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HARD ROCK  |  STUDIO

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- Style : Ac/dc, Aerosmith, Yld, Ratt, Quiet Riot, Slade
 

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KIX - Kix (1981)
Par DARK BEAGLE le 19 Avril 2018          Consultée 625 fois

KIX, c’est l’exemple-type du groupe qui n’a pas eu de chance. Pas plus mauvais qu’un autre (ni forcément meilleur d’ailleurs), il propose un Hard Rock tout ce qu’il y a de plus énervé, qui s’écoute avec beaucoup de plaisir quand on aime le genre RATT ou AC/DC. Bien que ces deux exemples soient au final réducteurs pour définir ce qu’est KIX sur ce premier album, ils sont loin d’être dénués de sens. KIX, c’est le Rock sous la forme de l’entertainment le plus simple qui soit : direct, accrocheur, qui donne forcément envie de taper du pied, voire de bouger son popotin pour les plus enthousiastes d’entre nous.

Formé dans la seconde moitié des années 70, le groupe changera quelques fois de nom pour finalement opter pour KIX, qui est également le patronyme d’une marque de céréales américaine. La formation se fait connaître grâce à la scène, son domaine de prédilection, où ils jouent principalement des reprises de AC/DC, LED ZEP’ ou encore AEROSMITH, jusqu’à ce qu’ils soient remarqués et approchés par le label Atlantic Records. Commence alors l’aventure d’un premier album, sous la houlette de Tom Allom, qui avait signé le terrible "British Steel" de JUDAS PRIEST l’année précédente. Excusez du peu.

Les musiciens vont alors complètement se donner sur ce disque éponyme, pour le plus grand bonheur de ceux qui en ont fait l’acquisition (ou qui sont en train d’écouter le truc sur internet, de toute manière l’album a très peu vendu, un de plus ou un de moins…). "Kix", c’est un concentré d’énergie, une accumulation de gentilles petites mandales pour l’auditeur. C’est direct, sans fioriture, avec des chœurs facilement mémorisables. Une approche on ne peut plus simple de la musique, qui ne s’attarde que sur les fondamentaux du genre. Et pourquoi hercher à proposer plus, quand on peut très bien s'exprimer sans détour ?

Si Steve Whiteman est un frontman génial, une espèce de Vince Neil sans le look pétasse et avec une plus grande maîtrise du chant, c’est surtout le bassiste Donnie Purnell qui montre la direction à suivre. Principal compositeur du groupe, il se montre très éclectique dans son écriture, flirtant avec le Heavy Metal par moments ("Atomic Bombs", qui aurait tout à fait eu sa place sur un album d’un groupe anglais du début des années 80 avec son urgence et son rythme trépidant), sachant se montrer plus léger dans l’approche ("Heartache"), capable de placer des chœurs d’une efficacité redoutable ("Poison"). C'est lui qui dicte la marche à suivre et derrière lui, le groupe répond présent.

Musicalement, on retrouve effectivement un côté AC/DC né du côté très binaire des riffs, mais ce serait un brin réducteur de n’assimiler KIX qu’à un sous-AC/DC. Nous sommes en 1981, une époque propice aux melting-pots musicaux. Nous trouvons également des touches de SLADE dans la musique de KIX, à travers cette capacité de proposer des morceaux trépidants, qui se retiennent facilement, avec un chanteur à la voix éraillée juste ce qu’il faut pour ne pas être insupportable. Et, étrangement, la rythmique de "Love At The First Sight" m’a toujours fait songer à du CLASH, notamment au niveau du refrain.

À travers les neuf titres qui composent cette galette, KIX n’est pas forcément des plus originaux, mais il mène bien sa barque. Ce disque contient également leur hymne "Yeah, Yeah, Yeah", un incontournable des concerts du groupe, un mid-tempo saignant écrit dans l’optique du live, où Whiteman n’a plus qu’à faire son office de frontman pour se mettre le public dans la poche. D’ailleurs, là se trouve la malédiction du groupe, petit vendeur d’albums, mais capable de séduire n’importe qui lors des concerts, même parmi les plus hermétiques au style…

Ce premier album, qui se range bien volontiers entre le "Too Fast For Love" de MÖTLEY CRÜE et le "Out Of The Cellar" de RATT, est une décharge électrique continue, absolument jouissive, malgré son manque d’originalité, son côté parfois un peu inégal ("The Itch", plus anecdotique). Frondeur et direct, il nous montre un jeune groupe qui a saisi sa chance et qui ne s’est pas laissé dépasser par les enjeux d’un premier album. C’est fluide, c’est concis, ça cogne fort, c’est du Rock’N’Roll comme on l’aime en somme. Et rien que pour ça, ce disque mérite bien que l’on se penche sur lui.

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   DARK BEAGLE

 
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- Steve Whiteman (chant)
- Ronnie (10/10 younkins)
- Brian Forsythe (guitare)
- Donnie Purnell (basse)
- Jimmy (chocolate chalfant)


1. Atomic Bombs
2. Love At The First Sight
3. Heartache
4. Poison
5. The Itch
6. Kix Are For Kids
7. Contrary Mary
8. The Kid
9. Yeah, Yeah, Yeah



             



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