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Igorrr
Savage Sinusoid
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le 19 Juillet 2017 par LOUVOIR


J'ai beaucoup hésité avant d'écrire ce commentaire. J'ai acheté ce disque dès sa sortie mais je ne sais toujours pas quoi en penser. Donc pour être le plus objectif possible, on va faire du track-by-track, une fois n'est pas coutume.

Comment ne pas être pris d'un rire nerveux à l'écoute des premières secondes de "Viande"?
"Savage Sinusoid" moins débile que ses prédécesseurs? Mouais, faut le dire vite... Avec un premier morceau "plus bas du front tu meures", difficile de s'attendre à ce que pourrait être la suite. Mais cette entrée en matière empreinte de folie ne dépareille pas tant que ça sur cet album.

Non parce que tout de suite après, on se prend "Ieud" en pleine tronche quand même! Ce titre complètement halluciné, mélange de black metal, de baroque, de breakcore, le tout donnant un résultat extrêmement lyrique qui me fout des frissons à chaque fois que je l'écoute. Le visionnage du clip m'avait laissé sur le cul. Mais là pareil, on ne peut pas rentrer complètement dans le délire d'IGORRR à cause du final à la flûte à bec. C'est sensé être drôle. Et ça l'est à la première écoute. Après c'est juste barbant. Un morceau pareil franchement... C'est comme si BEETHOVEN avait décidé de terminer sa 9ème symphonie par un "prout!" bien sonore. Il faut vraiment arrêter de faire passer la bêtise pour du génie.

S'en suit un "Houmous" musette qui se marie bien avec les gros rythmes syncopés, avant de prendre un autre parpaing dans la gueule, le bien nommé "Opus Brain". Car oui, c'est un morceau qui s'adresse à ton cerveau mon ami. Mais pas pour lui faire du bien. Pour le décérébrer, le faire fondre, dégouliner, couler par tes oreilles. Même principe que pour "Ieud", alternance de vocaux arrachés et lyriques sur fond de rythmes impossibles, grosses guitares et de bass drop bien dubstep.

Par la suite, on se calme avec "Problème d'Emotion". Morceau qui aurait pu être sympa s'il avait été suivi d'une montée en puissance d'un "Tout Petit Moineau". Mais il n'en est rien. Finalement ce n'est qu'un interlude peu intéressant. On se questionne sur son intérêt. Donner de l'oxygène à l'auditeur délicat? Admettons et passons à la suite.

L'introduction à la guitare sèche de "Spaghetty Forever" a de quoi surprendre. Mais dès que la guitare électrique, la batterie et les vocaux font leur apparition, un doute plane. C'est une redite des premiers morceaux, ni plus ni moins. Alternance de passages tarés et d'autres plus calmes. Pas de surprise, IGORRR fait ce qu'il sait faire, il le fait bien, mais il se répète sévèrement.

Pareil pour "Cheval". On avait déjà "Houmous" pour le baroquecore-musette. Pourquoi revenir dessus? Pour nous montrer que IGORRR garde ses prises ratées parce que c'est rigolo? Pour faire pousser ses vocalises d'évier à déboucher à Travis Rian de CATTLE DECAPITATION? C'est sympa, mais sans grand intérêt. "Apopathodiaphulatophobie" a déjà plus d'intérêt pour écouter la voix du monsieur. Déjà grâce à un riff simple mais efficace, et aussi grâce au clavecin qu'on avait presque pas entendu jusqu'à présent alors que c'est toujours sympa.

"Va Te Foutre" (et non "Va Te Faire Foutre", Positron ;-)) réussi l'exploit de sembler trop long tout en restant en dessous des deux minutes. Rien à ajouter.

Puis vient "Robert". Ça commence par des percussions diverses et variées pour le morceau le moins metal de tout l'album. Et cette distinction le rend finalement attachant ce morceau. Il est différent des autres et met en valeur les réelles capacités d'IGORRR pour le breakcore pur et dur.

Enfin, IGORRR prendre son temps pour nous dire "Au Revoir" (plus de 5 minutes!). Ça pianote, ça chantonne, ça violone, c'est gentil. Puis ça metal lourdement, ça monte en puissance tout doucement, sans aller dans l'outrance comme IGORRR en a l'habitude. C'est agréable. Ça nous permet de rentrer chez nous bien tranquillement, et l'attention est appréciée.


Au final, c'est un bon album, avec de grands moments, d'autres complètement déplacés, pas mal de remplissage, de redite. Ça nous donne un album bien en dessous d'un "Hallelujah" qui assumait complètement son côté tomuch, pas désagréable, mais tellement décevant!

Par Nightfall In Metal Earth

Alors la je suis soufflé, je connaissais mes capacités à auto-compléter des phrases mais avoir corrigé en va te faire foutre pendant des semaines entières !
Merci ça sera corrigé.

Quant à "plus sérieux" : j'aurais peut être du dire plus contrôlé (ce qui n'est pas nécessairement une bonne chose). J'ai l'impression en entendant le disque qu'IGORRR prend plus au sérieux son créneau de montreur de cirque et la niche qu'il s'est construite à la force du poignet, et c'est peut-être pour ça qu'il y est moins surprenant et te paraît être dans la redite.

Du coup ton commentaire ne me surprend pas, deux points de vue qui se valent pour moi et je suis content que quelqu'un le défende dans les commentaires.

Positron


le 18 Juillet 2017 par ELFHIR

Tôt ou tard IGORRR allait finir par apparaître sur NIME, j'en étais convaincu. Il y avait forcément des amateurs éclairés de cet "ovni" musical parmi vous.

Je n'ai pas encore écouté dans l'ensemble la nouvelle oeuvre d'IGORRR, mais j'avais un bon souvenir des délires de "Hallelujah" et "Poisson Soluble".

Apparemment, l'aspect délire "sample" et p.e fini, pour une approche plus Metal.

A tester.

le 17 Juillet 2017 par KABOUL


Effectivement plus accessible, plus direct, plus digeste et quelque part aussi efficace et très contrasté !
Alors, virage mainstream correspondant à la signature chez une grosse boite ou volonté artistique d'épurer pour livrer la quintessence ?
Osef ca poutre !













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