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- Style : The Ruins Of Beverast

TCHORNOBOG - Tchornobog (2017)
Par MEFISTO le 12 Octobre 2017          Consultée 535 fois

À 22 ans seulement, l'Ukrainien de naissance devenu américain Markov Soroka possède une feuille de route déjà bien poinçonnée.

Œuvrant pratiquement toujours en solo dans ses recherches musicales, son approche ressemble légèrement à celle du maître à penser derrière la légende The RUINS OF BEVERAST. Alexander Von Meilenwald a enregistré son premier album avec TROB, "Unlock The Shrine", à 26 ans, et son chef-d'œuvre absolu deux ans plus tard. Avant, il agissait comme batteur dans différents projets depuis ses 17 ans, notamment avec le groupe culte de Black allemand NAGELFAR. Bref, il s'est fait les dents, comme Soroka.

Sauf que… Même si TCHORNOBOG s'avère puissant et fascinant, il n'a pas (encore) la grosseur de couilles et de muscles nécessaire pour prétendre au titre de surdoué ou de génie précoce, surtout dans ce style tellement ardu à mater qu'est le Black/Doom.

J'ai l'impression que Markov a éludé les étapes du baptême et de la direction artistique de sa nouvelle créature, ce qui peut en partie être prouvé en matant la pochette de l'éponyme. Abstrait. Couillu. Bizarre. Et ce n'est pas du côté des lyrics qu'on se réconfortera outre mesure. Les premiers mots que vocifère le jeune artiste sont évocateurs :

Perpetually disemboweling, self-devouring beast of primordial desolation...
Have you a single orifice from which you have not vomited?!


Je ne sais pas pour vous, mais ma quête, mon analyse, de la personnalité de TCHORNOBOG s'arrête là. La musique risque de mieux m'orienter dans ce dédale de 64 minutes divisées en quatre pièces… Eh ben… À la réflexion, même après plus de dix écoutes, difficile d'être fixé. Pourquoi ? "Tchornobog" est tantôt accrocheur, tantôt ennuyeux, de sorte qu'il s'écoute facilement d'une oreille inattentive. Excellente musique extrême de fond, qui ne réussit pas à capter l'attention entièrement. Trop long, trop intello, sans être trop intense, l'album se mord la queue et s'auto-digère devant notre regard peu surpris.

Ceci étant, il y a de sacrés bons moments sur cette galette et non, je ne pointe pas la lancinante "Non-Existence's Warmth", sur laquelle Soroka essaie d'implanter des émotions dans son "Tchornobog" de vomissures. Le hic, c'est que la pièce est si interminable qu'on en oublie que le mix piano-saxo s'invitant parfois dans le lot sonne bien. En tout cas, si le but était de trancher avec les trois autres obus, c'est réussi… Bref, concentrez-vous plutôt sur le trio restant, car c'est bien là que le poison s'infiltre efficacement.

Toutefois, si Markov avait pu diviser ses morceaux-fleuve, ça nous aurait permis de mieux goûter à sa médecine. Je n'ai jamais été hyper fan de ce genre d'album, de la part d'un nouveau groupe, dont le format intimidant impose une masturbation mentale à l'auditeur. "Tchornobog" aurait définitivement été mieux servi par des plages plus courtes, ce qui n'aurait rien changé au résultat final. Rien. Au lieu de ça, on navigue entre les rythmiques contraires, comme chez TROB, que ce soit les énigmatiques passages ambiancés, les grooves mid-tempo empruntés à un Sludge funéraire et à un Doom mystérieux, ou les décharges délirantes faisant couler le sang en rivières.

Or, les atmosphères crades et infernales coulant dans les veines de ce molosse à trois gueules prédominent. On croit aussi entendre quelques inspirations cosmiques dans ce fatras, d'où ressort un chant foutrement balèze qui ne fait pas tache avec les notes qu'il sublime. Et ces notes, on les trouve éparpillées ; la seconde moitié soutenue de "Here, At The Disposition Of Time", le milieu super contagieux de "Hallucinatory Black Breath Of Possession" et la majorité des trouvailles sur l'étonnante "The Vomiting Tchornobog", sont furibondes et montrent l'étendue du talent du jeune artiste.

Cela nous confirme surtout que TCHORNOBOG a des trucs à dire, aussi tarés soient-ils. Allez, le pire est fait.

Un album plein de piqûres rendant accroc, plein de promesses et plein de revenez-y gaiement.

Note : 3,5/5.

Podium : (or) "The Vomiting Tchornobog", (argent) "Here, At The Disposition Of Time", (bronze) "Hallucinatory Black Breath Of Possession".

Indice de violence : 3/5.

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- Markov Soroka (tout)


1. The Vomiting Tchornobog (slithering Gods Of Cognit
2. Ii: Hallucinatory Black Breath Of Possession (moun
3. Iii: Non-existence's Warmth (infinite Natality Psy
4. Iiii: Here, At The Disposition Of Time (inverting



             



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