Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

Commentaires (2)
Questions / Réponses (1 / 2)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

1980 The Michael Schenker ...
1981 Msg
1982 One Night At Budokan
  Assault Attack
1983 Built To Destroy
1984 Rock Will Never Die
1987 Perfect Timing
1989 Save Yourself
1992 M.s.g.
  Nightmare : The Acoustic...
  Unplugged Live
  Unplugged Live
1995 Bbc Radio One Live In Co...
1996 Written In The Sand
1997 The Michael Schenker Sto...
1999 The Unforgiven
  The Unforgiven World Tou...
2001 Be Aware Of Scorpions
2003 Arachnophobiac
2004 World Wide Live 2004
2005 Heavy Hitters
2006 Tales Of Rock'n'roll ...
2008 In The Midst Of Beaut...
2009 Gipsy Lady
2010 The 30th Anniversary Con...
2011 Temple Of Rock
2012 The Chrysalis Years (198...
  Temple Of Rock : Live In...
2013 Bridge The Gap
2015 Spirit On A Mission
2016 On A Mission - Live In M...
2017 Michael Schenker Fest
2018 Resurrection
 

- Membre : Judas Priest, Saxon, Steve Vai , Ted Nugent , Tigertailz, Tipton, Entwistle & Powell, Toto, Yngwie Malmsteen , Warrant, Zeno, Kelly Keeling , Snakecharmer, Red Zone Rider, Richie Kotzen , Racer X, Paul Gilbert, Black Sabbath, Scorpions, Ufo, Dio, Fastway, Foreigner, G3, Derek Sherinian , Michael Lee Firkins , Meat Loaf, Kingdom Come, Joe Satriani , Impellitteri
- Style + Membre : Michael Schenker , Ozzy Osbourne , Praying Mantis, Rainbow, Thin Lizzy, Whitesnake, Wami, Wild Horses, John Norum , Alcatrazz, Badlands, Baton Rouge, Contraband, Deep Purple, Dokken, Gary Moore , George Lynch , Helix, Jagged Edge, King Kobra
 

 Site Officiel De Michael Schenker (959)
 Myspace (335)

MSG - Built To Destroy (1983)
Par JEFF KANJI le 16 Février 2017          Consultée 1625 fois

Les tensions sont palpables au sein du MSG. Le management reprend son influence sur Michael Schenker qui replonge dans l'alcool et y ajoute la cocaïne. Et le nouveau venu aux claviers, Andy Nye, compositeur qui bossera notamment pour TEN YEARS AFTER, Roger DALTREY ou encore Stéph de Monac' va en profiter pour glisser ses cartouches. Gary Barden, pas rancunier, retrouve sa place peu après le premier concert de promotion de "Assault Attack" à l'issue duquel Graham Bonnet est viré, et termine la tournée sans sourciller. Son retour au festival de Reading, à la dernière minute est acclamé par les fans. Il demeurera à jamais LE chanteur de MSG, l'emblématique frontman qui a été le plus présent lors de l'âge d'or du groupe.

Il faut dire que le jeune vocaliste vit avec MSG un rêve éveillé, lui qui fut repéré par le plus grand des hasards via une démo de son groupe FRAZER NASH non loin des bureaux de Chrysalis, le label de Michael Schenker, qui, saisi par le vibrato du jeune Barden, demanda à la rencontrer. Il faut dire que Gary a pris de l'assurance et lorsqu'il revient au sein de MSG, il vient de collaborer avec Gary Moore sur son "Corridors Of Power" et a même enregistré "Don't Take Me For A Loser" avant que le célèbre balafré ne décide au final de chanter ses chansons lui-même.

