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Styx
Paradise Theater
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le 11 Mai 2018 par CHRISNAKE


STYX et TOTO sont dans le même registre FM-AOR mais très différent, si TOTO est supérieur techniquement en lorgnant sur le coté "Fusion" et Rock californien, STYX a davantage ce côté Hard Rock (surtout au début). Étant un admirateur de "Pieces Of Eight" et "The Grand Illusion" je fus déçu de "Paradise Theater" malgré une superbe pochette et son vinyle hologrammé (pour contrer les fabricants de disques pirates !), je le trouvais trop mou à part "Rockin' The Paradise" et les deux titres de James Young (le membre le plus Hard du groupe) flanqués curieusement en fin d'album ( bon "Half Penny Two Penny" sonne comme un remake de "Miss America"). Récemment j'ai fait tourner l'album en boucle et le charme a opéré... "Too Much Time..." est bigrement efficace avec son beat Disco et sa basse en effet chorus. Pour le coup les deux titres de Dennis De Young ("Nothing Ever..." et "Lonely People" sonnent presque comme du TOTO ! "She Cares" de Tommy Shaw (très sage sur le coup-là) est un peu mielleux mais pas désagréable... Le thème du concept album n'est pas central ou pesant comme peuvent l’être "The Wall" ou "The Elder" de KISS. Pour le reste de la discographie, je ne suis pas fan de la période John Curulewski, ça s'améliore avec "Equinox" et son sublime "Sweet Madame Blue". À part l'éclair de génie de "Lady" sur "Styx II" qui est devenu un tube aux USA, le groupe est certes plus Hard Rock mais la qualité d'écriture et des mélodies est inférieure. L'arrivée de Tommy Shaw est une bénédiction (il a remplacé Curulewski au pied levé sur l'Equinox Tour" en 75.

le 06 Mai 2014 par BUPIE


Merci au chroniqueur qui m'a donné envie de réécouter cet album. Je me souviens de mon excitation à sa sortie, de cette pochette superbe et -probablement- de la traditionnelle chronique dithyrambique d'Hervé Picart dans Best. La déception à l'écoute avait été à la hauteur de l'excitation préalable et mon histoire avec STYX s'était arrêtée là. En réécoutant "Paradise Theater" aujourd'hui, je comprends ma réaction d'adolescent mais l'adulte lui trouve quand même pas mal de qualités et surtout un morceau de grande classe avec "Half-Penny, Two-Penny". Du coup, j'envisage de me pencher sur les classiques comme "Grand Illusion" ou "Pieces Of Eight".

Sinon, plutôt que de comparer STYX à JOURNEY ou BOSTON (sans parler de TOTO, musicalement très éloigné), j'y verrais plutôt le chaînon manquant entre KANSAS et REO SPEEDWAGON... Ce qui amène STYX à faire le grand écart entre deux styles sans convaincre totalement dans l'un ou l'autre registre (du moins sur cet album).

Un bon trois étoiles quand même.

le 27 Avril 2014 par LEO


"Paradise Theater" ne mérite vraiment pas 5 étoiles ! Il est bien trop banal pour ça et plusieurs crans en dessous d'albums comme "Equinox", "Crystal Ball" ou "Pieces Of Eight" et de toute façon la plus haute marche du podium revient à "The Grand Illusion", le sommet de la carrière discographique du groupe.
"Paradise Theater" a (en apparence) un chouïa plus d'allure que le mollasson "Cornerstone" mais STYX pouvait-il faire pire de toute façon ? ....euh! hélas oui. Le piteux "Kilroy Was Here" et sa suite le démontrera !
Mais revenons-en à ce "Paradise Theater", album-concept à la noix si il en est ! (le Paradise Theater et son évolution à travers le temps, symbolisant paraît-il, la transition des années 70 aux années 80 aux States !).
Si au niveau du concept, c'est à pisser de rire tellement la métaphore est nulle, musicalement ça n'est pas bien plus reluisant !
Dès l'ouverture et "Rockin The Paradise", le chant de Dennis Deyoung et l'accompagnement m'évoque un genre de Billy Joel du pauvre, quand à "Too Much Time On My Hands" chanté par Tommy Shaw, le rythme et l'instrumentation m'évoque déjà l'horrible "Mr. Roboto" à venir !
Les morceaux suivants sont du même tonneau ; de la variétoche, certes de luxe, mais de la variétoche tout de même !
Restent l'agréable "Snowblind" (signé James Young-Dennis Deyoung) chanté par James young et Tommy Shaw et le plus Rock "Half-penny, Two-penny" de James Young qui sauvent les meubles mais c'est bien tout concernant cet album que j'ai toujours trouvé très largement surestimé !

le 26 Avril 2014 par VANNOORD


Ah , STYX ! Pour ceux qui ont connu la période, quand le Rock-Hard-Fm-Progressif-AOR et cie fourmillait d'excellents groupes, STYX était l'un de ceux qui tenaient le haut du pavé. Ce "Paradise Theater" est un excellent album, c'est indéniable. Les compositions du groupe étaient durant cette période d'un niveau bien au-dessus de la majorité des groupes du moment. Le chant était extraordinaire, notamment avec Tommy Shaw que j'appréciais et que j'apprécie toujours particulièrement. Quand vous l'écoutez chanter "Too Much Times On My Hands", par exemple, c'est à tomber par terre...
Cependant, cet album est sorti après une série de très bons albums , "Equinox" , "Crystal Ball", "Grand Illusion", un monument du genre, "Pieces Of Eight" et à un moindre degré "Cornerstone". Il dénote peut-être un peu au niveau style par rapport à ce que le groupe faisait avant, ce qui explique probablement pourquoi certains fans purs et durs n'ont pas tout-à-fait suivi...
Ce n'est pas le meilleur de STYX, mais ça reste d'un niveau supérieur. Je ne peux mettre 5 comme note, mais un 4,5 me va très très bien.

le 25 Avril 2014 par RAMON


Bah non, pas besoin de se dire qu'on est dépassé pour apprécier ce disque aujourd'hui.
Déjà à l'époque il sonnait rétro, non pas en raison de sa production ultra léchée mais bien parce que le thème général évoqué par la pochette et le contenu de l'album (grandeur et désaffection d'un haut lieu de l'entertainment US) est porté lui-même par la nostalgie.
Rappelons que le vinyle était orné d'une magnifique gravure.
Vinyle que j'ai possédé mais dont je me suis débarrassé, une pièce collector, pas forcément introuvable cela dit.

Passons.
Voilà cet album n'est pas forcément la plus infâme bouse produite par l'industrie du disque américaine, après tout le dit STYX fera bien pire juste derrière avec "Kilroy Was Here", mais là on a l'impression d'écouter un album de TOTO du début à la fin, on pète dans la soie et on fait bien attention de ranger sa petite cuillère en argent dans l'écrin qui lui est dévolu (ça peut être utile une petite cuillère, autant savoir où elles se trouvent, surtout avec plein de monde à table) totalement dénué de spontanéité, désespérément propre.

STYX a bien anticipé les eighties, leur mise en scène kitsch de la société du pognon et de la consommation, tout en faisant mine de la déplorer.
Quelque part le groupe prend son auditoire, au mieux pour un troupeau de naïfs au pire pour un amas de décérébrés voués au culte du veau d'or via le rêve américain que ses membres cocaïnés jusqu'à l'os sont bien décidés à promouvoir coûte que coûte.

Le STYX 70's n'était pas un grand groupe (à la différence de KANSAS) mais possédait malgré tout un charme certain, celui des 80's va ramasser les royalties en se vautrant dans l'AOR et en y oubliant son âme (comme KANSAS).

Hard FM, AOR, on ne compte plus les méfaits produits par cette forme de lobotomisation musicale: STYX, POINT BLANK, KANSAS, BLACKFOOT, 38 SPECIAL, JOURNEY, DOC HOLLIDAY...
De la variètoche amerloque, rien de mieux, rien de plus, rien d'inoubliable surtout.













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