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DEATH METAL  |  STUDIO

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OPETH - Deliverance (2002)
Par MOX le 13 Février 2003          Consultée 11062 fois
L'évolution de la musique d'Opeth se fait en dents de scie, ici noire, là atmosphérique, tantôt violente, tantôt mélodique. Une fois de plus ce nouvel opus des suédois se démarque encore un peu de son prédécesseur, l'excellent Blackwater Park.

Deliverance est en fait le premier album des deux qui sortiront dans un laps de temps assez court. Face à Damnation, Deliverance se veut, selon le leader Akerfeldt, la face violente et purement violente de la musique d'Opeth. Voyons donc de quoi il en retourne. Sachez toutefois que Deliverance a en partie été enregistré dans des conditions déplorables, pendant lesquels Mikael Akerfeldt a failli jeter l'éponge. Et Dieu soit loué il ne l'a pas fait, il nous aurait privé de ça l'inconscient. Deliverance emprunte différentes techniques qu'Opeth a su mettre au point tout au long de sa discographie. On retrouve ainsi avec un réel plaisir des passages lourds à la Orchid, une longueur des morceaux et de l'album n'étant pas sans rappeller celle de Morningrise, ainsi qu'une large touche de violence comme Still Life. Et comme de bien entendu, une large maîtrise du tout comme pour Blackwater Park. Deliverance est effectivement rapide et violent. La multitude de parties dont regorgent les morceaux sont principalement constituées de riffs acérés et toujours torturés, mais avec une approche beaucoup plus "death" et beaucoup plus dépouillée, si vous voyez ce que je veux dire.

Tout est dans le son en fait, car Deliverance se fait également terriblement progressif, les morceaux en sont presque linéaires. Toutefois il s'agit toujours d'Opeth et de ses changements de rythme brutaux et de la merveilleuse polyvalence entre parties agressives-parties acoustiques et chant guttural-chant mélodique, mais le tout paraît finalement moins décousu que ce qu'a pu nous proposer Opeth auparavant. Opeth vient ici de privilégier, comme Mikael le disait, un aspect plus violent: les intros sont presque toutes instantanément aggressives, les conclusions rythmées et répétitives et entre ça des baisses de rythme (sans aucune connotation péjorative), des solos et des accélérations de toute beauté pour un résultat très mélodieux. Et puis tout devient un réel plaisir à écouter: un son excellent ponctué de différents sons de guitares, une batterie générant des blast-beats à profusion et un chant qui désormais maîtrise une voix parfois plus stridente.

Un seul morceau me ferait entièrement mentir: A Fair Judgement, calme et avec une prépondérance acoustique, est une grand morceau tout en émotion se terminant sur une note de lourdeur et de lenteur. Mais dans tous les cas le son reste puissant, toujours pour mettre en valeur cette légère évolution vers le "simple" death progressif. Il reste l'éternel petit morceau entièrement acoustique, mais je crois qu'il ne sera plus désormais nécessaire d'en parler: c'est toujours superbe, c'est toujours 2 minutes et ça enlève l'effet de surprise que de vous dire qu'il est toujours là.

A quoi bon changer radicalement de style? Opeth touille sa marmite de sons et en sort à chaque album une louchée un peu plus différente du reste. Ils gardent les mêmes bases, expriment une créativité toujours aussi foisonnante et intéressante, et c'est seulement la manière d'agencer, de finaliser et de retoucher qui varie. Et c'est largement suffisant pour ne pas réitérer exactement les exploits des anciens opus.
En attendant Damnation réjouissez-vous, Opeth n'a pas faibli.




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   (2 chroniques)



- Mikael Akerfeldt (chant,guitare)
- Peter Lindgren (guitare)
- Martin Lopez (batterie)
- Martin Mendez (basse)


1. Wreath
2. Deliverance
3. A Fair Judgement
4. For Absent Friends
5. Master's Apprentices
6. By The Pain I See In Others



             



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