Cela fait un moment que je pense qu'un des dérives actuelles du Metal est de trop s'intéresser à la prod. Il suffit de lire les chroniques et les avis sur différents sites de Metal pour voir que ça occupe une bonne partie des commentaires, parfois au détriment des compos et de l'interprétation, alors que ça devrait être l'essentiel.
MANILLA ROAD, c'est l'excès inverse. On entend un espèce de bourdonnement souvent assez pénible, qui empêche vraiment de profiter des morceaux, et c'est très gênant. Pourtant j'ai appris à apprécier (énormément même !) les débuts du groupe, mais un album comme celui-ci est franchement dur à pénétrer, c'est la raison pour laquelle je ne le noterais pas. Mais on en vient à se demander s'il n'y a pas une forme de snobisme du groupe à essayer d'avoir le son le plus garage-underground-merdique possible ! Et ce n'est pas la peine de parler du manque de moyens, parce que des groupes comme DOMINE, THY MAJESTIE, BATTLEROAR, DOOMSWORD... qui sont loin d’être multi-platinés proposent un son clair et précis, même si c'est pas le top du top.
Alors, peut-être que je vais finir par apprécier ce disque et les autres MANILLA ROAD post-reformation, mais c'est dommage que le groupe fasse tout pour se rendre obscur.