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DAYUM - Dark Souls (2017)
Par ANIMA le 7 Septembre 2019          Consultée 494 fois

Ah Dark Souls, quand j’entends ce nom je ne peux m’empêcher de frissonner tant j’ai passé des journées entières à arpenter les terres hostiles de cette série de jeux vidéos absolument fabuleuse. Je ne suis clairement pas le seul à avoir été bouleversé par son ambiance incroyable tant son influence se ressent dans le monde du jeu vidéo moderne, mais aussi, et là ça nous intéresse directement, dans le monde de la musique. Donc ouais, dans le Metal il y en a eu des formations qui se sont inspirées de la saga d’Hidetaka Miyazaki aussi bien dans le Heavy Épique que dans le Black Atmo. Mais du côté de DAYUM dont le premier album est entièrement dédié au jeu, c’est le Deathcore qui est choisi. Autant dire que ce choix peut surprendre vu l’éloignement entre l’imagerie classique du Deathcore et Dark Souls. Mais trêve de blabla, voyons voir ce que l’album a dans le ventre.

Dès l’intro "Lordran" on sent que cet album sera différent de ce qu’on imagine d’un album de Deathcore. On se laisse facilement prendre par cette introduction sobre qui installe une ambiance à la fois majestueuse et inquiétante. Cette ambiance est directement balayée par le morceau suivant, "Artorias", qui nous en met plein la tronche dès le début : riff ultra agressif, alternance entre growl et chant hurlé, refrain incroyablement épique sur fond de guitare en trémolo picking. Ce morceau est une tuerie est résume plutôt bien ce que va être la suite de l’album : un Deathcore guerrier et intense.

Si l’album se veut intense du début à la fin, DAYUM n’hésite pas à proposer des petites pauses tout au long de l’album en intégrant quelques passages orchestraux (l’outro de "Artorias", le break au clavecin de "Seath", l’intro de "Dark Souls"…) ainsi que deux morceaux instrumentaux qui jouent énormément sur l’alternance de passages calmes et plus agressifs. Et pour ce qui est de l’aspect guerrier on le retrouve vraiment partout tant dans les riffs de guitare d’une efficacité redoutable (ces guitares syncopées sur "Siegmeyer Of Catarina" et "Solaire", un délice), les refrains qui ont pour but d’être hurlés en chœur et surtout ces solos de guitares incroyablement mélodiques et qui arrivent à transmettre un feeling vraiment prenant. On notera aussi l’utilisation ponctuelle de claviers qui renforcent les ambiances avec pertinence.

Là où j’ai aussi trouvé l’album réussi, c’est dans sa manière d’interpréter Dark Souls à la sauce Deathcore. L’idée étant de rattacher chaque morceau à un lieu ou un personnage du jeu, et à aucun moment j’ai l’impression d’entendre quelque chose de complètement hors-sujet. Par exemple, les morceaux "Manus" et "Ornstein & Smaugh", les boss les plus infernaux du jeu, sont les morceaux les plus lourds et intenses de l’album alors qu’à côté, un "Solaire" ou un "Siegmeyer Of Catarina" sont bien plus nuancés et auront droit à quelques moments de bravoure épiques et grisants.

Et que dire alors des deux morceaux instrumentaux (hormis l’intro) de l’album, "Blighttown" et "Gwyn" ? La première est un trip de sept minutes proprement hallucinant dans les tréfonds de cette ville située dans un égout où guitares et claviers se mélangent à merveille. Et pour la seconde, elle se construit autour du morceau original du jeu présent pendant le combat contre Gwyn, boss final, qui véhicule un sentiment de tristesse résignée prenant aux tripes.

Le seul défaut vraiment notable que je trouve à cet album est sa durée qui atteint presque l’heure. Étant donné que la majorité des compos se base sur des structures très similaires, l’album peut sembler tirer en longueur surtout sur des morceaux de deuxième partie comme "Catacombs" ou "Lost Izalith" qui n’arrivent pas à se hisser au niveau des autres titres par manque d’un quelque chose qui les ferait vraiment sortir du lot.

Alors voilà, que vous soyez fan de Dark Souls, ou pas, DAYUM offre avec son premier album un Deathcore convaincant et prenant qui arrive à sortir du lot de par sa proposition assez originale pour le genre. Et petite précision pour les mordus de Lore, les paroles, même si elles ne sont pas trop recherchées sont totalement en adéquation avec le Lore de Dark Souls (et vu la complexité pour le comprendre dans le jeu, chapeau à eux).

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- Thomas Fèanis (basse)
- Julius Kössler (guitare)
- Christian Hübel (chant)


1. Lordran
2. Artorias
3. Seath
4. Siegmeyer Of Catarina
5. Blighttown
6. Dark Souls
7. Manus
8. Big Hat Logan
9. Catacombs
10. Solaire
11. Ornstein & Smough
12. Lost Izalith
13. Gwyn



             



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