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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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1978 Saga
1979 Images At Twilight
1981 Worlds Apart
1983 Heads Or Tales
1985 Behaviour
1987 Wildest Dreams
2004 Network
2006 Trust
2007 10.000 Days
  Worlds Apart Revisited
2009 The Human Condition

SAGA - Saga (1978)
Par DARK BEAGLE le 17 Mai 2017          Consultée 662 fois

SAGA ! Une épopée musicale qui aura duré 40 ans, le groupe formé en 1977 ayant annoncé sa séparation pour la fin de l’année 2017, achevant une véritable aventure aux moments épiques et d’autres parfois plus faibles. Un groupe qui aura su rendre abordable le Rock Progressif aux plus nombreux, grâce à une approche très simplifiée du genre, trop pour les irréductibles du style. Une formation encore une fois un brin borderline pour un site comme Nightfall In Metal Earth, mais qui a ses admirateurs dans la communauté Metal.

Ce qui frappe d’entrée de jeu avec SAGA, c’est que le combo a su se forger une personnalité aussi bien musicale que visuelle. Les pochettes de deux premiers albums tendent d’ailleurs vers quelque chose qu’un groupe de Heavy aurait pu produire (surtout pour "Images At Twilight"). Sur ce premier essai, nous nous retrouvons face à une créature hybride et cosmique, un mélange entre une phalène et quelque chose d’étrangement humanoïde, dans une posture très fermée, qui implique une certaine puissance physique. De quoi éveiller la curiosité, notamment chez les fans de science-fiction.

Musicalement, l’univers de SAGA est également une aventure. Rien ne se passe exactement comme on le pense. Le morceau d’ouverture, "How Long?" est assez symptomatique de cet état de fait. Mais il est très pertinent de l’avoir placé d’entrée de jeu pour dévoiler ce qu’est le style SAGA, un style sans réelles frontières, puisant aussi bien dans les sonorités modernes que vers des choses plus traditionnelles. Le clavier est l’instrument star ici. Il est entêtant, il prend le pas sur la guitare, qui se trouve mixée un brin en retrait, tout comme le chant de Michael Sadler d’ailleurs. Pourtant, les riffs ne manquent pas de mordant et chaque intervention de Ian Crichton à la six-cordes est loin d’être anecdotique.

Ce dernier va souvent avoir l’occasion de briller, comme sur "Ice Nice" ou "Tired World (Chapter Six)". Il ne produit pas les riffs les plus phénoménaux de la création, mais il possède un feeling certain concernant les soli, mélodiques et frondeurs à la fois, qui amènent à l’ensemble un relief très intéressant. Il est juste dommage qu’il ne semble pas vraiment pouvoir s’exprimer pleinement, qu’il n’est utilisé comme il le devrait.

Le côté Prog est amené en douceur. Les morceaux ne sont pas particulièrement longs, même si certains dépassent bien les sept minutes. Mais encore une fois, tout est fait avec beaucoup de subtilité, les mélodies prennent souvent un tournant après la deuxième série de couplets/refrains, pour des parties instrumentales construites et plus exigeantes. SAGA n’est pas la formation qui fera quelque chose d’alambiqué pour en mettre plein les oreilles, quitte à devenir sacrément pédant. Les Canadiens essayent toujours de conserver une ligne mélodique certaine, quitte à être boudé par une partie du public Prog.
Il y a aussi ces fameux "Chapitres", qui vont d’abord être au nombre de huit (ils seront doublés par la suite), qui mettent en scène un jeune Albert Einstein. Ils vont apparaître de façon désordonnée, avec une chronologie aléatoire. Ici, nous découvrons les Chapitres Quatre et Six. Pour le début de l’histoire, il faudra attendre l’album suivant ! Quelque part, cette lubie fait immanquablement penser à leurs compatriotes de RUSH qui ont fait la même chose avec leur série "Fear" (de façon un brin plus Heavy, certes !).

Mais ce premier album, pourtant séduisant, manque un peu de punch. C’est vrai que les amoureux de musique dans toute sa richesse vont s’extasier devant l’approche New Wave de certains morceaux, d’autres apprécieront la teneur plus Hard de la guitare par moments, mais l’ensemble mériterait un peu plus de folie, on reste un brin sur notre faim au final. Parce que la musique de SAGA est pleine de promesses, mais difficile de ne pas se dire que toutes ne sont pas respectées (ce qu’on appelle la gueule de bois après des élections).

Ce premier album, éponyme comme de bien souvent, n’est pas désagréable, mais il appelle forcément à quelque chose de mieux, de plus construit, de plus définitif. C’est séduisant, mais incomplet (en tout cas, pour moi). SAGA est capable de mieux et si on trouve ici la fougue que l’on attend d’un premier essai, on a pas forcément le petit grain de folie, ce petit truc en plus qui fait d’un bon album un excellent album. La longévité de la formation prouve qu’elle aura su résoudre ces petits problèmes. Ce premier disque reste une belle entrée en la matière.

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   DARK BEAGLE

 
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- Michael Sadler (chant, claviers)
- Ian Crichton (guitare)
- Jim Crichton (basse, claviers)
- Steve Negus (batterie)
- Peter Rochon (claviers, chant)


1. How Long ?
2. Humble Stance
3. Climbing The Ladder
4. Will It Be You (chapter Four)
5. Perfectionist
6. Give 'em The Money
7. Ice Nice
8. Tired World (chapter Six)



             



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