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DEATH METAL  |  STUDIO

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ALTARS - Paramnesia (2013)
Par ENENRA le 1er Avril 2014          Consultée 1530 fois

Les années 2010s seront Extrême, que cela soit dit. En passant, j'ai toujours une petite pensée émue pour tous les réac' encore bel et bien vivants, ne sachant savourer les batailles embourbées, le gravas et la peste, préférant rester sur les "oldies but goldies" (vous aussi vous...? Ah.) couilles dans futal saillant, corps huilé et doigt pointé vers le Ciel, option hache ou épée à deux mains. Les perdants restant qui font des beaux yeux à leur chanteuse Metal préférée ne lisent de toute manière pas ce papier, nous sommes à l'abri. Mais passons, back to the business, parce qu'on est entre mecs sérieux ici, les frivoles sont à la porte, les "qui savent" sont du bon côté.

Je disais donc : les 2010s seront Extrême. Loin d'être un jugement hâtif et balancé au gré du vent pour faire la Une et choquer la ménagère, tout ceci se base sur une étude de marché et des faits reconnus par de nombreux experts, le constat est sans appel : on bouffe un sacré paquet de super sorties Black, Death, Blackened Death, et tous les autres croisements que vous voulez, depuis l'an de grâce 2010. Pourquoi cela ? L'arrivée depuis cette année du label de référence Dark Descent n'est en rien étranger à la chose quand on voit son catalogue bourré de références quand sonne l'heure des tops et réunions d'amoureux de tableur Excel en tous genres. En outre, des labels comme Iron Bonehead ou Nuclear War Now! nous ont déjà sorti autant (si ce n'est plus) d'albums que depuis leur création lors des 10s, et je peux vous dire qu'on est loin d'avoir beaucoup de merde dans le tas. Si on rajoute par-dessus tout ceci des labels de confiance qui officient déjà depuis un bon paquet d'années tels que les Polonais d'Agonia Records ou les saints canadiens de Profound Lore, on a de quoi faire, croyez-moi.

Et bien entendu j'ai oublié ceux qui nous intéressent ici : Nuclear Winter. Assez discret finalement, le label tenu par le gratteur beugleur de DEAD CONGREGATION - Anastasis - ne sort que peu de véritables albums et est beaucoup plus abonné au format EP. Restant dans l'ombre de ses partenaires, le Grec sait, cela dit, nous fournir en musique de qualité, obscure et viciée avec la touche Old School qui te rallie à la cause en moins de deux. Et donc en 2013, en complément du premier album de TEMPLE NIGHTSIDE, nous voilà avec ALTARS, des petits nouveaux avec deux Splits (avec TZUN TZU et HEAVING EARTH) et une Demo à leur actif. Autant vous dire de suite que je n'avais jamais entendu parler des gaillards par le passé et que la découverte était totale.

Le tour du propriétaire est fait assez rapidement : prenez du MORBID ANGEL période post-"Covenant" (on oublie le dernier album dans la bataille), rajoutez-y un petit feeling tordu et labyrinthique du genre très vite fait (pensez PORTAL, MITOCHONDRION et compagnie), une production qui soulève le sable et fait tourbillonner la poussière et vous avez un bon petit aperçu de la musique des Australiens. Pour le moins Dominateur, totalitaire et gargantuesque, le Death d'ALTARS n'hésite pas à flirter avec les dissonances et les couinements de guitares dans une progression aussi subtile qu'un IMMOLATION levé du mauvais pied. Cette bonhomie mal baisée qui avance d'un pas lourd se mue progressivement en un tout autre artefact, le plus surprenant : le Death de hood, le Death de gang, le Death Metal urbain qui avance encapuchonné ("Khaz'neh" est assez évidente de ce point de vue-là), gras, suintant, mais prêt à sortir s'il le faut l'opinel, la batte ou le poing américain, qui de toute manière, entre nous, est resté vissé sur les phalanges depuis le seuil de la porte franchi.

ALTARS a cette manière de donner à son groove meurtrier des airs de grisaille banlieusarde, de misère du peuple qui sort dans la rue par envie de tout faire péter, nouvelle ère du tout Evil, le Diable de retour dans les légendes urbaines. Décochant des leads qui convertiraient le moindre péquenaud à sa cause ("Paramnesia, part III"), et bien que nettement rattachable à son influence angélique première, les Australiens assoient dès leur premier album longue durée une envie de s'imposer, mais surtout de régner en maître despotique, prendre la relève des plus grands et tirer le tout vers le haut. Alors écrasant, bien entendu, mais également étrangement... galvanisant.


Obscure the sun. Chain the god.

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- Cale Schmidt (chant, basse)
- Lewis Fischer (guitare)
- Alan Cadman (batterie)


1. Mare
2. Terse
3. Khaz'neh
4. Solar Barge
5. Husk
6. Paramnesia I: Descent
7. Paramnesia Ii: Gibbous
8. Paramnesia Iii: Ouroboros



             



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