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ELEGY - Lost (1995)
Par METAL le 30 Août 2018          Consultée 302 fois

Après un "Supremacy" fort prometteur mais ayant fait un petit flop (suite à une promotion bâclée de la part du label), la formation d'Eindhoven ne se laisse pas abattre et retourne immédiatement en studio pour nous proposer, à peine un an plus tard, une œuvre qui divise encore aujourd'hui : album de la consécration pour certains ou disque d'un manque d'intérêt flagrant pour d'autres, il ne laissera pas beaucoup de place au consensus. Et pour tout vous avouer, en démarrant la rédaction de ce papier, je me situais du côté de ceux qui trouvaient le troisième rejeton de la famille ELEGY insipide et sans saveur... Mais ce n'est plus aussi simple que ça à présent.

Pour commencer, argumentons un peu et essayons de ne pas être trop tranché pour ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain car quand une œuvre divise, c'est qu'il y a souvent quelque chose à en tirer. Déjà, ELEGY évolue ici dans un style plutôt Power Mélodique à base d'un duo de guitaristes appliqué, d'un clavier omniprésent et d'un chanteur haut-perché. Ces deux derniers points seront d'ailleurs à la base de mon avis négatif avec, comme sur les deux premiers disques, un Eduard Hovinga agaçant, puis l'arrivée d'un claviériste officiel (Gerrit Hager) qui va rendre la musique d'ELEGY très riche, trop riche même, en atmosphères et ambiances, rendant l'ensemble un peu trop bourratif.

Ensuite, arrive enfin de façon significative le côté plus "Progressif" du groupe qui fera un peu plus tard sa (petite) renommée. Ces relents Prog seront surtout présents via des atmosphères trop marquées et pompeuses ainsi que des compositions plus étoffées bien qu'un peu tapageuses ("Live It Again" avec ses violons synthétiques et un Hovinga très emphatique, suinte une légère dose de suffisance pour oser nous proposer un titre si pédant, sans pour autant se rendre compte qu'il est inintéressant).

En fait, ce disque se doit d'être écouté attentivement afin d'y déceler finesses et mélodies. De prime abord ça semble pataud, lourd et bourratif, mais en s'y penchant un minimum on y trouve son compte. Bannissez donc les écoutes distraites car l'album n'est si pas mauvais qu'il pourrait en avoir l'air tant il est aisé de ne pas ressentir grand chose durant les 48 minutes du disque... Notons tout de même que ce "Lost" se termine plutôt positivement avec trois des meilleures compos : "Spirits" avec sa belle intro et son ambiance glauque (plutôt réussie, cette fois), "Crossed The Line" revenant agréablement aux bases posées sur l'album "Labyrinth Of Dreams" et la très bonne surprise Speed Metal de "Spanish Inquisition" avec toujours cette petite touche néo-classique pas désagréable quand elle reste minoritaire.

Car c'est là la grande complexité de ce "Lost" : en apprécier les bons moments tout en appréhendant les ternes et quelconques. De plus, comme je le disais dans mon récent édito (*), je fais maintenant en sorte de garder une partie de mon ressenti des premières écoutes. Donc comme il m'a fallu un minimum d'une dizaine d'allers/retours sur la platine pour y déceler ses relatives richesses et pire, si au bout de trois écoutes j'avais juste envie de le jeter par la fenêtre, c'est qu'intrinsèquement cet album n'est pas suffisamment abouti à mon goût (malgré qu'un certain temps d'assimilation lui donne raison).

Alors après un premier album plutôt vilain et un deuxième clairement encourageant, dire que "Lost" représente une déception est quand même un doux euphémisme pour les rares personnes s'intéressant au groupe batave. Le disque ayant tout de même suffisamment bien vendu à sa sortie, une tournée en première partie d'Yngwie MALMSTEEN était même sur les tablettes mais, coup de théâtre, Hovinga se voyant peut-être trop beau, quitta le groupe pour tenter sa chance en solo... Ce sera évidement un échec cuisant et il rejoindra rapidement la formation danoise de PRIME TIME ainsi qu'un anonymat qui sied mieux à son talent (actuellement il évolue en tant que chanteur et guitariste chez MOTHER OF SIN, modeste formation néerlandaise qui propose grosso-modo du... ELEGY).
Bref, ce départ aurait pu sonner le glas pour ELEGY mais c'était pourtant la meilleure chose qui pouvait leur arriver...

Note : 2/5 (3/5 si on est patient).

(*) Les Visages de la Critique : Le chroniqueur est maso (20 mai 2018).

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- Eduard Hovinga (chant)
- Martin Helmantel (basse)
- Henk Van Der Laars (guitares)
- Gilbert Pot (guitares)
- Dirk Bruinenberg (batterie)
- Gerrit Hager (claviers)


1. Lost
2. Everything
3. Clean Up Your Act
4. Always With You
5. Under Gods Naked Eye
6. 1998 (the Prophecy)
7. Spirits
8. Crossed The Line
9. Live It Again
10. Spanish Inquisition



             



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