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RATT - Dancing Undercover (1986)
Par MULKONTHEBEACH le 30 Octobre 2013          Consultée 2517 fois

En 1986, alors que le Hard US bat son plein, toutes paillettes dehors, RATT peine à asseoir sa légitimité avec des ventes d’albums, qui à défaut d’aller crescendo dégringolent sans raison valable.

Après un premier LP remarquable propulsé par des tubes Heavy Rock efficaces, un second quasiment identique mais en plus policé, voici ce "Dancing Undercover", un poil plus sauvage que les précédents.

RATT, c’est l’archétype même de ce qu’on appellait à l’époque le « Glam », ce genre musical venu des terres de l’Oncle Sam (on parle de Hard ici, donc pas de la mouvance British des 70’s avec BOWIE et consorts), avec évidemment tous les clichés du genre.
Ici, ce n’est pas du Baudelaire certes, mais une musique festive, attrayante, avec des textes parlant d’amour… Hum, bien sûr !

Pourtant, dès les premières mesures de "Dance", je vous avais prévenus pour la prose, ça joue, ça envoie bien comme il faut, avec ces duels de guitares bien sentis. "One Good Lover" continue de nous abreuver en riffs plutôt gras pour le style pratiqué, avec une parfaite maîtrise de l’échange. Ici, personne n’est floué, chacun jouant de son instrument pour servir des titres qui n’attendent que ça.

Manifestement, c’est l’incarnation même de la formation qui est à mettre en défaut, tant les égos des cinq musiciens qui la composent semblent bien décidés à ne rien lâcher…
Stephen Pearcy est un chanteur acariâtre qui ne participe jamais aux répétitions ou aux soundchecks d’avant les concerts, Warren DeMartini est le guitariste prodige ou prodigue qui veut absolument laisser son empreinte, Juan Croucier un bassiste grande gueule qui ne tient pas en place, et Bobby Blotzer, un batteur émérite qui fait tout pour rendre la vie du vocaliste impotent insupportable.
Au milieu de ça, il y a Robbin Crosby, second guitariste par défaut, mais surtout par acceptation, sans doute la personnalité la plus sensible du groupe, mis en défaut et donc à l’écart de par son amour immodéré pour les drogues. Pourtant, il est sans conteste le compositeur le plus inspiré de nos cinq voyous.
Seulement voilà, les autres veulent tous avoir leur part du gâteau !

Il faut dire que les soli de Warren sont bien fluides, mais le guitariste souffre d’une transparence qui frôle l’indécence, tandis que Robbin est le charisme incarné, avec sa prestance naturelle, une vraie Rock Star dont raffolent les groupies.

La galette est garnie de bons titres, quoiqu’un peu courte (35 min au compteur !) avec notamment ce "Body Talk", au up-tempo du feu de Dieu, qui renvoie MÖTLEY CRÜE, qui cartonne alors avec son "Theatre Of Pain" en carton, écrire de bons titres pour son "Girls, Girls, Girls" suivant.
"Looking For Love" est excellent avec cette mélodie toute RATTienne (on s’en fout, on fait pareil avec les politiques non ?!), "7th Avenue" est un brin plus poussif mais pas mauvais pour autant. "It Doesn’t Matter" reste dans la lignée avec son refrain entêtant, et ses soli mélodieux. Quant à "Drive Me Crazy", il définit bien le style de RATT, avec ce refrain obsédant et sans temps mort.

Néanmoins, on pourra reprocher plusieurs choses au groupe, plus qu’à cet album en particulier.
La première, est de se reposer sur ses lauriers, pourtant pas vraiment enracinés à cette époque, en proposant une musique qui ne se renouvelle pas ou peu.
Ensuite, un défaut qui peut se révéler être une qualité, le fait qu’aucune ballade ne figure ici, comme sur chacune de ses deux premières offrandes, mais avait t’elle sa place ici ? Pas vraiment…
Finalement, les tensions internes, avec cinq personnalités dont ne se dégagent aucun leader faute de place, commencent à poser un problème majeur à la formation, qui pourrait capitaliser sur le jeu de Warren, la voix assez unique de Stephen, et l’image de Robbin. Mais les garçons sont têtus, de vraies têtes de pierre…

Heureusement, avec Beau Hill aux manettes, ce "Dancing Undercover" reste encore aujourd’hui un disque lumineux, festif, qui retranscrit parfaitement les intentions du groupe, avec la lumière et le gaz à tous les étages. Party all night, à condition toutefois d’avoir son coiffeur disponible au beau milieu de la nuit…

De l’excellent Cock Rock quelque peu binaire, mais a t’on envie de nous voir proposer autre chose lorsqu’on à affaire à RATT ? Bien sûr que non, et c’est là l’essentiel.

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   (2 chroniques)



- Stephen Pearcy (chant)
- Robbin Crosby (guitare)
- Warren De Martini (guitare)
- Juan Croucier (basse)
- Bobby Blotzer (batterie)


1. Dance
2. One Good Lover
3. Drive Me Crazy
4. Slip Of The Lip
5. Body Talk
6. Looking For Love
7. Seventh Avenue
8. It Doesn't Matter
9. Take A Chance
10. Enough Is Enough



             



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