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MERRIMACK - Omegaphilia (2017)
Par MEFISTO le 11 Juillet 2017          Consultée 553 fois

Dans la plus pure tradition du Black Mélodique français, MERRIMACK fait son entrée sur NIME avec son cinquième album, le bien nommé "Omegaphilia". Épicuriens accrocs à DEATHSPELL OMEGA, TEMPLE OF BAAL, SVART CROWN, NAGLFAR, WATAIN et VALKYRJA, le bébé malsain de Stéphane Robinet, alias Perversifier, vous fera sprinter dans tous les sens pendant des heures comme un cabot coure sans se fatiguer après sa balle !

MERRIMACK a déjà 23 ans de Metal sous le capot, alors autant dire que comme plusieurs de ses contemporains dont on ne raconte plus les exploits, il a de l'expérience. Il sait « Blacker », comme dirait Dubosc. Il sait jouer les malabars, peindre de sombres tableaux cataclysmiques, utiliser le trémolo à bon escient, hurler comme une vraie bête et injecter de la mélodie intéressante dans son festin saignant. Bref, il possède les atouts, pour ne pas dire les outils de base, pour vous enfoncer le pieu bien profond au moment où vous vous en attendez le moins.

Le Black martial des Français n'a rien de bien original remarquez, on est en terrain ultra connu. Le groupe a certes profité des bienfaits de la modernité comme ses homologues, mais il serait faux de prétendre que sa formule ait changé tant que ça depuis "Ashes Of Purification", sorti en 2002. Ce skeud à la production plus crasseuse, évidemment, naviguait dans les mêmes eaux troubles musicalement, alors que l'inspiration au niveau des textes a radicalement changé de direction avec les années, passant de la ridicule et épique ère médiévale aux débilités débitées par les Lucifériens. Bon, je ne devrais pas cracher ainsi dans ma soupe paroissiale, mon maître n'apprécierait pas, mais certaines fois, je me complais, comme vous pauvres mortels, dans le « inferno bashing ». Un peu d'autodérision, ça n'a jamais brûlé personne…

"Omegaphilia" s'avère ainsi une autre plaie ouverte dans le flanc du Diable, une autre coupure mortelle évoquant les pires atrocités qu'un bourreau infligerait à sa proie. MERRIMACK est cet être repoussant caché sous une cagoule, hache à la main, qui s'apprête à décocher un arc de cercle fatal à la gorge se donnant en pâture à ses muscles saillants. Ça va frapper vite, fort, sans quartier ni hésitation. Comme un "Gutters Of Pain", classique du genre, qui virevolte dans les airs comme cette tête tranchée. L'hémoglobine vous recouvre le visage de sa cruauté aléatoire, tandis que l'exécuteur MERRIMACK toise la foule à la recherche de son consentement.

Et à ce moment, ce sera à vous de le condamner ou non à la banalité. Les fans du groupe devraient être sévères, les adeptes du style le seront moins, alors que les néophytes apprécieront ce digne effort des Français. Je suis assez mitigé, sans doute que je vais le demeurer longtemps, mais comme je suis une saloperie de mordu de Black Mélo et belliqueux, je laisse le bénéfice du doute à MERRIMACK la brute. Pas trop épaisse la brute par contre, il y a suffisamment de mignardises telles que l'ambiance mi-cauchemardesque mi-épique sur "The Falsified Son" et "Cesspool Coronation", la finale en chœurs de "At The Vanguard Of Deception" ou l'accrocheuse "Cauterizing Cosmos", qui nous plonge dans la mélasse dès la sortie des blocs. C'est grâce à cette pièce que je me suis procuré cet album les yeux fermés. Je ne le regrette pas une seconde d'ailleurs, même si "Omegaphilia" ne sera pas l'alpha ni l'oméga de ma discographie Black.

Un must-have pour toi, féru de Black français qui ne cracherait pas non plus sur un combo de Black scandinave style DARK FUNERAL. Tu prendras ton pied comme moi et tu te sentiras presque coupable de ne pas chercher plus loin. Allez, ne soyons pas plus snob qu'il faut et retournons faire tourner cet "Omegaphilia" sur la platine avant que les MP3 ne soient obsolètes.

Pour ceux et celles qui ne comprendraient pas la dernière phrase, il faudrait mettre cela sur le compte de la folie, celle que l'on retrouve en bonne quantité chez MERRIMACK.

Sauf que dans le genre, je lui préfère le dernier TEMPLE OF BAAL, plus varié et inspiré.

Note : 3,5/5.

Podium : (or) "Cauterizing Cosmos - The Falsified Son", (argent) "At The Vanguard Of Deception", (bronze) "Cesspool Coronation".

Indice de violence : 3,5/5.

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   MEFISTO

 
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- Perversifier (guitare)
- Daethorn (basse)
- Blastum (batterie)
- A.k. (guitare)
- Vestal (chant)


1. Cauterizing Cosmos
2. The Falsified Son
3. Apophatic Weaponry
4. Gutters Of Pain
5. Sights In The Abysmal Lure
6. Cesspool Coronation
7. At The Vanguard Of Deception



             



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