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DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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SOILWORK - Natural Born Chaos (2002)
Par DARK MORUE le 29 Janvier 2014          Consultée 3048 fois

Il y a des albums comme ça, qui ne peuvent laisser indifférent. Qui nous tombent dessus, qu'on ne saisit pas tout de suite à leur juste valeur, mais que dés la première écoute, on sait qu'ils vont nous suivre un bon moment.
Cet album de SOILWORK est de ceux-là. Et on peut dire qu'il était prédestiné. Le combo avait démarré dans un registre très proche de AT THE GATES pour changer radicalement son fusil d'épaule avec le tonitruant "A Predator's Portrait", avec ajout de chant clair, d'ambiance plus épurée, technique toujours au top avec leads et soli incroyables. Bref, une véritable bombe de Death Mélo regroupant tous les ingrédients typiques du style mais agencés d'une manière intelligente. Des "Bastard Chain", "Shadowchild" et "Needlefeast", on en veut davantage, et à toutes les sauces. Et c'est également à partir de là que Strid a trouvé sa voix. Bref, la formule qu'IN FLAMES aura allègrement repompé à partir de "Reroute To Remain", avec talent certes, mais moindre.

"Natural Born Chaos" est encore un pas en avant. Dans une direction inexplorée. Le genre d'album qu'on sait pas trop d'où le groupe l'a sorti. Enfin si, on s'en doute un peu. Parce que tout ça a été fait en très étroite collaboration avec... Devin Townsend. Mon petit cœur de fanboy a lâché. Si ce dernier n'a pas directement participé à la composition, la production qu'il a concoctée est éblouissante. Sans aucun équivalent dans la carrière du groupe, cristalline et d'une pureté sans égales. Et quand en plus il vient pousser la chansonnette aux côtés de Speed sur deux titres... Mais qu'on ne s'arrête pas là. "Natural Born Chaos" est un album de SOILWORK avant tout, et c'est même le sommet de leur carrière avant une succession d'albums allant du plutôt décevant au médiocre, et ce jusqu'à leur incroyable double album de 2013.

Si dans la forme, on pense avoir affaire à un classique album de Death Mélodique moderne, alliant riffs gentillets, couplets hurlés et refrains Pop, le tout sur des structures globalement peu aventureuses, le fond est tout autre. Car si l'album est d'une efficacité à toute épreuve, que TOUS les refrains sans exceptions sont en chant clair et s'impriment dans la tête d'office (n'allez, je dis "As We Speak" et "Black Star Deceiver", rien qu'en lisant ces titres vous entendez le refrain résonner dans votre tête), et que tout dispose d'une véritable unité, on a rarement vu telle ambiance et telle inspiration. Je parlais de production pure, c'est un véritable euphémisme. Jamais le Death Mélo n'a sonné aussi clair, aussi éclatant de blancheur, aussi lumineux ("No More Angels" carrément aveuglante malgré son riff bien rapide). Et ce grâce à un énorme travail sur le son et les claviers discrets aux sonorités souvent particulières. Et bordel ces soli ! Dés que Wichers empoigne son instrument, la musique devient comme nappée de cristal, sur le fil, et on est tout simplement hypnotisé par la beauté immaculée se dégageant des notes tombant chacune comme des gouttes précieuses. Mes favoris, histoire de citer quelque chose, seraient celui du titre éponyme incroyablement fondu dans l'ensemble, ou "Song Of The Damned" pétillant d'émotion simple, et "Follow The Hollow" encore un cran au-dessus des autres. Mais chaque titre est ici doté d'un solo à tomber qui ravira tout guitariste en herbe, et c'est quelqu'un qui n'en a globalement rien à cirer des exercices nombrilistes de six-cordes qui vous le dit.

Et à côté de ça... Ben merde quoi. Composer des morceaux pareils devrait presque être illégal. Déjà c'est quoi ce "Follow The Hollow" de fou furieux qui nous arrive dans la gueule dès le début ? Bref sample futuriste annonçant le titre, et BOUM, riff montagnes russes hystérique, ça breake dans tous les sens, lignes de chant impeccables et PAN un refrain inoubliable en pleine poire. Ce premier hit d'une vivacité monstre tape dans le mille et catapulte dans l'atmosphère très particulière pour nous guider sur une "As We Speak" douce et belle, probablement le plus gros tube que SOILWORK ait jamais composé (et ce n'est pas peu dire !). Et à partir de maintenant, j'aimerais bien ne pas avoir à faire l'éloge de chaque titre l'un après l'autre mais chaque morceau, bien que souvent relativement proche d'un autre, a forcément ses qualités qui lui sont propres.
Le ping-pong vocal entre Speed et Townsend sur les couplets de "Black Star Deceiver" débouchant sur un refrain éclatant forme l'un des sommets de l'album, tout comme "Mindfields" à l'entame plus brute de décoffrage mais développant une coloration plus triste et tendue, ou le titre éponyme étrangement plus coloré de futurisme que le reste. Et les deux derniers titres bon sang... "No More Angels" ou le morceau parfait alliant riff simple mais ultime et lignes vocales éternelles, et ce "Song Of The Damned" anthologique, avec ce motif de claviers certes kitsch mais inoubliable, et une succession de passages tous plus parfaites les uns que les autres. Ergh.

M'enfin voilà. Tout le monde le sait que "Natural Born Chaos" est un intouchable. Certains le qualifieraient de Pop, et ils n'auraient pas entièrement tort tant SOILWORK se fait ici accessible malgré la richesse certaine. Mais merde ! Tout ça est tellement bien composé, finement arrangé, l'interprétation est tellement parfaite et les choix artistiques audacieux que ce genre d'album, ces œuvres presque ultimes toisant tout un pan de la musique et constituant l'un des meilleurs albums d'un genre entier sans même faire partie de ses fondateurs, ne méritent que d'être écoutés religieusement, un genou au sol.
Voilà, c'est dit.
Si vous aimez la musique, vous aimez cet album.

"Chaos" : Dans mon Top 3 Melodeath, avec "Visionnaire" de MISANTHROPE et l'éponyme de HYPOCRISY. D'une blancheur éclatante, bardé de riffs et refrains éternels, ou comment transcender une formule classique par une forte identité.

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Par JULIEN




 
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- Peter Wichers (guitare)
- Speed Strid (chant)
- Ola Frenning (guitare)
- Ola Flink (basse)
- Sven Karlsson (claviers, orgue hammond)
- Henry Ranta (batterie)
- Devin Townsend (chant ad. sur 7 & 10)
- Mattias Eklundh (guitare ad. sur 9)


1. Follow The Hollow
2. As We Speak
3. The Flameout
4. Natural Born Chaos
5. Mindfields
6. The Bringer
7. Black Star Deceiver
8. Mercury Shadows
9. No More Angels
10. Soilworker's Song Of The Damned



             



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