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1973 Queen
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1974 Queen Ii
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1975 A Night At The Opera
1976 A Day At The Races
1977 News Of The World
1978 Jazz
1979 Live Killers
1980 The Game
  Flash Gordon
1982 Queen On Fire - Live At ...
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1984 The Works
1986 A Kind Of Magic
  Live At Wembley Stadium
1989 The Miracle
1991 Innuendo
1995 Made In Heaven
2002 The Queen Symphony - Tol...
2005 Return Of The Champions
  Killer Queen : A Tribute...
2008 The Cosmos Rocks
2009 Live In Ukraine
2014 Live At The Rainbow '74
2015 A Night At The Odeon
 

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QUEEN - Deep Cuts (2011)
Par JEFF KANJI le 19 Décembre 2018          Consultée 937 fois

Quand en 2011 QUEEN a décidé de réhabiliter son précieux catalogue en signant chez Island (filiale d'Universal), quittant ainsi EMI après des décennies de bons et loyaux services (le groupe était chez eux depuis ses débuts), on s'est dit que l'on allait enfin avoir droit à des éditions cd dignes de la qualité de sa musique. J'en profite pour tordre le cou à une légende qui s'est propagée à l'arrivée du cd ; non le vinyle ne sonne pas "mieux" que le cd, et offre surtout des possibilités plus limitées, et les producteurs de l'époque devaient ainsi jouer avec des limites physiques différentes d'aujourd'hui. Pourquoi par exemple croyez-vous que le son de grosse caisse de "British Steel" est si aigu ? Ou que le grognement de la Fender Precision bass a eu autant de succès ? En revanche ce qui était vrai à l'avènement du cd, c'est que la bande-passante du format numérique était moins importante que celle du vinyle… Ce qui faisait qu'en transférant des enregistrements analogiques sur CD on prenait le risque de perdre une petite partie du haut et du bas du spectre. Donc, dans l'absolu oui, votre vinyle de CINDERELLA de 1986 pouvait sonner mieux que son premier transfert CD, ce qui a sans doute été pendant longtemps le cas des albums de QUEEN de la période 73-84 (à partir de "A Kind Of Magic, les albums sortent sous les deux formats).

Mais la technologie a drastiquement évolué depuis, certains logiciels parvenant désormais à émuler les réactions physiques des acétates avec un réalisme bluffant. Les batteries Metal colossales de nos jours n'auraient jamais pu trouver leur place sur vinyle. J'ai eu une fois l'occasion d'écouter le "A Night At The Opera" (coïncidence ?) de BLIND GUARDIAN sur platine… C'était un merdier sans nom. Déjà que sur cd, on peut parfois s'interroger mais là… Aujourd'hui donc, au moment où le vinyle est redevenu tendance (et il sonne différemment des vinyles de vos parents, mais il est aussi un peu moins fragile), non, le cd ne sonne pas moins bien que le vinyle, la tendance s'est même carrément inversée, beaucoup de productions ne faisant pas l'effort d'un mastering particulier, ce qui induit le risque d'avoir un vinyle masterisé comme un cd, les limites physiques refaisant leur apparition. Et on observera par ailleurs que c'est moins problématique dans l'autre sens, surtout en prenant en compte le fait que 90% de la production est numérique de nos jours.

Voilà, après ce préambule Positron-esque, j'en viens au fait : la remasterisation et la ressortie du back-catalogue de QUEEN pour ses quarante ans fut un cadeau pour toute une nouvelle génération qui allait avoir la chance de découvrir le génie de la légende anglaise, qui a eu le bon goût de proposer deux éditions de ses albums, l'une renfermant des prises alternatives et des faces B jusque-là uniquement disponibles sur 45-Tours ou sur les répliques des trois coffrets "The Singles Collection" devenus rares et onéreux. Mon seul regret, que le groupe et Universal n'aient pas réédité ces disques en digipack, ce qui fait que je n'ai acquis que très peu de ces nouvelles éditions (au contraire de mon camarade Dark Beagle qui a craqué son PEL). Cependant, déjà, l'édition des vingt-cinq ans de "A Night At The Opera" m'avait bluffé tant j'ai pu apprécier beaucoup mieux le travail minutieux effectué par les Anglais en 1975, qui allait bien au-delà des digitally remastered de 1994.

Alors "Deep Cuts" qu'est ce que c'est ? Une initiative de Roger Taylor et Brian May, assisté de Taylor Hawkins (batteur des FOO FIGHTERS et l'un des plus grands fans de QUEEN de la planète), qui ont choisi de proposer, en complément de la ressortie des cinq premiers albums du groupe, une compilation de morceaux choisis, qui loin de la pléthore de compilations sorties sous le nom de la Reine, s'attarde sur des titres bien souvent totalement inconnus du grand public, et qui met en avant le superbe travail de rénovation opéré sur les bandes.

Alors certes le fan connaît tous ces titres par cœur, mais il n'empêche que je piègerais volontiers quiconque dit aimer QUEEN avec ce "Deep Cuts" pour le voir, hébété, prendre les baffes que j'ai prises à la découverte de "The Millionaire Waltz" ou "The March Of The Black Queen" au hasard. D'autant que plusieurs titres, à l'époque, s'enchaînaient, des titres comme "Ogre Battle" n'ayant pas leur fin propre. Ainsi le gong massif qui le conclue vient ouvrir "Deep Cuts" avec le panache et la pompe caractéristiques du QUEEN de la première époque.

N'obéissant à aucune règle d'équité entre les albums, "Deep Cuts" présente quatorze titres géniaux, parfois curieux, mais il faut se dire que ça aurait pu être pire ! (j'imagine bien un "Good Company" bien fun remplacé par un "The Fairy Feller's Master Stroke" sans problème par exemple), présentant un panorama finalement bien plus fidèle que n'importe quel "Greatest Hits" de ce qu'était QUEEN dans la première moitié des seventies ; une formation barrée, qui prenait un malin plaisir à casser les codes d'un Hard Rock pourtant roi, peu de styles, d'arrangements et de mélodies résistant à la virtuosité, et (on ne le dit pas assez) l'intelligence de son écriture. Alors certes, si vous possédez les albums du groupe remasterisés, "Deep Cuts" a un intérêt limité, à l'heure où l'on fait soi-même ses propres playlists, mais personnellement j'aime bien être confronté à la vision des autres, en particulier à la sensibilité de ses géniteurs. Je préfère ainsi souvent les compilations dont la tracklist est établie par les artistes plutôt que par les fans, car ce sont des clefs qui nous sont données pour comprendre la vision globale et l'essence de leur art, souvent effacées au profit des hits.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Freddie Mercury (chant, chœurs, piano)
- Brian May (guitare, chant sur 5,6,8,10,12, chœurs, ukulélé, cloche)
- Roger Taylor (batterie, percussion, chant sur 4,5,9,13, guitare sur 9)
- John Deacon (basse, guitare acoustique)


1. Ogre Battle
2. Stone Cold Crazy
3. My Fairy King
4. I'm In Love With My Car
5. Keep Yourself Alive
6. Long Away
7. The Millionaire Waltz
8. '39
9. Tenement Funster
10. Flick Of The Wrist
11. Lily Of The Valley
12. Good Company
13. The March Of The Black Queen
14. In The Lap Of The Gods… Revisited



             



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