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DEATH TECHNIQUE/PROG  |  STUDIO

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OBSCURA - Akroasis (2016)
Par MEFISTO le 4 Mars 2016          Consultée 2651 fois

Tu parles d'un timing pour se retrouver seul…

Après la tuerie "Omnivium", le leader allemand d'OBSCURA Steffen Kummerer a perdu ses trois potes musiciens, Jeroen Paul Thesseling à la fretless et surtout Christian Münzner à la guitare et Hannes Grossman à la batterie, qui sont allés fonder l'excellente pousse ALKALOID, que j'ai eu le bonheur de chroniquer. Quelle poisse ! Kummerer, au faîte de sa gloire avec sa créature menant le genre Happy Death Technique d'une poigne de fer, tombe de haut… Alors que l'heure de la consécration a sonné, DOIT sonner pour OBSCURA, avec ce quatrième album.

Alors qu'est-ce que fait Steffen ? Il magasine, pardi ! Il déniche premièrement Linus Klausenitzer pour empoigner la fretless, celui-là même qui a joué sur le premier skeud d'ALKALOID. Pour remplacer Grossman, Kummerer fait appel à un quasi-inconnu en Sebastian Lanser, qui a notamment déjà officié comme musicien studio pour… EDENBRIDGE. Enfin, il a fait confiance à un autre illustre trésor caché en Tom Geldschläger pour assurer la deuxième guitare. Ouf… c'était risqué quand même comme remaniement pour pondre le disque de la maturité ! Ah, petits guests : Steffen a invité les sœurs Bullok sur "Ode To The Sun" et un trio de cordes basses sur la longue et agréable clôture, "Weltseele".

Heureusement que Kummerer est tout un magicien ! Non seulement nous fait-il oublier que la communauté métallique aurait pu perdre un de ses vaisseaux amiraux, il permet à OBSCURA de poursuivre sa route en nous offrant une œuvre que l'on pourrait décrire en ces deux mots : parfaite continuité. Attention, "Akroasis" (« écoute, en grec ») ne mérite pas les cinq étoiles que je prévoyais pour ce quatrième effort, mais il se classe aisément dans la catégorie des 9/10 aux côtés de son prédécesseur. C'est probablement une des meilleures nouvelles que je puisse vous communiquer, et je suis certain que pour plusieurs, ce ne sera suffisant. Mais pour les autres…

La grosse différence entre les deux albums est la façon dont le décor est planté. "Omnivium" était assez noir et intimidant, autant dans la présentation que dans la livraison. Certes, le Death Technique d'OBSCURA est assez soft malgré la voix caverneuse de Kummerer et les descentes de manche occasionnelles, alors quand on parle de « noir et intimidant », il faut éviter d'exagérer. Donc, du vert au noir de la magnifique pochette d'"Omnivium", on se rapproche du Soleil sur "Akroasis" avec des teintes, autant dans l'artwork que la musique, plus brûlantes. Le contraste est saisissant et ne devrait quand même pas nous surprendre, car Steffen adore varier les couleurs à chaque sortie. Et une fois encore, le concept est bien respecté, car chaque titre d'"Akroasis" évoque une tempête de météorites en fusion. Cela ne veut pas signifier que les compos soient plus accessibles ou moins ravageuses, au contraire, la qualité dans la continuité fait foi de tout ici. Écoutez, vous comprendrez. Surtout si vous avez adoré "Omnivium", car ce versant jaunâtre vous explosera au visage !

Le côté progressif et virevoltant de la musique coule encore de source, semble mieux maîtrisé, et vient équilibrer la puissance des riffs et de l'excitante basse, qui savent plus que jamais prendre leur place au-devant de la scène. La somme de ces atouts est on ne peut plus distrayante et décuple l'imagination, la curiosité crasse et l'envie de moshpiter. Car oui, on a tendance à oublier que derrière son masque de savant fou, OBSCURA est doté de cisailles des plus coupantes, qui viennent créer une autre dichotomie avec la rondelette et curieuse fretless. Eh oui, mes amis, on en prend plein la gueule avec ce quatrième assaut, que dire de plus ? Moi, ça me va et je n'en demande pas plus, pas moins.

Donc, le verdict n'a absolument rien de surprenant, même si ma prédiction s'est avérée fausse. Si certains noteront à la baisse en raison de leurs attentes déçues et trop élevées, je garde la tête froide et accorde la même note qu'à "Omnivium". Chez OBSCURA, stabilité égale qualité, pas plafonnement. Enfin, pour le moment…

On parle quand même d'un groupe majeur, pas d'un vulgaire gratteur de bas étage ! Un genou par terre, je vous prie !

*Notez que deux autres versions sont disponibles, dont une en vinyle, avec au total deux morceaux bonus.

Podium (or) "Ode To The Sun", (argent) "Sermon Of The Seven Suns", (bronze) "Fractal Dimension".

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   MEFISTO

 
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- Steffen Kummerer (guitare, chant)
- Sebastian Lanser (batterie)
- Linus Klausenitzer (basse)
- Tom Geldschläger (guitare)


1. Sermon Of The Seven Suns
2. The Monist
3. Akróasis
4. Ten Sepiroth
5. Ode To The Sun
6. Fractal Dimension
7. Perpetual Infinity
8. Weltseele



             



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