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BRUTAL DEATH/SLAM  |  STUDIO

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FETAL DISGORGE - Mass Female Degradation (2017)
Par T-RAY le 27 Septembre 2017          Consultée 874 fois

Ah non ! Non, non, non et non ! Parce que j’aurais dû commencer par "Ah oui ! Oui, oui, oui et oui !" Frustré, je suis. Par du Slam, le genre défouloir par excellence. Mesurez l’incongruité de la chose. Et surtout par un album qui n’est pas celui qu’il aurait dû être, celui qu’il promettait d’être. Merde, les mecs de FETAL DISGORGE, vous avez chié dans la colle ! Au lieu de nous la faire respirer. On aurait bien plané, comme ça, au son doucereux des titres de ce "Mass Female Degradation" si finement nommé (et illustré). Mais non, cet album n’est qu’une demi-réussite. Ou un demi-échec, prenez-le comme vous voudrez. Enfin, où est-ce que ça a merdé ? Prenons les unes après les autres les raisons pour lesquelles "Mass Female Degradation" n’est pas le très bon album de Brutal Death/Slam qu’il aurait dû être.

D’abord, cette production, dégueu comme c’est pas possible pour un enregistrement pro. Oui, je m’enflamme, mais je suis frustré, je vous l’ai dit. Elle est juste terriblement déséquilibrée, cette prod. Ces cymbales et cette caisse claire trop aiguës, mixées trop en avant, prennent le pas sur tout le reste. Et quand elles jouent, elle est où, la guitare ? FETAL DISGORGE était peut-être insatisfait du son de l’E.P. "Rape, Degrade, Mutilate", qui avait les défauts inverses : trop de guitare, pas assez de cymbales ni de caisse claire. C’est vrai qu’on ne les entendait quasiment pas… Mais c’était l’équilibre des deux, qu’il fallait ! Heureusement que le son de basse ne fait pas chier, lui. Normal : y a pas de basse !

"Rape, Degrade, Mutilate" était un E.P, support où, souvent, l’on se permet d’approximer. Il était de surcroît le premier enregistrement de la carrière du duo de l’Arizona. Sur un label comme Gore House Productions, on aurait pu attendre plus d’exigence au sujet de l’un des poulains les plus prometteurs de l’écurie. Mais non, "Mass Female Degradation" souffre de sa prod, et caisse claire et cymbales ne sont pas les seules en cause.

Deuxième raison pour laquelle cet album n’est pas aussi bon qu’il le devrait, les vocaux. Oui, Kenny Palumbo pig-squeale plus, bien plus, sur cet album que sur l’E.P. qui l’a précédé. Mais la captation desdits pig squeals ne leur fait pas honneur : c’est ténu, souffreteux, à bout de souffle. Grrruuuuuiiiiiiikkk, merde ! C’est pourtant pas difficile de faire sonner ça ! Qu’on m’amène la tête de Wade Taylor, le producteur, et dans le même état que celle de la donzelle sur la pochette !

Alors que les vocaux de Palumbo trouvent l’espace et le temps nécessaire pour s’exprimer pleinement dans toute leur variété, voilà qu’ils sont gâchés parce que la prise des plus aigus est ratée. Les plus graves aussi sont moins bien traités que par le passé, mais passons, ils gardent un fort impact, eux, quand caisse claire et cymbales veulent bien faire silence. Tout cela empêche de profiter d’emblée de ce Slam qui tire un peu plus qu’avant vers le Brutal Death.

L’une des autres raisons qui font l’échec relatif de cet album, c’est le réenregistrement des titres présents sur "Rape, Degrade, Mutilate". D’une, "Mass Female Degradation" passe pour un album diminué, l’apport de matériel nouveau représentant moins des deux tiers de son contenu. Et de deux, lesdits morceaux, plombés par cette prod déséquilibrée, n’apparaissent pas sous un jour meilleur. Et c’est bien dommage, parce que, bon sang, ils sont bons, ces morceaux ! Et le duo Kenny Palumbo/Matt Riena, qui a remplacé Trent Helsell derrière les fûts, sait comment mettre du groove dans une musique aussi brutale.

Puisqu’il est temps de dire (enfin ?) du bien de cet album, qui n’est pas que mal produit, allons-y ! Un mot suffit à décrire ce qu’on ressent à son écoute : le groove. Ce groove naturel, c’est la qualité première du duo, qui n’en a rien perdu malgré le changement de batteur. Au contraire, dirais-je même : Riena est encore plus groovy que Helsell. Ça balance tellement, parfois, que c’en swinguerait presque ! Des exemples ? "Raped In Fecal Matter", déjà présent sur l’E.P. précédent, mais aussi "Menstrual Milkshake" (miam !), où Matt Riena nous gratifie de plans en syncopes, caisse claire suivant les accents du riff, pour un effet drôlement tribal et fort peu courant dans le monde du Brutal Death (encore moins du Slam).

Sorti en avant-première, le "single" (hahaha !) de cet album, "Dead Girls Do More", parfaitement Slam dans le genre, fut l’arbre qui cachait la forêt, car les autres titres inédits de ce disque sont bien plus originaux que lui. Du moins, ils renferment davantage de surprises. Comme "Phemaldehyde Facelift", lui aussi très Slam et néanmoins groovy à souhait. Quant à "Gimpstick", riche également de patterns de batterie pas si communs, il alterne avec une grande efficacité les parties speed furibardes et celles au tempo de mammouth, écrasantes. Le morceau-titre, enfin, enfonce le clou avec force. Arrivé jusqu’à lui, on finirait presque par oublier que ces 33 minutes auraient pu être mieux produites et donner un très bon album.

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   T-RAY

 
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- Kenny Palumbo (guitare, vocaux)
- Matt Riena (batterie)


1. Torturous Impregnation
2. Dead Girls Do More
3. Phelmadehyde Facelift
4. Raped In Fecal Matter
5. Menstrual Milkshake
6. Fetus Finger Puppets
7. Gimpstick
8. Rabid Bath Salt Baby Injection
9. Mass Female Degradation



             



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