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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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THY MAJESTIE - Hastings 1066 (2002)
Par BAST le 1er Décembre 2002          Consultée 7414 fois

La comparaison avec Rhapsody a le don d’irriter singulièrement les membres de Thy Majestie. Mais elle était légitime après la sortie de The Lasting power, leur premier et précédent album, sorti en 2000 : même concept (univers fantasy, mélange metal / musique classique), même vision des choses (concept album, grandiloquence exacerbée), même volonté d’utiliser le maximum de moyens possibles pour rehausser leur musique (orchestrations, chœurs d’opéra). Thy Majestie n’avait aucunement voulu se cacher de sa principale et grosse influence. Un handicap certain pour le groupe puisque beaucoup avaient vu en lui un sous-Rhapsody.

Il fallait donc aux italiens redoubler d’efforts pour leur second album. D’une part afin de proposer une musique plus affirmée, une musique portée par une identité renforcée, et d’autre part afin de franchir un cap sur le plan musical. Car si The Lasting Power s’était avéré être un assez bon album, on pouvait sentir un grand potentiel chez Thy Majestie, déceler un petit quelque chose capable de faire passer les italiens de groupe de seconde zone à groupe espoir de la scène heavy. Et beaucoup avait discerné ce potentiel chez Thy Majestie, la preuve en est l’intérêt suscité par l’annonce de la sortie de Hastings 1066. La raison ? Comme Rhapsody, Thy Majestie a ce coté jusqu’auboutiste qui plait, qui enthousiasme, cette propension à ne pas faire les choses à moitié, à utiliser le maximum de moyens, dans le fond comme dans la forme, pour faire triompher sa musique. Comme Rhapsody, Thy Majestie fait désormais partie de ces groupes dont on attend énormément. Trop ? Non, trois fois non, car Hastings 1066 va au-delà de ce que l’on pouvait espérer des italiens ! Désormais affranchi de l’étiquette « Rhapsody » (ou presque), Thy Majestie parvient a faire éclater au grand jour sa propre personnalité et peut maintenant laisser pleinement libre court à son talent... IMMENSE !

Première évolution, les italiens ont abandonné la fantasy pour s’intéresser à l’histoire… médiévale. L’évolution peut sembler mince, mais elle évite plus aisément les clichés ; pas de créatures vomies par des univers parallèles, donc, mais un propos plus sérieux et surtout, très bien exploité. Hastings 1066 évoque cette célèbre bataille qui a opposé l’armée de Harold II, roi saxon d'Angleterre, et l’armée d'invasion commandée par Guillaume, duc de Normandie (qui devint ensuite Guillaume le Conquérant). Une bataille qui a constitué un tournant dans l'histoire anglaise puisqu’elle a fait passer l'Angleterre sous domination normande. Les textes sont très bien écrits, avec un travail de recherche louable de la part du groupe (les textes servant de support ont été dénichés en Angleterre et ne sont pas issus de quelque manuel d’histoire, relique du collège). Cette évolution se retrouve jusqu’en dans la pochette, elle aussi plus sérieuse, plus mature que les scènes de guerriers auxquelles nous sommes davantage habitués.

Seconde évolution, la plus importante : la musique. Dans le fond, cela reste dans la continuité de leur premier album : un heavy symphonique rehaussé de chœurs et d’orchestrations, mais néanmoins avec un coté progressif plus fort que sur The Lasting Power. Dans la forme, la progression est monstrueuse. Quatorze compos toutes plus belles les unes que les autres, avec en prime de magnifiques interludes symphoniques. Le groupe utilise enfin comme ils le méritent les choristes géniaux qui participaient déjà à leur premier album. L’album est truffé de mélodies magnifiques, d’harmonies complexes, de chœurs puissants, épiques, baroques, de longs solis, d’orchestrations dignes des plus belles BO. Le tout avec une très grande variété, une richesse presque insondable. Pas de plans répétés à l’envie, mais une volonté de se remettre en question à chaque morceau, d’intégrer de nouvelles idées, si bien qu’il vous faudra de nombreuses écoutes pour bien vous imprégner de cet album et qu’il vous sera difficile de vous en lasser. Jugez plutôt :


1 – Rerum Memoria : L’intro de rigueur avec de belles orchestrations (proches de la BO de Gladiator), de superbes chœurs ainsi que des cuivres synthétiques qui jouent une mélodie très influencée par la BO de Conan. Très belle intro à la Rhapsody.
2 – The King And The Warrior : Le titre le plus direct de l’album, speed, plutôt court (3’24) avec des mélodies assez simples mais accrocheuses. Peu de chœurs, un refrain entêtant pour un bon titre dans la veine speed mélodique.
3 – Intro Echoes : Interlude à la cornemuse, superbe et convaincant, avec une mélodie mélancolique. L’aspect médiéval est très bien rendu.
4 – Echoes Of War : Un titre très progressif, notamment au niveau du chant, des riffs et des soli de clavier. Beaucoup de chœurs dans ce morceau avec un refrain peu évident. Un bon titre qui fait montre d’une certaine inspiration.
5 – The Light Of Telham Hill : Un intro à la flûte qui reprend une mélodie déjà entendue sur The lasting Power. Puis le tempo s’accélère pour un titre plutôt typé speed mélodique. Beaucoup de chœurs, notamment sur le refrain, magnifique, un break orchestral superbe avec une belle voix soprano. Un excellent titre, bien baroque et riche en changement de rythme.
6 – Incipit Bellum : Un interlude basé sur les chœurs. Magnifique !
7 – Intro Scream : Très bel interlude porté par les chœurs et des cordes.
8 – The Scream Of Taillefer : Une longue marche commence le morceau. Un morceau magnifique avec son refrain inoubliable typé FM, ses chœurs amples, son côté progressif qui lui donne une belle profondeur ou ses guitares très heavy. Un des meilleurs titres de l’album.
9 – Intro Anger : Sublime interlude où cuivres, flûte et cordes jouent avec ensemble une douce mélodie. Digne des plus belles BO !
10 – Anger Of fate : Une semi-ballade. Un morceau absolument magnifique, riche en rebondissement, où Dario Grillo se livre à des prouesses vocales stupéfiantes. Un titre poignant avec ses chœurs en intro et son refrain impressionnant de technique et de beauté.
11 – Intro Pride : Interlude « film d’horreur » avec des chuchotements du meilleur effet. Très beau.
12 – The Pride Of A Housecarl : Un titre très baroque avec ses superbes chœurs, sa chanteuse soprano et son refrain grandiose et magnifique. Excellentissime !
13 – Through The Bridge Of Spears : A la Helloween ! Un titre pas assez abouti, trop peu personnel, lorgnant de trop vers la scène heavy speed allemande et son break repompé sur Rhapsody (rythmique + chant soprano). Agréable malgré tout.
14 – Demons On The Crown : Superbe intro avec cuivres puis un passage ressemblant note pour note à l’intro de Rage Of The Winter de vous savez qui. Bizarre. La suite est plus personnelle pour le titre le plus baroque de l’album avec ses chœurs d’église. Un très bon titre digne de clore l’album.


Un excellent album de la part d’un groupe qui figurera certainement bientôt parmi les meilleurs de la scène heavy sympho. Seul bémol, Thy majestie a finalement les défauts de ses qualités et l’abondance des chœurs pourrait cependant en refroidir quelques uns. Qu’à cela ne tienne, c’est désormais la grande marque de fabrique des italiens. La suite pour Thy Majestie devrait être une signature chez LMP, vraisemblablement en remplacement de… Rhapsody, qui lui devrait, après son prochain album, partir vers d’autres cieux.

On peut désormais affirmer, sans trop prendre de risque, que Thy Majestie est certainement, avec Dark Moor et Secret Sphere, ce que le succès de Rhapsody a enfanté de mieux.

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- Dario D'allesandrio (basse)
- Maurizio Malta (guitare)
- Giovanni Santini (guitare)
- Dario Grillo (chant)
- Giuseppe Bondi (claviers)
- Claudio Diprima (batterie)


1. Rerurm Memoria
2. The King And The Warrior
3. Intro Echoes (suite N.1)
4. Echoes Of War
5. The Sight Of Telham Hill
6. Incipit Bellum
7. Intro Scream (suite N.2)
8. The Scream Of Taillefer
9. Intro Anger (suite N.3)
10. Anger Of Fate
11. Intro Pride (suite N.4)
12. The Pride Of A Housecarl
13. Through The Bridge Of Spears
14. Demons On The Crown



             



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