MSG est alors au sommet de sa popularité et Michael Schenker perçu comme un dieu vivant au sein de la communauté guitaristique ; la majeure partie des bretteurs des années 80 ainsi que les shredders de la fin de la décennie lui voueront un culte. Si au sein de l'effectif ça commence sérieusement à foutre le camp, Michael Schenker possède toujours, lorsqu'il s'acoquine avec Gary Barden, cette alchimie, qui a permis d'accoucher des "Cry of The Nations" et autres "Attack Of The Mad Axeman". Et il va encore en être question d'alchimie cette fois-ci, même si l'arrivée d'un claviériste qui compose va entraîner le MSG sur des terres moins orthodoxes, dans la direction qui semble émerger aux US, à savoir un Hard Rock classieux, lissé et Popisant qui séduit Michael Schenker. Ce sera encore plus évident avec les albums de MCAULEY SCHENKER GROUP.

Ici on est encore dans le Hard Rock classique caractéristique des premiers opus de la bande. La différence notable tient dans le fait que cette orientation vers le marché US va faire de "Built To Destroy" un album assez curieux, puisqu'en cherchant toujours à intégrer un chanteur plus séduisant pour le marché ricain, Derek St Holmes (Ted NUGENT) va se retrouver en studio pour enregistrer une autre version de "I'm Gonna Make You Mine" et aura le temps de mettre en boîte les couplets "Still Love That Little Devil" avant que le groupe ne parvienne à mener son projet à bien avec Gary Barden.

Ainsi deux mix de cet album existent, et le second, spécialement destiné au marché US présente une tracklist à l'ordre bouleversé, le titre "Rock Will Never Die" qui donnera son nom à l'album live sorti en 1984 se voyant même renommé "Walk The Stage". Alors quelles sont les différences notables ? Elles sont marginales, à l'exception du chant de Derek St Holmes sur les titres cités qui de fait ont un feeling plus ricain effectivement. La production d'origine est dans la droite lignée de ce que propose MSG depuis le départ, un Hard classieux mais rugueux où le son de guitare sublime des compositions parfois surprenantes à l'image de "Systems Failing" et ses empilements d'harmonies que n'aurait pas renié un Brian May. La version US propose un mix plus travaillé, plus puissant aussi, avec une stéréo plus ouverte et dont la batterie profite allègrement. En outre, l'influence d'Andy Nye est prégnante dans cette version US qui met les claviers bien plus en avant (à l'image du mix US du "Here I Go Again" de WHITESNAKE) et pas nécessairement pour le pire, le claviériste anglais ayant un goût très sûr et ses sons étant bien travaillés ; ils ne sont pas responsables du côté désuet que peut représenter un disque comme "Built To Destroy". D'ailleurs Michael Schenker disait lui-même préférer cette version, et je ne peux qu'être d'accord, même si le fait de se retrouver avec un autre chanteur sur le premier titre de la galette est assez perturbant.

"Built To Destroy" est un disque pénalisé par un contexte toujours tangent mais l'écriture reste de bon niveau même si on n'atteint pas l'excellence de l'album précédent. En outre, si des titres se distinguent ("Systems Failing", "Red Sky", "The Dogs Of War" ou l'instrumental "Captain Nemo", dans lequel Le Schenk' est une nouvelle fois éblouissant), cet album n'a rien d'un chef d'œuvre, à l'image de ce "Rock Will Never Die" qui n'a pas la classe d'un "Lost Horizons" malgré son développement qui se veut épique et sa version "Walk The Stage" bien plus efficace. Un bon petit disque typique de la première moitié des eighties, la fin programmée aussi du MSG qui le nez dans la blanche splittera peu de temps après.

A lire aussi en HARD ROCK par JEFF KANJI :


DEF LEPPARD
Songs From The Sparkle Lounge (2008)
Le léopard redore sa fourrure




DEF LEPPARD
Adrenalize (1992)
Retour des riffs et perte d'un guitariste

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez




 
   JEFF KANJI

 
  N/A



- Michael Schenker (guitare)
- Gary Barden (chant)
- Chris Glen (basse)
- Andy Nye (claviers)
- Ted Mckenna (batterie)


1. Rock My Nights Away
2. I'm Gonna Make You Mine
3. The Dogs Of War
4. Systems Failing
5. Captain Nemo
6. Still Love That Little Devil
7. Red Sky
8. Time Waits (for No One)
9. Rock Will Never Die



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod