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TOP 12 Magic Four :
(Discographie sélective)


METALLICA : Kill em All (83), Ride the Lightning (84), Master of Puppets (86)
SLAYER : Reign in Blood (86), South of Heaven (8 , Seasons in the Abyss (90)
ANTHRAX : Spreading the Disease (85), Among the Living (86), Sound of the White Noise (93)
MEGADETH : Peace sells (86), So far so good so what (8 , Rust in Peace (90)

Le deuxième classement que nous vous proposons regroupe les 11 albums Thrash – hors Carré Magique – qui apparaissent comme « indispensables » pour tout amateur de Thrash qui se respecte.

Les « Indispensables » du Thrash :
(Pas d’ordre hiérarchique)


1/ Bonded by Blood – EXODUS (1985)
2/ No more Color - CORONER (1988)
3/ American Way – SACRED REICH (1990)
4/ Alice in Hell – ANNIHILATOR (1991)
5/ Persecution Mania – SODOM (1987)
6/ Agent Orange – SODOM (1989)
7/ Coma of Souls - KREATOR (1990)
8/ The Legacy – TESTAMENT (1987)
9/ Doomsday for the Deceiver – FLOTSAM & JETSAM (1987)
10/ Chaos AD – SEPULTURA (1990)*
11/ Lights... Camera... Revolution... – SUICIDAL TENDENCIES (1990)*

* = Le choix de ces deux derniers albums par leur aspect “crossover” est assez contestable (malgré leur richesse, influences et qualités indéniables).

Pour terminer, voici selon nous un classement de 10 albums « secondaires » davantage réservés aux initiés et à ceux qui souhaiteraient « approfondir » la question. Bien entendu, tous ces albums présentent des qualités indéniables et peuvent par certains égards être considérés comme « cultes ».

Le Thrash des initiés :
(Pas d’ordre hiérarchique)

1/ Fabulous Disaster – EXODUS (1988)
2/ Game Over – NUCLEAR ASSAULT (1986)
3/ Forbidden Evil – FORBIDDEN (1990)
4/ Leaves Scars – DARK ANGEL (1986)
5/ Violence & Force – EXCITER (1985)
6/ Breaking the Silence – HEATHEN (1990)
7/ Chemical Invasion – TANKARD (1986)
8/ Dreamweaver – SABBAT (1989)
9/ Power of Inner Strengh – GRIP INC (1994)
10/ Act III - Death Angel (1990)
11/ The music of Eric ZAHN – MEKONG DELTA

On est gentil, on vous a évité tout un tas de groupes vraiment moyens comme WATCHTOWER, VIO-LENCE, DESTRUCTION... Donc non, on ne vous les a pas cités pour être fidèles à notre image de puristes (on est un gourou ou on ne l’est pas).

Pour terminer sur ces histoires de classement, Top et autres Best Of, nous tenons à isoler deux groupes qui auraient pu figurer dans les précédents listing mais qui évoluent à notre sens sur cette frontière ténue entre le Thrash et le Death : LOUDBLAST et DEATH.

Nous ne saurons que trop vous conseiller de jeter une oreille sur le terrible « Sublime Dementia » de LOUDBLAST et l’extraordinaire quadrilogie de DEATH à savoir : Individual Through Patterns, Spiritual Healing, Symbolic et Human.

Après un passage à vide dans les années 90, le Thrash semble actuellement reprendre quelques couleurs en particulier grâce à la régularité et la tenacité des teutons (citons KREATOR et SODOM en tète de peloton). Une nouvelle vague maldroitement baptisée « Néo-Thrash » (THE HAUNTED, DEW SCENTED...) tente quant à elle de relancer le genre sur les vestiges flamboyants des anciens ténors en lorgnant tant sur le Death que le Metalcore avec plus ou moins de réussite.


Canard WC (avec la collaboration de son brother of Metal Mikaël Zardü)


Heavy Metal, Speed Metal, Metal Gothique, Death Metal, Black Metal, Thrash Metal, Doom Metal, Viking Metal, Power Metal, Neo Metal, Stoner, Grindcore

Lexique Thrash Metal
Par CANARD WC           Consultée 158865 fois

Historique

Thrash Metal : mode d’emploi

Du sous-genre au sur-genre

Contrairement à ce qu’on peut lire sur WIKIPéDé (http://fr.wikipedia.org/wiki/Thrash_metal), le Thrash n’est pas un « sous » genre du Heavy Metal. Nan désolé ma bonne dame. Le Thrash est une réaction au Heavy Metal, et plus précisément une réaction américaine à la « New Wave of British Metal » (NWOBM).

