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DEATH METAL  |  STUDIO

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- Membre : Cradle Of Filth

ENTRAILS - Obliteration (2015)
Par MEFISTO le 11 Juillet 2015          Consultée 1109 fois

Je vous ai parlé de bien des trucs depuis mon arrivée sur NIME, non ? Bon, me revoilà parti dans la puérile nostalgie… Mais que voulez-vous, ma génération, celle de "Mario Brozers" et de CRADEULE OF FILSSE, est plus nostalgique que la précédente. C'est le divertissement qui veut ça, vous lirez sur le sujet. Enfin bref, je vous parle de pas mal de trucs touchant de très près ou de moyennement loin au Metal. Je vous ai pondu des pavés, des chros merdiques (selon plusieurs, elles le sont toutes), des chros philosophiques… Je vous ai décrit les défis du chroniqueur, j'ai tenté d'analyser la sphère métallique en constante ébullition, victime ou non de ses évolutions.

Mais quand je me suis demandé de quelle manière débuter cette chro, j'ai songé à un sujet que je n'ai jamais vraiment abordé : les albums trop évidents à cerner, qui deviennent bizarrement les plus difficiles à chroniquer. "Obliteration" n'est pas ma première, certes, et ne sera pas ma dernière dans le genre. Sauf que je crois que cette pépite dégoulinante de moelle fondue se prête absolument au jeu. Tellement, que je pourrais discourir de tout et de rien pendant des pages, question de vous distraire en évitant l'essentiel, soit qu'"Obliteration" ne casse pas trois pattes à Canard WC – qui n'aime pas le Death de toute manière – et est dans la parfaite continuité des sorties antérieures. Un disque sans prise de tête, direct dans les gencives, qui brasse les mêmes dés qu'avant pour obtenir à peu près le même résultat. Vous comprenez pourquoi c'est un calvaire ce genre de chro ? Rien de métaphysique ici, de troisième degré ni de révolution artistique.

Bon, vous savez de quoi il en retourne avec ENTRAILS, sinon vous n'auriez pas cliqué sur la chro. Alors préparez-vous à votre dose de Death old school et de nostalgie mortuaire avec ce quatrième album en six ans de la part de ces mangeurs de tripes. Comme quoi le projet de Jimmy Lundqvist de réanimer sa créature en l'électrifiant un soir de tempête, porte ses fruits ! Fans de GRAVE, ENTOMBED et consorts, grimpez comme des sauvages à cet arbre et dépouillez-le de ses sucreries avant que d'autres animaux comme vous se servent ! Surtout qu'une certaine lassitude risque de vous happer si votre degré de nostalgie n'est pas extravagant.

Tout transpire le kitsch et les années 90 ici (non, ce n'est pas un pléonasme), des paroles aux titres, à la musique reposant sur des cisailles vachement affûtées, une basse bien vrombissante, une batterie tenant le rythme et un chanteur/fossoyeur né pour effrayer les enfants. ENTRAILS remet le culte au goût du jour en y piochant sans gêne, vous le savez. On a l'impression que Lundqvist et ses sbires pourraient sortir un album par année et ne pas nous emmerder outre mesure tellement ce Death est efficace et actionne la machine à adrénaline avec précision.

Rares sont les ralentissements/changements de tempo, aussi sont-ils très appréciés. Le podium vous guidera amplement ; disons seulement que les Suédois nous font un énorme cadeau sur "Epitome Of Death", la meilleure du skeud, en s'appropriant un court extrait de "La Marche Funèbre" de Chopin, une idée géniale qui cadre parfaitement avec l'esprit du morceau et de l'album. Le reste est du bon Death suédois qui n'aurait pu venir d'ailleurs. Impossible. N'essayez même pas. Vous n'y arriverez pas. On pourrait reconnaître cette souche métallique malsaine parmi des milliers, comme on serait sensé identifier l'éléphant dans une piscine de souris. Avouez que l'image…

ENTRAILS, champion du revival, de la simplicité, de l'authenticité, disciple de la récréation formatée et grand défenseur du déjà-entendu. "Obliteration" est pour vous si vous sentez dans vos entrailles que vous appartenez à cette religion. ENTRAILS, autre prédateur et victime d'une critique approximative et simplette, analyse obligée après un détour vers un Death jouissif et basique. C'est ainsi que va la vie pour les Suédois, qui s'éclatent les os sur les tombes avec bonheur.

Allez, c'est assez, une autre chronique de merde de terminée. J'ai déjà hâte d'être au prochain album.

Podium : (or) "Epitome Of Death", (argent) "Abyss Of Corpses", (bronze) "Beyond The Flesh".

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- Pontus 'penki' Samuelsson (guitare)
- Jimmy Lundqvist (guitare)
- Andreas 'adde' Mitroulis (batterie)
- Joakim 'jocke' Svensson (basse)


1. No Cross Left Unturned
2. Epitome Of Death
3. Beyond The Flesh
4. The Grotesque
5. Obliterate
6. Skulls
7. Midnight Coffin
8. Bonestorm
9. Abyss Of Corpses
10. Re-animation Of The Dead



             



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