. The Chosen One
3. Illuminate
4. Melancholia
5. Iceheart
6. La Folie Verte
7. The Wolf And The Maiden
8. The Hex
9. All Ears !
10. The Devil's Speak
11. Mörk
12. The Dark Throne



             



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