Recherche avancée       Liste groupes



      
DEATH METAL  |  STUDIO

Commentaires (2)
Lexique death metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Membre : Anal Trump
 

 Myspace Du Groupe (251)

CATTLE DECAPITATION - Death Atlas (2019)
Par ANIMA le 5 Janvier 2020          Consultée 1115 fois

Aujourd’hui, CATTLE DECAPITATION est devenu un groupe important dans la scène Death Metal actuelle, aussi bien par sa popularité que par ses thématiques engagées. Bien sûr il n’y a pas que la posture qui a joué dans l’ascension du groupe. Il y a derrière un travail sérieux et des albums d’une qualité exemplaire ainsi qu’une réelle personnalité qui en ressort. C’est donc en étant au top de sa popularité et après avoir énormément tourné un peu partout dans le monde depuis la sortie de "The Anthropocene Extinction" que le groupe nous sort "Death Atlas".

Je profite de ce deuxième paragraphe pour décrire rapidement le style de CATTLE DECAPITATION pour ceux n’ayant jamais écouté. Le groupe joue à la base un Death Grind très efficace et qui se plaît à créer des structures imprévisibles mêlant avec brio mid-tempo lourdaud et groovy et accélérations furieuses, le tout en faisant preuve d’une capacité d’accroche phénoménale à tous les instants. De plus, les musiciens sont tous des bêtes et maîtrisent incroyablement bien leurs instruments, et Travis Ryan, le chanteur, est probablement un des plus impressionnants du Metal Extrême.

Malheureusement, et ce après plusieurs écoutes attentives, je ne peux m’empêcher d’être quelque peu déçu par ce nouvel album. Alors certes, ça reste du bon CATTLE DECAPITATION. Les musiciens sont restés hyper carrés et arrivent toujours à enchaîner les plans aussi techniques qu’accrocheurs sans que l’auditeur ne s’ennuie, Travis Ryan reste lui aussi un chanteur absolument fabuleux qui fait à peu près ce qu’il veut avec sa voix (d’ailleurs, son chant est le principal point fort de l’album) et la production est massive bien comme il faut. Mais les faits sont là, l’album n’arrive pas à se hisser au rang de ses grands frères.

Première chose à noter, l’aspect Grind de la musique de CATTLE DECAPITATION, qui prenait de moins en moins de place depuis "The Harvest Floor", a fini par s’évacuer au profit d’une influence Black Metal. En soit, ce n’est pas un reproche, le groupe évolue et les passages Black qu’offrait "The Anthropocene Extinction" étaient vraiment bons, mais là, j’ai l’impression d’entendre des riffs pas aussi percutants qu’a l’accoutumée mais surtout beaucoup trop insignifiants pour vraiment bons. Et c’est surtout ça mon problème, beaucoup trop de moments (quand ce n’est pas un morceau complet comme "Be Still Our Bleeding Hearts") sont au final trop quelconques pour qu’ils puissent vraiment marquer. Et vraiment, la première partie de l’album est juste trop banale pour du CATTLE DECAPITATION. C’est linéaire, dénué de surprise, rendu un poil poussif à cause d'une intro et d'un interlude qui apportent pas grand chose et il faut attendre "Bring Back the Plague" pour enfin avoir quelque chose d’intéressant.

Parce qu’une fois arrivé à ce morceau, l’album décolle vraiment et offre de belles choses. On retrouve enfin l’efficacité monstrueuse du groupe avec "Bring Back the Plague" et "Absolute Destitute" qui sont certes assez convenues mais qui renouent avec cette patte CATTLE DECAPITATION qui aime jouer avec une variété de plans. Et puis après on se prend la (trop) courte "Finish Them" dans la face pour une efficacité brise-nuque avec lourdeur et groove qui renvoient vers le passé du groupe (enchaînez la piste avec "Tooth Enamel and Concrete" de l’album "The Harvest Floor" si vous voulez vous amuser) et laisse la place à "With All Disrespect" qui s’ouvre sur un riff typé Black Metal véloce et impitoyable qui détonne vraiment avec les autres de par une mélodie bien plus mise en avant et prenante.

Et enfin que dire de la fin de l’album si ce n’est qu’elle est purement fabuleuse. "Time’s Cruel Curtain" nous prend aux tripes et nous fait enfin ressentir le monde réduit en cendres que le groupe a l'habitude de nous dépeindre et Travis nous crache tout son désespoir avec son chant plaintif si particulier. Un petit interlude (le moins pire de l'album) pour introduire le morceau éponyme et on finit avec un gros pavé magistral de neuf minutes. Là on se perd totalement dans l’ambiance instaurée par "Time’s Cruel Curtain" et on finit sur de longue notes lourdes et emplies de désespoir pendant que résonne pour la première fois chez CATTLE DECAPITATION du chant clair accompagné par des chœurs lointains et fantomatiques et même quelques vocalises féminines, symboles d’un monde qui ne sera plus.

Quel dommage que ce "Death Atlas" soit handicapé par son long démarrage en pilote automatique et par ses quelques interludes qui hachent beaucoup trop le rythme de l’album (on s’en tape quand même trois, plus le petit morceau d’introduction). Car sorti de ces morceaux certes corrects mais d’une linéarité et d’un manque de surprise des plus fâcheux, CATTLE DECAPITATION reste fidèle à ses standards de qualité et envoie certains de ses meilleurs titres à ce jour (vraiment cette fin d’album est excellente et s’élève au niveau d’un "Kingdom Of Tyrants"). J’espère sincèrement que par la suite, ils sauront se reprendre et éviter que le prochain album ne soit que du pilotage automatique.

A lire aussi en DEATH METAL par ANIMA :


DAYUM
Dark Souls (2017)
You died




DAYUM
Ghost Of Sparta (2019)
This is Sparta !


Marquez et partagez




 
   ANIMA

 
  N/A



- Travis Ryan (chant)
- Josh Elmore (guitare)
- Belisario Dimuzio (guitare)
- Olivier Pinard (basse)
- David Mcgraw (batterie)


1. Anthropogenic: End Transmission
2. The Geocide
3. Be Still Our Bleeding Hearts
4. Vulturous
5. The Great Dying
6. One Day Closer To The End Of The World
7. Bring Back The Plague
8. Absolute Destitute
9. The Great Dying Ii
10. Finish Them
11. With All Disrespect
12. Time's Cruel Curtain
13. The Unerasable Past
14. Death Atlas



             



1999 - 2020 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod