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POST-GRUNGE EXPéRIMENTAL  |  STUDIO

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SILVERCHAIR - Diorama (2002)
Par METALINGUS le 7 Avril 2019          Consultée 517 fois

"Neon Ballroom" avait apporté une véritable décharge électrique au sein de l’entourage de SILVERCHAIR, chamboulant le style du groupe, les téléportant vers un terrain plus expérimental, s’éloignant du Grunge typique et hyper stéréotypé "à la NIRVANA" des premiers jours. En d’autres mots, les Australiens s’étaient trouvé une véritable identité. Le résultat était un parfait mélange entre l’ancien et le nouveau : un Grunge empreint de touche Indus. Quelques années ont passé, et avec la venue de "Diorama", la transformation est désormais complète. Les Australiens ont terminé leurs mues, arrachant par la même occasion leurs chaînes qu’ils avaient commencé à briser quelques années auparavant. Désormais, l’époque Grunge stéréotypée semble bien loin.

Il est donc logique, ami lecteur, qu’il faille une ouverture d’esprit obligatoire à l’écoute de l’album car la chute sera facilement brutale. Si Johns a commencé l’écriture de l’album de la même façon qu’à l’habitude, il a rapidement jeté ses compositions aux oubliettes, prétextant une trop grande ressemblance avec les écrits précédents (dommage, j’aurais bien voulu jeter un coup d’oreille sur cette musique). C’est alors que le chanteur/guitariste tombe accidentellement sur un piano, et c’est à ce moment que débute l’écriture de "Diorama" : c’est avec cet instrument qu’il composera la majorité des titres. Vous comprendrez donc que le son est complètement différent, et l’aura globale également : l’atmosphère se veut positive, claire, légère. À des années-lumière du Grunge quoi. S’il fallait que je qualifie précisément la musique, je dirais qu’il s’agit de "Post-Grunge expérimental" : piano, orchestre, guitare « Pedal Steel », synthé, plusieurs instruments sont amenés en studio afin d’enregistrer leurs partitions.

Comme Johns le dit lui-même, c’est un album que l’on aime ou que l’on déteste. Point. En parcourant pour une dernière fois les morceaux, je peux dire qu’il a globalement raison. Pour ma part, c’est un album que je n’aime pas particulièrement, lui préférant "Neon Ballroom" et son compromis musical. Malheureusement, Johns se décrit maintenant comme un artiste, non comme un musicien, ne voulant pas se fermer aux idées nouvelles et aux expérimentations.

Le résultat donc, se révèle via des titres globalement bien composés, bien amenés. Beaucoup de surprises, de douceurs, de légèreté. Paradoxalement, la musique est juste assez complexe pour ne pas tomber dans la facilité ou dans la catégorie du "radio friendly" : SILVERCHAIR n’a pas vendu son âme au diable pour avoir accès à la popularité. Non, ici il est question d’intégrité musicale : les gars ont fait ce qu’ils voulaient, tout simplement. Dommage que le résultat soit trop "gentil" pour moi. Je ne serai pas le seul à tourner le dos aux gars puisque les ventes seront réduites.

Quelques mois plus tard, un deuxième problème tombera sur la tête (ou plutôt les doigts) du leader : une douleur nommée arthrite. Après plusieurs années à vivre avec l’anorexie, voilà que Johns a de la difficulté à jouer de la guitare. La tournée supportant l’album sera donc écourtée afin que le leader soit soigné. Bien que les fans s’attendent à un retour en force, l’annonce en sera une complètement différente : le groupe sera mis en pause. La raison est simple : les gars ont commencé le groupe dès l’âge de treize ans. Après une décennie à parcourir le monde, ils veulent simplement s’éloigner un peu et découvrir de nouveaux horizons. Le retour se fera quelques années plus tard avec "Young Modern".

Morceau préféré : "Too Much Of Not Enough".

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- Daniel Johns (chant,guitare,synthé)
- Chris Joannou (basse)
- Ben Gillies (batterie)


1. Across The Night
2. The Greatest View
3. Without You
4. World Upon Your Shoulders
5. One Way Mule
6. Tuna In The Brine
7. Too Much Of Not Enough
8. Luv Your Life
9. The Lever
10. My Favourite Thing
11. After All These Years



             



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