Vous connaissez les ricains comme moi, non ? Cette volonté d’être les meilleurs, de dominer, de s’imposer quitte à faire chier tout le monde. Et bien le Thrash est née de cette caractéristique. Il était évident que les USA ne pouvaient pas laisser impunément des groupes de rosbifs comme JUDAS ou MAIDEN dominer aussi outrageusement les charts et le petit monde du Metal.

Le Thrash, c’est donc avant tout une contestation, une fronde, la rebellion adolescente. Il y a cette volonté, dans le sillon de la NWOBM, de dépasser, de débrider et de décrasser les schémas du Metal. C’est une cavalcade, une chevauchée endiablée dignes des westerns. Les riffs furieux galopent d’un bout à l’autre, tout est speedé poussé à son paroxysme comme une charge de cavalerie prête à tout raser.

C’est en ce sens que le Thrash doit être considéré davantage comme un SUR-genre. Tout est dans le préfixe : SUR-riffer, SUR-passer, SUR-enchérir, SUR-prendre, SUR... Ok j’arrête. On reprend la machine européenne pour mieux la faire imploser. Le résultat de la chose nous renvoit à la définition même du genre : une musique qui descriptivement « bastonne ». La dimension « SM » du genre en est presque évidente : on pousse, on hurle, on cogne. Ca va saigner bordel !

Le mid-tempo, c’est pour les tapettes.

Car s’il est une des caractéristiques du Thrash, c’est bien cette formidable rapidité. Si vous ne deviez retenir qu’une seule expression pour décrire le Thrash, ce serait : furieusement speed. Ceux qui ont pensé au navet avec Keanu REEVES peuvent sortir en se flagellant le corps avec des barbelés. Le Thrash pourrait se résumer à cette maxime : il FAUT jouer vite, comme si tout en dépendait. C’est un moteur qui explose (Mötörbreath), une charge héroïque (The Four Horsemen) ou simplement une pluie cinglante de décibels (Raining Blood). Pas pour rien qu’au début on appelait le Thrash du « Speed Metal ».

Alors oui, aux origines du Thrash, il y a la NWOBM + de l’influence kepon. C’est indéniable. Mais pas seulement, en ce qui concerne la NWOBM, rendons de suite hommage aux trois grands groupes sans lesquels le Thrash n’aurait peut être pas vu le jour : MOTORHEAD, JUDAS PRIEST et MAIDEN (je mets volontairement un peu de coté DIAMOND HEAD et MERCYFUL FATE). Quant à la haine punk, il n’y a qu’à la puiser aussi du côté de la perfide albion chez GBH, The Clash ou les Sex pistols ou bien côté States chez Minor threat, The Damned, New York dolls, MC5, Danzig ou les Misftits. Sans ces géniteurs spirituels, heavy et punk les choses auraient été différentes. Et on retrouve dans le Thrash un peu de ces groupes. Mais l’attitude sans concession, la mentalité qui transpire derrière, ce souci d’efficacité et cette apparente simplicité (le véritable héritage Punk) ont été décuplées pour l’occasion. Pas de quartier, compromis zéro.


7 ans de (coup d’)état dans l’état rock’n’roll

Pour ce qui est de la date de naissance du genre, tout le monde parle de la Bay Area et avance la date de 1983 (premier élan du genre avec « Kill ‘em All » de METALLICAt et « Show no Mercy » de SLAYER). C’est à la fois vrai et inexact car trop synthétique. Soyons plus précis, le Thrash a été conçu à Los Angeles sous un soleil de plomb en 1981. Le genre a fermenté de la rencontre de quatre blousons noirs : BURTON – MUSTAINE – HETFIELD – ULRICH. (Je paierais cher pour me faire un remake de back to the future et m’enquiller quelques rebiés avec ces joyeux hirsutes). C’est, à n’en pas douter, que j’aurais demandé au Doc dans « Retour vers le Futur » si j’avais été Marty. Non, parce que ces quatre mecs là sont l’esprit même du Thrash avant l’heure : pleins de sève, rebelles, talentueux, intègres et idéalistes.

Le Thrash, le succès, la durée de vie... Tout cela sera aussi rapide qu’un solo de guitare de Friedman période « Rust in Peace ». Relativement éphémère aussi, parce que le Thrash est avant tout un micro-genre dans l’histoire du rock. Comme un papillon à qui l’on aurait touché les ailes, condamné à une mort prochaine. L’aventure aura duré en tout et pour tout 7 ans. En gros, de 1983 à 1990. Mais attention, 7 ans de pleine bourre. J’en entends quelques uns au fond qui contestent et c’est vrai qu’après 1990 il y a eu quelques bons albums. Mais ce ne sont que les radiations de la bombe atomique répondant au doux nom de « Seasons in the Abyss ».


