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2010 A Way Away
2014 Shine
 

- Style : The Dark Element , Edenbridge, Evanescence, Nightwish, Xandria

INDICA - A Way Away (2010)
Par DARK BEAGLE le 20 Février 2018          Consultée 1281 fois

INDICA, ça vous dit forcément quelque chose si vous avez assisté à des concerts de NIGHTWISH durant la tournée assurant la promotion de "Dark Passion Play" en 2009. Les filles jouaient avant PAIN et à ce moment, le chant était en finnois. Ce qui, assurément, ferme quelques portes même si cela confère forcément un certain charme. Pourtant, en Finlande, elles jouissent d’une sacrée popularité, avec un disque de platine à la clé, ce qui n’est pas rien. Jusqu’alors distribuées par Sony BMG, elles ne parvenaient pas à franchir les frontières et il faudra attendre un deal avec Nuclear Blast pour qu’enfin elles puissent s’exporter.

Bien sûr, la présence d’INDICA peut paraître bizarre au sein du catalogue de Nuclear Blast. Les filles jouent plus de la Pop, musclée certes, que du Metal, malgré les fulgurances symphoniques de bon aloi. Mais il faut rappeler que ces jeunes femmes sont un peu les protégées de Tuomas Holopainen (NIGHTWISH), qui avait produit et procédé à certains arrangements sur leur album "Valoissa" datant de 2008, donc forcément, cela offre quelques opportunités. De là à dire que c’est abusé, il y a un pas que je ne franchirai pas.

"A Way Away", premier opus à voir le jour chez Nuclear Blast donc, offre une petite particularité : il est chanté entièrement en anglais. Et il ne s’agit pas vraiment d’un véritable album, dans le sens où il contient d’anciens morceaux réenregistrés dans la langue de Churchill. Encore une fois, le disque est produit par Tuomas Holopainen, qui va marquer les compositions de sa patte, cela s’entend parfaitement sur les passages les plus symphoniques. Et il ne nous reste donc plus qu’à franchir la porte que les demoiselles dissimulent en partie sur la jaquette pour pénétrer dans leur univers.

Musicalement, INDICA n’a pas inventé grand-chose. Le groupe joue une musique finalement assez borderline, toujours en équilibre instable, un pied d’abord dans une Pop gentiment acidulée, puis ensuite dans un Metal Symphonique relativement soft, mais de plutôt bonne facture, trouvant sa puissance dans des arrangements bien foutus (en même temps, Tuomas oblige serai-je tenté de dire). La voix de Jonsu (qui assure également le violon) n’est pas désagréable, même s’il faut un petit temps d’adaptation, elle possède une tessiture un peu particulière, mais qui apporte un charme indéniable aux compositions. En revanche, n’attendez pas un chant lyrique, ce n’est pas le propos ici, et quelque part, ce n’est pas plus mal. Cela leur permet de ne pas s’enfermer dans un carcan et d’explorer d’autres voies, de se faire plaisir sans perdre l’auditeur.

L’ombre de Tuomas plane donc sur ce disque. Il faut dire que "As If" ressemble à une chute de "Once" tant on retrouve certains gimmicks propres à NIGHTWISH, ce clavier virevoltant prenant le dessus sur une guitare qui n’est pas en reste pourtant, avec un sens de l’épique qui n’a rien à envier à une BO de film. Très certainement l’une des bombes de ce disque, ce "As If". "Straight And Arrow" a des accents bien plus Pop, mais son refrain se montre imparable et se veut très entêtant. Difficile de se le sortir de la tête après l’avoir écouté. Les deux premiers morceaux, "Islands Of Light" et "Precious Dark" se veulent également très accrocheurs, notamment la seconde, où l’on peut se délecter de ce violon virevoltant qui apporte une chaleur des plus agréables. Dans des domaines plus « Grand Public », "In Passing" est une très bonne pioche même si elle fera grincer les dents de certains tant c’est sucré.

Le problème avec ce disque, c’est qu’il se montre un brin trop versatile. On a vite l’impression de sauter du coq à l’âne en permanence. On passe allègrement d’un morceau symphonique à une petite série de ballades pour se heurter à quelque chose de plus virulent dans la foulée, sans qu’il n’y ait une ligne directrice, ce qui laisse une petite impression de vide. Non pas artistique, mais finalement, ce n’est qu’une succession de chansons, certes assez différentes l’une de l’autre, mais qui ne font pas montre d’une grande unité au final. Certes, cela s’écoute sans déplaisir, même si on regrettera un nombre un peu trop important de ballades au détriment de choses qui bougent un peu plus.

Heureusement, il reste des mélodies pas toujours faciles ("A Way Away" et sa montée en puissance qui éclaire complètement un morceau qui aurait pu être bien fade sans), des passages où la saturation fait très plaisir à entendre ("As If") et une interprétation des plus correctes, qui font que l’on ne s’ennuie pas au final, même si plusieurs écoutes peuvent s’avérer nécessaires pour pleinement rentrer dedans. INDICA ne se laisse pas apprivoiser aussi facilement.

"A Way Away" permet donc à la formation finlandaise de se faire connaître en-dehors de ces frontières. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un album bâtard, composé de réenregistrements principalement, le tout en langue anglaise. Les belles n’ont cependant pas à en rougir, les fans du genre seront comblés et fermeront les yeux sur les aspects les plus softs et inoffensifs de ce disque. Il est d’autant plus appréciable que "Shine", l’opus suivant, ne sera malheureusement pas du même tonneau…

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- Jonsu (chant, violon)
- Jenny (guitare, chant)
- Heini (basse, chant)
- Laura (batterie, chant)
- Sirkku (claviers, chant)


1. Island Of Light
2. Precious Dark
3. Children Of Frost
4. Lilja's Lament
5. In Passing
6. Scissor Paper Rock
7. A Way Away
8. As If
9. Straight And Arrow
10. Eerie Eden



             



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