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RAINBOW - Difficult To Cure (1980)
Par JEFF KANJI le 13 Novembre 2013          Consultée 3462 fois

Dire qu’on a été désarçonné par "Down To Earth" est un doux euphémisme ! L’approche très FM et commerciale de l’album a eu vite fait de le rendre détestable aux yeux des die-hard fans ne jurant que par la trilogie de l’ère Dio. L’album n’est pas complètement faisandé, la tentative de Ritchie paraît bien maladroite et ce malgré le recrutement heureux de Graham Bonnet, partant aussi vite qu’il est venu, puisqu'il s’en va en 1980 rejoindre Michael Schenker... Mais la métamorphose de l’Arc En Ciel va être plus profonde !

Si Don Airey, l’heureuse recrue et ex-membre de l’ombre du SABBATH NOIR s’est visiblement entendu avec Ritchie Blackmore, Cozy Powell, dernier rescapé de l’âge d’or, se fait la malle à son tour… Toutefois Bobby Rondinelli n’est pas ce qu’on peut appeler une demi-portion et Ritchie lui donne une chance inespérée de percer sur le circuit professionnel. Côté chant, il aura la main heureuse avec le recrutement du jeune Joe Lynn Turner, vocaliste qui connaîtra une belle carrière avec RAINBOW puis Yngwie MALMSTEEN. Mais la nouvelle qui affole les compteurs, c’est l’arrivée à la production et à la basse de Monsieur Roger Glover, qui rejoint son ex-partenaire de DEEP PURPLE (je rappelle que le groupe mythique n’existe plus depuis 1976). Ainsi d’un DEEP PURPLE moribond sont nées deux formations qui se sont plus ou moins reconstituées autour des membres du Pourpre et qui ont le vent en poupe en ce début des années 80 :
WHITESNAKE (Coverdale/Lord/Paice) et RAINBOW (Blackmore/Glover).

L’attente est donc immense, surtout après le décevant "Down To Earth". Que penser de cette ouverture d’album par une nouvelle reprise de Russ BALLARD ? "Since You’ve Been Gone" est sans doute le seul véritable classique à s’être extirpé de l’opus précédent et c’est une reprise… Pas très glorieux pour Ritchie Blackmore, davantage connu pour son extravagance et son génie en matière de songwriting. Ainsi un parfum fifties souffle sur "Difficult To Cure" dès les premières mesures. Une bonne méthode néanmoins pour apprécier la voix de Joe Lynn Turner, plus volubile et visiblement plus impliquée niveau interprétation. Le propos est toujours FM mais la facette baveuse s’estompe au profit d’une classe plus typique de RAINBOW.

"Down To Earth" était-il un album de transition ? À l’image de cet artwork montrant des chirurgiens terminant leur ouvrage et de ce titre énigmatique, le mystère reste entier et toutes les interprétations sont possibles. Toujours est-il que "Spotlight Kid" est excellent, un moment de Hard Rock véloce où tout le génie de RAINBOW se manifeste avec des chœurs très FM et un chant ultra mélodique parfaitement intégrés : RAINBOW semble avoir achevé sa mue. "Freedom Fighter" voit même le groupe s’immerger à nouveau dans la fantasy avec brio, et "No Release", plus typiquement FM, s’avère très plaisante avec son pont très Pop rappelant les expérimentations de QUEEN au même moment. D’ailleurs Ritchie Blackmore et Brian May se côtoieront régulièrement durant ces années-là jusqu’à enregistrer ensemble une dantesque version de "Smoke On The Water" sous le nom de ROCK AID ARMENIA.

C’est aussi à partir de "Difficult To Cure" que l’homme en noir va commencer à revisiter le répertoire classique via son titre éponyme qui se réapproprie la célèbre "Ôde À La Joie" de Ludwig Van BEETHOVEN ou encore cet instrumental au titre germanophile, procédé que l’on retrouvera sur le très bon "Stranger In Us All" agrémenté cette fois d’un hommage à Edvard GRIEG. Au milieu de ces facéties il demeure encore quelques approximations : si la guitare semble reine, accomplissant à chaque morceau un nouveau pas en avant vers l’acmé de la maîtrise guitaristique, "Magic" tombe à plat malgré ses chœurs mémorisables et "Can’t Happen Here" est un peu passable, sorte de morceau « courant d’air » en quelque sorte.

Les arrivées conjuguées de Roger Glover et Joe Lynn Turner semblent avoir remis Ritchie sur de bons rails et ce dernier pourra compter dans les prochaines années sur de fidèles lieutenants pour l’accompagner dans sa perpétuelle recherche d’idéal musical.

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   JEFF KANJI

 
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- Joe Lynn Turner (chant)
- Ritchie Blackmore (guitare)
- Roger Glover (basse)
- Bob Rondinelli (batterie)
- Don Airey (claviers)


1. I Surrender
2. Spotlight Kid
3. No Release
4. Magic
5. Vielleicht Das Nachste Mal (maybe Next Time)
6. Can't Happen Here
7. Freedom Fighter
8. Midtown Tunnel Vision
9. Difficult To Cure (beethoven's Ninth)



             



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