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TORA TORA - Bastards Of Beale (2019)
Par FREDOUILLE le 25 Avril 2019          Consultée 708 fois

Après JUNKYARD l’an dernier ou encore GALACTIC COWBOYS dans un autre registre, voici donc maintenant le come-back de vieux briscards : celui de TORA TORA. Des Américains qui rappelez-vous nous avaient enchantés en 1992 avec ce "Wild America", splendide et classieuse galette de Hard Rock racé et puissant contenant des singles de qualité tels "Amnesia" ou encore "Faith Healer". Du tout bon d’autant que ce second opus faisait déjà suite à un premier album très prometteur, "Surprise Attack" (classé 47 au Billboard 200), davantage Hard Rock dans l’âme, moins calibré aussi mais avec des titres là aussi de belle facture à l’image de "Love’s A Bitch" et de "Guilty", là aussi un single par excellence.

En 1994, un troisième opus "Revolution Day" aurait du voir le jour. Il n’en sera malheureusement rien à cause d’un label en complète restructuration et surtout d’un Hard Rock en totale perte de vitesse à l’époque (la vague Grunge faisant des ravages). Le groupe de Memphis sera donc en hibernation pour une très longue durée. Jusqu’en 2008 où le line-up original s’est à nouveau réuni pour de nouvelles performances scéniques et pour le vingtième anniversaire du groupe. Des disques d'inédits sortiront dans la foulée, "Bombs Away" et "Miss B. Haven" (2009) respectivement constitués de chutes studio de "Surprise Attack" et de "Wild America", et "Revolution Day" (2011) constitué des sessions d'enregistrement de 1994. C’est en 2017, que le label Frontiers Records a demandé au groupe de fournir du nouveau matériel et donc d’enregistrer un nouvel album. Ce nouvel opus, "Bastards Of Beale" arrive donc en ce début d’année 2019 soit vingt-sept ans environ après "Wild America". Autant dire une éternité.

C’est donc avec une certaine impatience que j’attendais ce nouvel effort au vu surtout de la haute qualité musicale du groupe déjà déployée par le passé sur ses deux premiers disques. L’espoir fait vivre n'est-il pas ? On imaginait aisément un disque faisant revivre la magie de "Wild America", ce Hard Rock sauvage, racé, raffiné avec ces touches Bluesy du plus bel effet. Il n’en est malheureusement rien car il semblerait que TORA TORA ait pris comme un gros coup de vieux tant ce "Bastards Of Beale" ne se hisse décidément pas au niveau de "Wild America" ou tout simplement de "Surprise Attack" dont il se rapproche davantage car très Hard Rock lui aussi avec des guitares sleaze et des touches Bluesy.

De toute évidence, le groupe américain a perdu de sa superbe au vu du contenu de "Bastards Of Beale". Que tout cela manque de dynamisme, de pêche et est bien loin des heures glorieuses du groupe ! On y trouve en effet des titres un peu fadasses je dois dire loin des hymnes puissants tels que "Wild America", et endiablés à l'image de "Cold Fever" ou de "City Of Kings". Des compositions mi-figue mi-raisin donc, où il ne se passe décidément pas grand-chose. Des compositions ultra classiques, up-tempo la plupart du temps, pas déplaisantes bien évidemment mais qui manquent de toute évidence d’inspiration ("Let Us Be One", "All Good Things"). Même la ballade de l’album, "Lights Up The River" avec quelques passages acoustiques est loin d’être géniale, le combo américain ayant fait là aussi dans ce registre, bien mieux par le passé ("Nowhere To Go But Down").

Il faut dire que la production « maison » de l’album laisse vraiment à désirer et n'arrange pas les affaires du skeud. Le son bien que clair est un peu léger et manque sensiblement de coffre, de puissance et de profondeur. Au moins cela a le mérite de rendre la musique du groupe plus authentique, plus « roots » en quelque sorte et également de mettre en avant le chant d’Anthony Corder qui excellait sur "Wild America". Le souci c’est qu’Anthony Corder a également pris quelques années dans la vue niveau vocalises. Même si celles-ci ne sonnent pas fausses (elles sont même plutôt à leur avantage comme sur le remuant "Rose Of Jericho" - Anthony garde quand même quelques beaux restes -), elles ont tendance quand même à manquer là aussi d’agressivité, de chaleur et malheureusement aussi de dynamisme. Et on a même la désagréable impression qu’Anthony Corder est comme un poil enrhumé (flagrant sur "Giants Fall").

Bien sûr, tout n’est pas à jeter sur cet opus, on sauvera quand même des compositions un peu plus remuantes à l’image de ce "Bastards Of Beale" et de ce "Sons Of Zebedee" très JUNKYARD-iens dans l’âme avec ces guitares sleazy et agrémentées de quelques bons soli traditionnels, Keith Douglas n'ayant pas perdu la main. Des titres qui sont en tout cas suffisamment accrocheurs pour vous faire taper du pied. Le Hard Rock bluesy déployé par TORA TORA est quand même bien sympathoche, limite pépère aussi à l’image de "Giants Fall" ou de "Everbright" un tantinet patauds on en conviendra. On retiendra davantage le très réussi et entraînant "Silence The Sirens" davantage travaillé et construit, un des meilleurs titres de l’opus pour ma part, ainsi que le coté bluesy de "Son Of A Prodigal Son" qui ne manque décidément pas de charme et dont les sonorités rappelleront pour le coup l’époque de "Wild America".

Malheureusement, c'est un peu mince pour nous faire oublier "Wild America" ou encore "Surprise Attack". Vu le potentiel de ce combo j'avoue que je m'attendais quand même à beaucoup mieux. Maintenant ce n'est pas non plus la catastrophe, le groupe conserve sa patte malgré tout, son identité mais globalement ça manque quand même de fraîcheur et de vitalité, la faute aussi il faut bien le dire à une production moyenne et au chant d'Anthony Corder un brin en dedans je trouve. Malgré tout, "Bastards Of Beale", bien que trop classique, reste un disque plaisant et sympathique à écouter. Vivement donc la suite ! Elle pourrait arriver plus vite qu'on ne le croit maintenant que TORA TORA est signé chez Frontiers ! J'ai encore bon espoir que TORA TORA fasse mieux à l'avenir.


Note : 2,5/5 arrondi à 2/5 (parce que moins bon que "Surprise Attack").


Morceaux préférés: "Son Of A Prodigal Son", "Silence The Sirens", "Sons Of Zebedee", "Rose Of Jericho".

La curiosité : l'instrumental "Vertigo".

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   FREDOUILLE

 
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- Anthony Corder (chant)
- Keith Douglas (guitare)
- Patrick Francis (basse)
- John Patterson (batterie)


1. Sons Of Zebedee
2. Giants Fall
3. Everbright
4. Silence The Sirens
5. Son Of A Prodigal Son
6. Lights Up The River
7. Let Us Be One
8. All Good Things
9. Rose Of Jericho
10. Vertigo
11. Bastards Of Beale



             



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