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PUNK HARDCORE CRADO  |  STUDIO

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1978 Nervous Breakdown
1980 Jealous Again
1981 Six Pack
  Damaged
1984 My War
  Family Man
  Slip It In
1985 Loose Nut
  The Process Of Weeding O...
  In My Head
1987 Wasted...again
1989 I Can See You
2013 What The...
 

- Style + Membre : Rollins Band
 

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BLACK FLAG - My War (1984)
Par CHAPOUK le 7 Mai 2014          Consultée 1242 fois

Ce second opus des Californiens, souvent cité comme influence majeure des groupes Grunge, est réellement un album à part. Difficile de dire au premier abord s’il tue, ou s'il est bon à jeter (désolé vous allez devoir vous taper toute la chro pour savoir quoi en penser).

Tout d’abord, ce qui surprend c’est cette prod, nettement plus propre et étouffée que celle de "Damaged" qui rendait tous les morceaux très cracra. C’est aussi un élément qui va pas mal gâcher l’effet de ce skeud, enfin pour ceux qui aimaient le son crado typiquement Punk destroy. Pour les autres vous la remercierez franchement d’avoir rendu plus supportable l’écoute de cette bizarrerie.

Mais surtout c’est cette perte de vitesse qui nous fout sur le cul : un tas de titres sonne Heavy ! La bande à Rollins s’est clairement inspiré du BLACK de messieurs Osbourne et Iommi. Il suffit d’écouter le son de "Can’t Decide", "Nothing Left Inside", "Three Nights" ou "Scream" pour comprendre ce que je veux dire. Retour à l’époque "Paranoid". Clairement le parallèle entre "Electric Funeral" et "Nothing Left Inside" est aisé. La seule différence entre ces deux titres c’est le côté malsain qui émane de chez BLACK FLAG. Même les bidouillages et effet psychédéliques des grattes sont présents, même s’ils ont bénéficié de quelques arrangements de la part des Californiens (on sonne pas hippie sur "My War" on dissonne tout court !).

"Three Nights" et "Scream" possèdent quant à eux de nettes influences Doom, Stoner, voire Sludge mais ne renient pas l’esprit Punk du groupe, que l’on retrouve bien dans les soli ou les hurlements déchirés de Henry Rollins. Et c’est tout à fait insupportable ! Ça ne ressemble à rien, ça dissonne dans tous les sens, c’est de l’impro totale d’accord, mais c’est inécoutable ! Encore les éructations du chanteur, combinées à la lourdeur de la musique peuvent créer une ambiance, mais ces pseudo-soli sont purement là pour bousiller tout le travail d’ambiance. Ben oui, BLACK FLAG n’a jamais prétendu faire un quelconque effort musical, non le groupe s’est toujours revendiqué de la mouvance Punk Hardcore... D’ailleurs les "My War", "Beat My Head Against The Wall" ou encore "I Love You" sont là pour le rappeler. Même s’ils sont frappés de la même lenteur qui paralyse tout l’album, la rythmique est tout de même très Punk Rock tout comme les lignes de chant.

Enfin l’oscar du titre qui ne veut rien dire est attribué à "The Swinging Man". Mais qu’est-ce que c’est que ça ?! Imaginez un aliéné effectuant une danse désarticulée sur des charbons ardents vous pourrez vous représenter visuellement ce que donne ce titre lorsqu’on l’écoute pour la première fois. Putain, c’est un Kamoulox auditif, une jam session où tout le monde joue ce qu’il veut dans son coin, le tout en avec des accents Free Jazz !

On peut se poser la question : Mais pourquoi ont-ils fait ça ?? C’est suite à un abus de drogues ?
Pas du tout c’est une bonne provoc’ gratuite face à la conformité musicale de la scène Punk de l’époque. Là où tous les kids admiraient BLACK FLAG et voulaient sonner comme "Damaged", le groupe se détache de cette image et se met à incorporer du Metal dans ses compos. Le tout en adressant un gros fuck à toute la scène Punk Hardcore : on innove et on vous emmerde !

Alors évidement ça ne plaira pas aux keupons fermés d’esprit, mais par contre "My War" sera une source d’inspiration pour un nombre importants de groupes tels que les MELVINS, EYEHATEGOD, ou même NIRVANA avec son "Bleach" comportant tout un tas d’éléments déstructurés et sales.

BLACK FLAG a évolué en Black Flaque sur cet album. Tous les titres comportent un côté malsain, poisseux, possédé. C’est ce qui rend d’ailleurs l’album très difficile à comprendre et à écouter entièrement. Ici il n’y a pas de demi-mesure : les fans de Punk Hardcore qui tabasse le détesteront, ceux qui sont plus intéressés par le Sludge et le Post-Hardcore risquent d’apprécier !

En attendant moi je fais partie de ceux qui trouvent le concept de l’album intéressant, mais qui ne peuvent vraiment pas, malgré de nombreux efforts, l’écouter régulièrement, tellement c’est déroutant.

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   CHAPOUK

 
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- Henry Rollins (chant)
- Greg Ginn (guitare, basse)
- Bill Stevenson (batterie)


1. My War
2. Can't Decide
3. Beat My Head Against The Wall
4. I Love You
5. Forever Time
6. The Swinging Man
7. Nothing Left Inside
8. Three Nights
9. Scream



             



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