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REQUIEM - The Arrival (2002)
Par BAST le 10 Décembre 2002          Consultée 4668 fois

La scène finlandaise n’a jamais été aussi fournie, aussi dense, qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les groupes de metal de qualité y naissent à foison et c’est à se demander s’il ne faudrait pas désormais créer sur nightfall la rubrique « espoir finlandais du mois ». Car après Virtuocity et son excellent metal malmsteenien, voici que nous arrive Requiem. Et lui aussi est riche d’un potentiel qui ne devrait pas laisser beaucoup de fans de heavy mélodique indifférents.

Un groupe complètement inconnu il y a quelques mois mais qui, chaudement recommandé par quelques magazines metal français, a vu nombre d’amateurs de heavy mélodique s’intéresser de plus près à son cas. Et force est de reconnaître que sans l’appui de ces magazines, Requiem n’aurait rien évoqué de plus dans l’esprit de ces fans qu’un polar cinématographique original ou la Messe des Morts. Il faut dire qu’un groupe de heavy mélodique signé par un label portugais, Sound Riot Records, cela n’a pas vraiment de quoi affoler les foules.

Après quelques écoutes de The Arrival, un autre sentiment me vient à l’esprit au sujet de la scène finlandaise. Outre le vivier de talents, au faîte de leur gloire ou en devenir, qu’elle incarne, elle a, par nombre de ses plus grands représentants, le don de jeter à bas la parcellisation des genres qui tient à cœur à la plupart des fans de metal. Les étiquettes n’ont jamais été aussi difficiles à attribuer qu’avec ces groupes finlandais qui puisent leur inspiration dans telle ou telle scène, qui marient les genres pour créer des gammes de styles. Qui aurait pu deviner voilà quelques années qu’un groupe réussirait à avoir du succès en mêlant du death avec des solos à la Malmsteen ? Qui aurait parié sur l’union du gothique avec du speed mélodique ? Children Of Bodom et Nightwish sont, je vous l’accorde, deux exemples parmi les plus forts, mais ils illustrent à merveille cette volonté, ou plutôt ce goût à briser les clivages qui meut un certain nombre de groupes finlandais.

A coté de ces deux exemples, on ne peut pas dire que Requiem fasse œuvre d’un alliance aussi détonante, aussi percutante, mais le groupe s’inscrit néanmoins dans cette mouvance qui consiste à puiser çà et là divers éléments de la scène heavy pour s’approprier cet assortiment à son compte.

Requiem joue donc un heavy mélodique teinté de progressif qui évoque maintes fois Symphony X, notamment au niveau des riffs, des solis de guitare ou du chant, mais à la façon d’un Stratovarius, c’est à dire avec le soutien, sur bon nombre de titres, d’une rythmique speed et l’adjonction de nombreux soli de clavier vertigineux aux notes cristallines. Et au final, à mesure que l’on écoute The Arrival, ces influences s’estompent dans l’esprit pour laisser place à… Requiem !

Neufs morceaux composent The Arrival. Neuf morceaux pleins de fraîcheur ou le très bon (Broken Alliance, The Invisible Touch, Forgotten Path, Halls Of Eternity) côtoie l’excellent (Revival, Whispers, Liquid Tears, Masquerade). L’influence Symphony X se retrouve plus nettement sur des titres comme Revival qui rappelle The Divine Wings Of Tragedy, avec un chant qui se fait souvent âpre, à la manière d’un Russel Allen, Whispers qui, en plus de rappeler un titre du groupe américain, revêt de fortes allures progressives, tout comme Forgotten Path, épique à souhait. Le coté progressif du groupe est encore plus éclatant sur Halls Of Eternity, au point de se rapprocher de Dream Theater, même si les mélodies sont plus directes, moins alambiquées. Au niveau de la principale influence finlandaise, à savoir Stratovarius, on la retrouve sur la plupart des titres, mais elle est encore plus flagrante sur le très entraînant Broken alliance, quoique les lignes de chants soient plus travaillées, moins directes.

Le point fort de cet album, outre ce sens aiguisé de la composition et cette fraîcheur bienvenue, est surtout incarné par les lignes de chant, très travaillées, ne cédant jamais à la facilité et distillant un large panel d’émotions, notamment sur les refrains, en jouant sur des variations que seul un très bon chanteur peut se permettre avec autant de succès. Jouni Nikula devrait à coup sur se faire un nom sur la scène tant il regorge de talent. Il suffit d’écouter la divine power ballade qu’est Masquerade pour s’en assurer. Les autres membres du groupe ne sont pas en reste, chacun assurant une très bonne prestation derrière son instrument respectif. Les duels clavier / guitare sont d’ailleurs souvent passionnants.

La production n’est pas exempte de reproche quant à elle, mais elle est plutôt bonne pour un groupe dont c’est le premier album. Le mastering au Finvox rend un son clair et clinquant, mais celui-ci est souvent trop juste, plus particulièrement au niveau du chant, un peu trop en retrait. La production ne nuit pas vraiment à l’écoute de l’album mais c’est un point à améliorer sur le prochain album.

Requiem passe, l’espace d’un album, de parfait inconnu à espoir (encore un, je sais !) de la scène heavy, ce qui n’est pas un mince exploit au regard du nombre sans cesse croissant de groupes qui naissent çà et là. Et c’est sans doute la fraîcheur de sa musique qui permettra à Requiem de s’imposer plus facilement que la plupart de ces groupes. En plus de très bien savoir composer et jouer du heavy mélodique teinté de progressif, Requiem parvient à s’imposer comme un dangereux outsider grâce à un sens de la composition raffiné et à de très belles mélodies qui, sans être révolutionnaires, font peu à peu leur chemin dans l’esprit de l’auditeur jusqu’à ne plus le quitter.

Force m’est de me faire l’écho de la plupart des magazines metal : Requiem est en passe de devenir un grand groupe et si vous ne voulez rien rater de la probable montée en puissance de ce groupe, précipitez vous sur The Arrival, vous ne le regretterez pas !

Virtuocity, Requiem… Quelles surprises nous réserve encore la scène heavy finlandaise ? J’ai ma petite idée là-dessus… A suivre dans une prochaine chronique !

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Par EDEN, BAST




 
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- Jouni Nikula (chant)
- Arto Räisälä (guitare)
- Pasi Kauppinen (basse)
- Jukka Hänninen (claviers)
- Jari Huttunen (batterie)


1. Arrival
2. Revival
3. Broken Alliance
4. Whispers
5. The Invisible Touch
6. Forgotten Path
7. Halls Of Eternity
8. Liquid Hours
9. Masquerade



             



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