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BLITZKRIEG - Back From Hell (2013)
Par DARK SCHNEIDER le 4 Janvier 2014          Consultée 2072 fois

2013 restera une année productivement faste pour Brian Ross : elle aura vu son retour sur le devant de la scène avec ses deux groupes fétiches. On avait déjà parlé du come-back réussi de SATAN, au tour maintenant du combo historique de Brian Ross, son groupe rien qu’à lui, BLITZKRIEG bien évidemment. Cela faisait un bail qu’on n’avait plus de nouvelles de cette formation depuis le pourtant très attachant "Theater Of The Damned" en 2007. C’est donc avec surprise que le groupe nous annonce la sortie de ce "Back From Hell". C’est par contre sans surprise que l’on apprend que le line-up est une nouvelle fois totalement chamboulé, avec pour seul rescapé, outre Brian Ross, le guitariste Ken Johnson. On notera que le nouveau second six-cordiste de cette offrande n’est autre que le fiston de notre chanteur.

En général, quand un titre d’album inclut le mot "Back", c’est qu’il regarde dans le rétroviseur. C’est exactement cela avec ce "Back From Hell" qui n’est vraiment pas avare en références multiples à l’histoire du groupe. Ce n’est pas un fait nouveau chez BLITZKRIEG, mais il est particulièrement prononcé ici. Le titre déjà, la pochette, et l’ouverture avec "Jack’s Back/Back To Hell" sont autant de références à l’album de 1995, "Unholy Trinity". Bon, jusque là, pourquoi pas. Et puis ce titre d’ouverture est bien troussé d’ailleurs : on retrouve tout à fait le style de BLITZKRIEG, ce chant si caractéristique, mais aussi ces riffs certes vintages, mais résolument agressifs, massifs pour le genre, toujours dans le même esprit que l’ancestral "Time Of Changes". On notera d’emblée un son de guitare plus râpeux que sur "Theater Of The Damned", un son moins clair, le tout étant pensé pour rendre l’album plus virulent et donc moderne, mais franchement rien de convaincant en fait : l’album précédent sonnait bien mieux.

À trop vouloir se tourner vers son passé, le groupe se contente de peu, de trop peu, pensant sans doute que cela suffira pour plaire à son maigre public. Quelle erreur. On appâte donc les vieux fans en leur refourguant une nouvelle version du premier single du groupe, "Buried Alive", qui semble figée dans le temps même si l'on appréciera la prestation vocale de Ross, meilleure qu’à l’époque. On nous refait le coup du titre inspiré de la série "Le Prisonnier" avec "Return To The Village", puis, comme Ross répète à tout va que JUDAS PRIEST est son groupe préféré, il n’a rien trouvé de mieux que de concocter un titre hommage faiblard en s’acoquinant avec un chanteur issu d’un obscur tribute band du PRIEST et en singeant le solo de "Hell Bent For Leather". Ce "Call For The Priest" est bien symptomatique de l’état de fatigue du groupe, du manque d’inspiration générale de la galette et surtout des mauvaises idées qui s’accumulent.

Il y aussi de quoi tirer à boulets rouges sur le pachydermique "Sahara" et son orientalisme de pacotille, et sur l’indigeste (et tout aussi pachydermique) "Complicated Issue" où Brian Ross chante à l’unisson avec une chanteuse sortie d’on ne sait où, dont la voix n’a rien de séduisant pour un titre insignifiant. Et les reproches ne s’arrêtent pas là : le groupe ne nous épargne pas la ballade inutile et son intro instrumentale qui l’est tout autant ("4 U/One Last Time").
Ultime grief : BLITZKRIEG étant sans doute tellement fier de la reprise de son titre éponyme par METALLICA qu’ils ont cru bon de leur rendre la pareille. Voici donc une version copié/collé de "Seek And Destroy" qui ne sert strictement à rien, à part une veine tentative de nous faire rire sur le pré-refrain avec ses chœurs bourrins pathétiques.

6 ans d’attente pour ça, franchement, y’en a qui n’ont peur de rien. Ça fait quand même la moitié de l’album qui est bonne pour un aller simple au vide-ordures ! Alors pourquoi ce machin parvient à échapper à un 1/5 sans appel ? Parce que outre son title track, et un "Buried Alive" qui fait dans la facilité mais n’en reste pas moins un très bon morceau, il contient aussi un "V" qui lui s’affirme comme un très bon titre digne du groupe, où l’on retrouve enfin tout le savoir-faire mélodique qui faisait de "Theater Of The Damned" un album tellement plus avenant. Le titre final de l’album, plus énergique, tente également tant bien que mal de nous sortir de notre léthargie.

Bref, BLITZKRIEG est passé à côté de son sujet, pensant peut-être que la bonne réception du nouveau SATAN suffirait pour focaliser l’intention sur eux. Et ce n’est sans doute pas le tout petit label Metal Nation Records de Jess Cox (autre vétéran de la NWOBHM puisqu’il s’agit du premier chanteur de TYGERS OF PAN TANG) qui aura les moyens de les soutenir. "Back From Hell" ne fait pas honneur à cette légende de la NWOBHM.

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Brian Ross (chant)
- Bill Baxter (basse)
- Ken Johnson (guitare)
- Mick Kerrigan (batterie)
- Alan Ross (guitare)


1. Jack's Back
2. Back From Hell
3. Buried Alive
4. Complicated Issue
5. V
6. Return To The Village
7. Sahara
8. 4 U
9. One Last Time
10. Call For The Priest
11. Sleepy Hollow
12. S&d (seek And Destroy) (metallica Cover)
13. We Have Assumed Control



             



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