En 1990, c'est l'heure des...

Attention voilà une de nos grandes théories. Tel un fist anal propre à vous faire découvrir l’existence du 4ème sphincter, SLAYER avec Seasons in the abyss a été au bout du genre, livrant en ce début de décennie l’album ultime et référence impossible à outrepasser. Et plus globalement, 1990 est l’année qui a enterré le Metal dit « traditionnel », avec le Painkiller de Judas Priest. Ce sont deux albums qui vont sonner le glas de leur genre respectif tout en donnant le ton pour la nouvelle décennie.

D’un coté, le Painkiller du PRIEST emporte dans la tombe l’effigie d’un Heavy Metal musclé presque jusqu’au-boutiste. De l’autre, SLAYER marque le point final paroxysmique du THRASH dans ce qu’il a de raffinement et de brutal avec Seasons in the abyss. C’est de cette hauteur qu’on peut contempler l’étendue du genre et tous ses versants. La métamorphose que le Metal a subie en 1990 restera sans précédent, amenant la cohorte de tout un tas de genres plus ou moins éloignés. Néo Metal, Fusion, Grunge, Speed Mélo, Power Metal, Prog, Black, Death Metal... Tous sont les descendants du Heavy et du Thrash. Comme des cousins germains qui s’invitent à la fête à la dernière minute.

Painkiller et Seasons ont ouvert la brèche pour qu’en 1990 le barrage éclate formidablement. Et tous se sont rués à l’assaut de la nouvelle décennie. Une bien triste décennie pour les blousons à clous, les vestes à patches, les cheveux longs, bracelets de force et autres santiags.


Les « Magic four »…

Les magazines et spécialistes du genre ont trop souvent tendance à cantonner le Thrash au fameux « Carré Magique », soit : METALLICA, SLAYER, MEGADETH et ANTHRAX. Rendons à ces ambassadeurs du Thrash ce que chacun à apporté au genre :

- METALLICA le « God Father » du Thrash,
- SLAYER, le brutal,
- MEGADETH, le virtuose,
- ANTHRAX, l’open déjà fusion qui s’affichait comme du mosh.

Si ce « Carré » apparaît comme quasi inviolable – véritable axiome mathématique – une ribambelle de groupes ont eux aussi marqué à leur façon le genre avec des albums cultes, aux qualités indéniables et parfois génialement atypiques.

Dans notre grande mansuétude et volonté de partage, mieux, d’éveil, nous vous avons concocté trois Best Of différents pour permettre à tout un chacun de s’y repérer. Fruit d’une intense réflexion, le premier de ces florilèges est le top 12 qui ne comprend que l’essentiel de l’essentiel des 4 grands du Thrash (une disco sélective de 3 albums par groupe ce qui ne fait 3 x 4 = 12 le compte est bon). Plus qu’indispensables, ce sont des standarts à connaître par coeur que tout amateur de Metal en général, et de thrash en particulier, se doit de posséder dans sa discographie.

Inutile de vous creuser les méninges à chercher quelque subtilité objective que ce soit, le classement de ce top 12 se base sur les critères purement subjectifs des deux sélectionneurs en chef que sont le Canard WC et Mikhaïl Zardü. Néanmoins, nous défions quiconque appréciant le style de contester la qualité de ces 10 œuvres majeures.









HOLY MOSES
Queen Of Siam

LAMB OF GOD
The Duke

LAMB OF GOD
Vii: Sturm Und Drang

LAMB OF GOD
Killadelphia

LAMB OF GOD
Ashes Of The Wake

LAMB OF GOD
As The Palaces Burn

LAMB OF GOD
New American Gospel

ACT OF DEFIANCE
Birth And The Burial

TESTAMENT
Brotherhood Of The Snake

LICH KING
The Omniclasm




METALLICA
...and Justice For All (47842)

MEGADETH
Rust In Peace (39059)

SEPULTURA
Roots (37879)

METALLICA
Master Of Puppets (32927)

METALLICA
Kill'em All (31489)

METALLICA
Ride The Lightning (31481)

SEPULTURA
Chaos A.d. (26384)

SLAYER
Seasons In The Abyss (25501)

MEGADETH
Peace Sells ... But Who's Buying ? (23928)

MEGADETH
Countdown To Extinction (20011)







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