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DORO - Forever Warriors - Forever United (2018)
Par GEGERS le 19 Février 2019          Consultée 1983 fois

"Nous nous tapons des albums pourris pour que vous n’ayez pas à le faire". C’est le slogan de NIME. Si si, là, en tout petit, juste sous le bandeau-titre du site web. Bon, ce n’est peut-être pas encore acté, mais ce slogan mériterait d’être choisi. Ce nouveau DORO, ne l’écoutez pas. Vraiment, il est mauvais. Si en plus vous êtes fans de l’abnégation et du talent de Doro Pesch, alors passez votre chemin, vous vous rendrez service. Franchement, même si le précédent album de la chanteuse date de 2012, à qui veut-elle faire croire qu’elle a accumulé suffisamment de matériel pour proposer un double-album de 25 pistes ? À l’heure ou le format album semble supplanté par le format chanson et le "buzz" hypothétique d’un clip publié sur YouTube, cela pourrait avoir du sens, à la seule et unique condition que la qualité des compositions soit au rendez-vous. Et de ce côté, on frôle le zéro pointé.

La recherche artistique est inexistante. Alors que sur les précédentes réalisations de la chanteuse l’auditeur savait faire preuve d’indulgence pour apprécier son Hard Rock quelque peu fatigué, mais toujours plein de fougue et d'envie, la coupe est pleine. Sur "Forever Warriors - Forever United" un mot, un riff, une note peuvent devenir un morceau. Prenez "Bastardos". Il y a de l’énergie, oui c’est sûr, le Hard Rock de DORO se fait rapide et furieux, mais le morceau reste une purge. Les guitares, notamment la lead, sonnent faiblardes, le mixage est inégal et l'on entend finalement que cette réverb affreuse placée sur le chant inutilement criard de la chanteuse, rien de plus. Non seulement le résultat est mauvais, mais en plus il est désagréable à l’oreille.

En fait, et c’est malheureux, jamais l’auditeur n’a ressenti un tel malaise à l’écoute d’un album de DORO. La Lorelei du Hard Rock a bien entendu proposé son lot de titres médiocres durant sa carrière, mais elle franchit ici un nouveau cap. Dans la galerie des horreurs nous trouvons notamment "If I Can’t Have You", titre Hard Rock mid-tempo qui traite du sujet de la possession dans le couple, et voit intervenir Johan Hegg, chanteur d’AMON AMARTH. On voit fort bien où l’artiste veut en venir avec cette collaboration, désireuse d’instiller une ambiance sombre et douce à la fois, désireuse d’installer une sorte de malaise, à l’image de celui qui règne parfois au sein de ces couples construits sur la jalousie. Mais le malaise que l'on ressent est réel, tant les interventions de Johan Hegg semblent hors de propos et placées comme un cheveu sur la soupe sur ce titre fait de bric et de broc. Rarement un morceau de DORO aura sonné autant "amateur" et déconstruit.

Si on s’amuse à schématiser, on peut constater que l’album propose une alternance entre titres Hard Rock bas du front, mal mixés, aux paroles risibles, et ballades niaises et indigentes, loin si loin de la beauté pure de "Für Immer" ou "Warrior Soul", pour puiser dans le répertoire plus récent de l’artiste. Lorsque DORO ne s’autoplagie pas ("Turn It Up", c’est "Burn It Up" en moins bien), elle propose des refrains sympathiques ("Blood, Sweat And Rock’N’Roll") se voulant fédérateurs, mais surtout dénués d’intérêt et de sens. Un solo de saxophone sur "Backstage To Heaven" ? Voici une bonne idée, mais en échange il faudra se fader "Don’t Break My Heart Again", qui se voudrait une version actualisée de "Metal Tango" (mais qui n’est qu’une pâle copie), "Resistance", morceau sympathique et doté de chœurs virils sur lequel, c’est une constante, on n’entend pas la guitare lead, ou encore "Fight Through The Fire" et son gros riff musclé qui ne va nulle part. "Metal Is My Alcohol", qui clôture l’album, se veut certainement un hommage à Lemmy, proposant des intonations Punk Rock enfantines, mais le morceau reste mollasson, et semble composé à la va-vite, sans aucune envie de proposer un titre un tant soit peu intéressant.

Évoquons les ballades. Vraiment ? Oui, car elles sont nombreuses. Quelques-unes valent la peine, c’est à noter : "Black Ballad", avec ses violons et violoncelles, est réussie, elle hante l’auditeur et rappelle les ballades des années 90. "Bring My Hero Back Home Again" est également un bon moment. Bien que sans grande envergure, le morceau est doté d’intonations Folk sympathiques, qui évoquent le morceau "1999" (sur "Warrior Soul"). "Lift Me Up" est néanmoins la plus convaincante, une superbe power-ballad dotée d’un refrain de très grande classe, qui permet d’entendre toute la tendresse et la délicatesse de la chanteuse. Le reste alterne entre le médiocre et le ridicule. "Soldier of Metal", une ballade indigente dotée d’une rythmique martiale. "When Love’s Gone To Hell", ballade sombre aux riffs plaqués, aurait pu être intéressante, mais une nouvelle fois les guitares sont sous-mixées. "Lost In The Ozone" se fait une power-ballade lénifiante, dotée d’un solo de basse. Et la palme revient à "Caruso", célèbre chanson italienne que DORO interprète sans le coffre ni l’accent nécessaires.

Le constat est douloureux autant qu’accablant. Avec une telle carrière derrière elle, comment DORO a-t-elle pu perdre tout discernement au point de laisser paraître ce double-album sans queue ni tête, Rock sans jamais vraiment l’être, doté d’un son inadmissible et sur lequel les prestations vocales de la chanteuse son tout sauf chatoyantes ? Doté d’une fausse énergie, cet album désespérant se révèle au final d’une grande tristesse. La tristesse de voir que DORO a perdu la flamme.

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- Doro Pesch (chant)
- Luca Princiotta (guitare)
- Bas Maas (guitare)
- Nick Douglas (basse)
- Johnny Dee (batterie)


- forever Warriors
1. All For Metal
2. Bastardos
3. If I Can’t Have You – No One Will
4. Soldier Of Metal
5. Turn It Up
6. Blood, Sweat And Rock ‘n’ Roll
7. Don’t Break My Heart Again
8. Love’s Gone To Hell
9. Freunde Fürs Leben
10. Backstage To Heaven
11. Be Strong (bonus)
12. Black Ballad (bonus)
13. Bring My Hero Back Home Again (bonus)

- forever United
1. Resistance
2. Lift Me Up
3. Heartbroken
4. It Cuts So Deep
5. Love Is A Sin
6. Living Life To The Fullest
7. 1000 Years
8. Fight Through The Fire
9. Lost In The Ozone
10. Caruso (bonus)
11. Tra Como E Coriovallum (bonus)
12. Metal Is My Alcohol (bonus)



             



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