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LUNAR SHADOW - The Smokeless Fires (2019)
Par VOLTHORD le 11 Novembre 2019          Consultée 1868 fois

Sans encore trop pouvoir verbaliser ce qui a bien pu m’arriver aux premières écoutes de "The Smokeless Fires" (sauter de ma chaise, enfiler mon casque et arrêter toute activité perturbant la bonne écoute de cette lumière tombée du ciel comme un obus allemand dans mes fondamentaux) , je peux déjà utiliser quelques exclamations fastoches : ça déboîte, une perle de mélodie, ça excelle dans son art, ultime coup de trompettes… Blahblahblah. Mais comme avec le true Heavy je ne suis pas vraiment dans mon élément, je vais quand même éviter de paraître cheap.

Pour mieux comprendre, il faut sans doute commencer par la fin : s’enfiler "Headless Hawks" en entier. La pièce la plus incroyable de l’album et l’un des trucs les plus providentiels qui soit arrivé à l’année 2019. On a ici un WARLORD aux rythmiques musclées, des riffs multicouches que partageraient autant DISSECTION que DARK TRANQUILLITY. Dans ce titre long et bourré de variations, on y trouve un groupe qui a prêté serment au Heavy Metal, avec une dévotion qu’il faut applaudir, une approche du riff et du solo sacralisée. On l’entend emprunter au Metal Extrême sa dynamique rythmique et par résonance dans le travail des guitares. La tradition est respectée, l’identité se crée à un degré d’alchimie plus subtile, où la pierre reste reconnaissable mais ses teintes semblent furieusement nouvelles… Bref, moins superficiel qu’une simple hybridation de genre comme on en a l’habitude entre Heavy et Black Metal (un peu ce que serait ATLANTEAN KODEX au Doom).

En surface, et par certains de ses titres plus Power Metal ("Catch Fire", "Laurelindorenan"), LUNAR SHADOW a les allures de celui qui fait un peu comme les autres, dignes descendants d’une attitude "trve" aux allures épiques et mélodiques. Comme WARLORD en son temps (qui lui aussi, à sa découverte, m’avait fait bondir de ma chaise et oublier tout le reste), ou d’autres plus récents comme VISIGOTH ou ETERNAL CHAMPION, il ne paraît pas difficile de replacer LUNAR SHADOW dans ce mouvement "revival" familier qui semble chaque année fourmiller de surprises. LUNAR SHADOW mise sur de nombreuses aérations, interludes et variations subtiles pour étirer ses idées organiquement (là aussi, ATLANTEAN KODEX vient en tête).
C’est ce qui fera toute la différence entre cet opus et le plus traditionnel premier opus du groupe "Far From Light".

De ce point de point de vue, après la déferlante de riffs de "Catch Fire", entrée en matière sans temps mort, on passera de légers zephyrs nostalgiques à des bourrasques sur l’incroyable "Conajohara No More", montagnes russes entre l’épique et le sensible. Cette sensibilité passera alors par ce "Roses", agréable clin d’oeil à la tradition gothique, dans un bain d’arpèges et un refrain presque pop. À ce moment-là LUNAR SHADOW rejoint l’autre surprise de 2019, IDLE HANDS. Il y file un romantisme que continuera à coudre "Pretend", passage obligé de la ballade - il faut toujours un "Still Loving You", même dans une partie de Donjons & Dragons anachronique. Le reste semble baigner dans une tradition Heavy peut être plus attendue, même si on pourra difficilement lui retirer un réel sens du refrain (notamment avec ses "backings" qui agissent en écho davantage qu’en renforcement) : le peut-être longuet "Red Nails (For The Pillar Of Death)" utilisera un blast presque apaisé comme support d’un refrain incantatoire.

Au fond, LUNAR SHADOW avec ses couleurs de renouveau éphémères et ses codes nostalgiques d’un Heavy Metal teinté d’imaginaire héroïque et magique a bien sa place dans une setlist automnale. Pour une fois que je ne me morfonds pas sur du Doom romantique ou du Folk acoustique pendant cette période, il doit bien y avoir quelque part cette aura mélancolique chez LUNAR SHADOW. Si le "ventre creux" de l’album ("Pretend", "Laurelindórenan", "Red Nails (For The Pillar Of Death)") abaissera le niveau atteint par ses trois titres d’intro et son incroyable conclusion, "The Smokeless Fire", pris globalement, est varié, addictif et solide. Ce sera ces titres en deçà du reste autant qu’un chant parfois maladroit (une partie du charme de l’album également, malgré tout !) qui le garderont de la note maximale, mais il est clair qu’il fait partie des sorties à découvrir (quel que soit vos genres de prédilection), et un must-have pour tous les trve fans des groupes cités précédemment.

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   VOLTHORD

 
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- S. Hamacher (basse)
- J. Zehner (batterie)
- Max (guitare)
- K. Hamacher (guitare)
- Robert Röttig (chant)


1. Catch Fire
2. Conajohara No More
3. Roses
4. Pretend
5. Laurelindórenan
6. Red Nails (for The Pillar Of Death)
7. Hawk Of The Hills



             



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