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ANATHEMA - The Silent Enigma (1995)
Par POSSOPO le 4 Octobre 2009          Consultée 7094 fois

Un podium dont le choix des élus ne souffre guère de contestation. PARADISE LOST, MY DYING BRIDE, ANATHEMA classés dans le top 3 des meilleurs groupes de Doom / Death par 99% des auditeurs Metal.
Et pour cause incontestable, principalement historique. Je ne retracerai pas ici les grandes lignes de la naissance d'un sous-genre aujourd'hui perdu, Albion, Peaceville, tout le monde pourra trouver les informations partout et n'importe où. Il est tellement plus intéressant de s'attarder sur le cas "The Silent Enigma", le moins unanime des chefs-d'œuvre engendrés par les trois ténors du style. Un chef-d'œuvre étiqueté ainsi par facilité, par volonté d'éviter toute fâcherie, par goût du consensus. Un chef-d'œuvre qui se fait ronger les pieds par les rares outsiders du genre (KATATONIA et son parfaitement réussi "Brave Murder Day" pour ne citer que le meilleur).

Reprenons les faits. Entre les chiffres de vente des boys d'Halifax et la sinistre orthodoxie des autres boys d'Halifax, les gamins de Liverpool semblent pâtir d'un véritable manque de muscle. On les prend moins au sérieux, on se dit souvent que leur deuxième partie de carrière est plus convaincante, on se demande presque s'il ne faudrait pas gentiment les prier de quitter ce podium qui sent bon le formole et ne révèle en rien, faute d'autres compétiteurs sérieux (KATATONIA est parti trop tard et n'est pas suffisamment anglais pour y prétendre), l'excellence de nos médaillés.

Pourquoi ?
Moins de rage, moins de caractère, un goût prononcé pour la trainaille et la dégoulinade. ANATHEMA, ce n'est pas très sérieux.
Autre point noir, "The Silent Enigma" aura été choisi par défaut sans qu'on en comprenne toutes les raisons. Il faut être trois sur un podium sinon ce n'est plus vraiment un podium.

Car cet album n'est finalement qu'un témoin, un passeur de relais. Darren White parti, l'un des deux frères Cavanagh reprend le micro et les potards tournent encore un peu plus vers la gauche. Des lambeaux death, un doom gonflé à l'hélium qui ne touche plus le plancher des vaches et hésite encore à monter haut dans la stratosphère, des morceaux d'anthologie et des minutes qui s'écoulent à n'en plus finir, un opus à la croisée des chemins et des talents.

Souligner la perfection de "Restless Oblivion" et "A Dying Wish", classiques des classiques, mettre le doigt sur l'étirement incroyable de plusieurs plages d'une exceptionnelle platitude. On tend l'oreille, on analyse et on comprend l'évidence. Bout de course Doom / Death, premiers éclairs de génie rock mélancolique bien balancé. "Restless Oblivion", "A Dying Wish", deux prodiges qui préfigurent l'avenir radieux d'ANATHEMA, celui d'"Alternative 4" au sein duquel, épurés de l'apparat caverneux et distordu qui leur permet de conserver leur statut Metal, ils auraient prétendu à une place de choix. Autour d'eux, des idées au compte-goutte, des riffs qui n'en sont pas et qui se répandent jusqu'à tomber au-delà de l'horizon, des gratouillis de guitares et des ploc ploc de basse nous berçant d'un ennui gris-brun synonyme de perte de temps, des claviers cache-misère, des interludes encombrants. Et tout de même quelques moments de gloire tragique comme "Shroud Of Frost" et "The Silent Enigma", toujours partisans du lambinatoire mais riches d'une dramatique qui fait mouche.
"The Silent Enigma", du très bien, du pas bien et du très bien dans le pas bien.
"The Silent Enigma", le moins bon des chefs-d'œuvre du Metal qui peine même à soutenir la comparaison avec un prédécesseur n'atteignant pas les même sommets mais qui évite les larges essoufflements d'un artiste à la direction bancale.

Reste une possibilité si on désire tomber en pamoison devant cette enfilade désagrégée de compositions d'une cohésion douteuse et d'une longueur condamnable, se souvenir de FIELDS OF THE NEPHILIM. Un lien flagrant, paralysant, aussi inamovible que celui qui unit PARADISE LOST à son maître à penser d'une époque, SISTERS OF MERCY.
"The Silent Enigma", version biceps d'"Elizium" comme "Icon" ou Draconian Times" singent à merveille l'excellence de "First, Last And Always" en les parant d'un manteau très nineties.

Dans ce cas et dans ce cas seulement, l'opus récoltera toutes les louanges. A condition de faire mine d'oublier les défauts de FIELDS OF THE NEPHILIM, les mêmes que ceux de… On tourne en rond.

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- Vincent Cavanagh (chant, guitare)
- Daniel "danny" Cavanagh (guitare)
- Duncan Patterson (basse, claviers)
- John Douglas (batterie)


1. Restless Oblivion
2. Shroud Of Frost
3. ...alone
4. Sunset Of The Age
5. Nocturnal Emission
6. Cerulean Twilight
7. The Silent Enigma
8. A Dying Wish
9. Black Orchid



             



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