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STARBLIND - Dying Son (2015)
Par JEFF KANJI le 20 Janvier 2016          Consultée 1458 fois

Les fervents défenseurs de la NWOBHM sont déjà de retour un an après leur premier effort "Darkest Horrors". Et décidément, à l'image de ZANDELLE, je ne comprendrai jamais comment des albums tels que ce "Dying Son" peuvent se vendre... La faute en partie à Mike Stark qui quand il se cantonne à un chant posé ou medium est un interprète tout à fait honorable, mais qui aligne les approximations de justesse sur cet album encore plus que sur le premier. Le côté roots peut avoir du bon… On l'a du côté de la production, toujours organique et mettant parfaitement en valeur chaque instrument, notamment cet ensemble basse-batterie des plus efficaces.

"Dying Son" peut être vu soit comme un hommage, soit comme une très mauvaise copie de "Piece Of Mind". Les similitudes au niveau sonore et du point de vue des compos (pour ne pas parler de pompage éhonté comme c'est le cas sur "The Man Of the Crowd", qui singe "Die With Your Boots On"). On y retrouve de la rythmique tagada à ne plus savoir qu'en faire ; elle parvient fort heureusement à nous faire sortir de la torpeur de "The Land Of The Seven Rivers Belong To The Sea", qui s'inspire des fresques épiques de la Vierge De Fer de la première moitié des années 80. On a de la twin guitare qui reprend les plans mélodiques de Murray & co en une sorte de mash-up assez extraordinaire.

Après, en fond sonore, on peut toujours laisser l'album, mais à la différence de "Darkest Horrors", le chant vous donnera l'envie de dire stop bien plus rapidement car le bougre s'époumone quasi en permanence, se mettant continuellement en danger à vouloir aller chercher toujours plus d'aigus. Du calme bonhomme ! Même Bruce les réservait pour certains moments ces passages-là. Et puis il faut se rendre à l'évidence, Bruce Dickinson est juste intouchable en 1983.

Ce mélange roots, qui essaie de se forger une identité me rappelle assez le ARIA des années 80, sans pour autant en posséder le talent. Là où les Russes ont vite développé un sens de la mélodie qui leur était propre, tout en insufflant quelques touches slaves dans son approche, les Suédois se contentent de recopier, avec de rares moments de réussite. Même en 86, ARIA n'aurait pas voulu de ces compos. On a pourtant des mélodies pas trop mal branlées (et pas défigurées par Mike Stark) sur le titre d'ouverture par exemple.

Après, et c'est peut-être là que STARBLIND devrait se poser des questions, "Room 101" vient contredire quasi tout ce que j'ai dit sur "Dying Son" ! Ce titre donne dans le Power Metal des origines, façon "Keepers", et ma foi ça marche d'enfer. Si le morceau ne restera pas un hymne indiscutable du style, il est clairement celui qui se détache du flot de relative médiocrité de ce deuxième opus qui arrive à être moins bon que son prédécesseur.

Moins fédérateur, plus approximatif, et peut être un peu trop pressé ("Darkest Horrors" ne datait que de 2014), "Dying Son" n'est clairement pas une réussite dans le genre Heavy traditionnel, et il suffit d'écouter les derniers SATAN ou ANGEL WITCH pour comprendre que la vérité est ailleurs, et que le chroniqueur n'est pas bêtement dur.

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   JEFF KANJI

 
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- Mike Stark (chant)
- Björn Rosenblad (guitare)
- Johan Jonasson (guitare)
- Daniel Tillberg (basse)
- Zak Wikner (batterie)


1. A Dying Son
2. Blood Red Skies
3. Firestone
4. The Man Of The Crowd
5. The Lighthouse
6. Sacrifice
7. Room 101
8. The Land Of Seven Rivers Beyond The Sea



             



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