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Grave Digger
Excalibur
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le 18 Septembre 2014 par CLANSMAN57


Volet finalisant la trilogie médiévale.
Concept sur Arthur et ses sbires, moins captivant que les précédentes livraisons conceptuelles du groupe...

La magie n'opère pas autant selon moi, il arrive qu'on s'ennuie,même si Hansi Kürsch est présent sur les chœurs, qui sont beaucoup moins accrocheurs que par le passé.
Avec un Hansi dedans, ça aurait dû le faire pourtant...

Les ambiances sombres que GRAVE DIGGER maîtrise ne sont pas assez exploitées ici...

Pas mal, mais décevant quand même. Un peu bâclé ?

3/5, pas plus.


le 14 Novembre 2007 par D'SC


Nous revenant des tréfonds des temps noirs gouvernés par l'obscurantisme religieux lors de la première croisade, et après avoir assistés, guinchant au gré des aires de cornemuses, aux massacres causés par les conflits d'une sombre Ecosse médiévale, nos cinq fouineurs conceptuels du passé embarquaient dans un vaisseau nommé EXCALIBUR pour un nouveau voyage temporel, allant explorer une des légendes les plus travaillées de l'Histoire : La légende du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde.
Annonçons-le sur-le-champ, cet opus clôt à merveille la trilogie épique dont les bâtisseurs d'hypogées nous ont gratifiés. Rien qu'au niveau visuel, la pochette affiche d'elle-même la couleur de cet album, somptueux en tous points de vue. Je vous l'accorde, la considération sans pareille que je lui porte résulte peut être du fait que c'est lui que je découvris en premier, et lui donc qui me convertit au son de GRAVE DIGGER. Mais il possède, quoi que l'on en puisse dire, des attraits indéniables dignes de le projeter, sinon sur la première place, au moins aux cotés des plus grands, parmi le trio gagnant du groupe.

Les points forts de cet album ?

Tout d'abord, il faut le reconnaître, la production est de mise. On est loin de la bouillie sonore d'un HEAVY METAL BREAKDOWN par exemple. Ici, chaque instrument est à sa place. La voix est à un niveau convenable (ni trop en avant, ni submergée par les riffs de Uwe), les riffs, justement, sont puissants sans tomber dans un excès de saturation électrique, la batterie est destructrice comme il se doit et, chose assez exceptionnelle en soi, la basse se fait même entendre sur un nombre non négligeable de titres ! Que de bons points, donc. Ajoutez à cela le don que Merlin l'Enchanteur a fait à cette petite merveille, à savoir une potion lui conférant sa vigueur originelle pour l'éternité, et vous vous trouverez face à une des plus belles réussites du groupe.
Ensuite, force est de constater que l'ambiance légendaire qui émane de cet album est un prodige au niveau réalisme. Au fil du déroulement des titres, on se sent comme transporté dans les forêts enchanteresses, naviguant dans les eaux troubles des lacs qui les peuplent, lorgnant la belle Nimue au travers d'un "The Spell" troublant dans les couplets, et bouleversant dans le refrain. Si c'est sans aucun doute à la somptueuse introduction "The Secrets of Merlin" que revient le monopole du mysticisme parmi les titres resplendissant sur ce chef-d'œuvre, aucune chanson n'est en reste. Elles ont toutes une petite touche bien particulière qui les rend discernables des autres. Outre les breaks incorporant des instruments médiévaux de toute beauté qui parsèment les titres tels que le tonitruant "Pendragon", la splendide fausse ballade "Morgane le Fay", le fortifiant "The Final War", la ballade "Emerald Eyes" engloutie par un océan de magnificence, ou encore le Heavy et somptueux "Avalon" qui clôture EXCALIBUR sur un sentiment de nostalgie, je retiendrai en particulier l'impérissable title-track au refrain épique s'il en est, le très lourd "The Round Table" et son ambiance château fort, le speed "Tristan's Fate" et son introduction "druidesque", le "Lancelot" au riff de légende, et enfin l'inimitable "Mordred's Songs", un des plus beaux hymne du Metal que je connaisse.
Une autre caractéristique substantielle de cette œuvre majeure est l'abondance des solos superbement mélodiques, touchant parfois à la quintessence de ce qu'a fait le groupe en la matière.

Et les points faibles alors ?

Alors, peut-on en dénicher certains qui se seraient subrepticement dérobés à nos téméraires écoutes ? J'aurais bien envie de répondre par la négative, mais mon excès de lucidité m'oblige à stigmatiser un minimum toutes formes d'art, en raison de leurs natures notoirement imparfaites.
Je ferai court, cependant. L'unique point qui me semble pouvoir souffrir de reproches se situe, lui aussi, au niveau de la production. En effet, il se peut qu'elle soit, sur certains aspects, qualifiable de (teu)tonicité à outrance, empiétant parfois sur de rudes envolées électriques, pouvant sembler disgracieuses aux oreilles de l'auditeur rigoriste. Rien de bien méchant en somme, mais un des seuls points noirs remarquable (qui sera même perçu comme une qualité pour certains).

le 27 Décembre 2006 par DAVID


Je suis assez d'accord avec la chro d'Akron. J'ai découvert le groupe avec ce disque et je le trouvais énorme au début.
Mais en découvrant les autres petit à petit, Excalibur reste un peu en-dessous. Gros travail sur les refrains, immédiats, efficaces, entêtants et tout.

Mais niveau riffs, je le trouve un peu creux ce disque au final... Tunes Of War (avec lequel j'ai eu du mal au départ, pour son aspect plus cru) lui est supérieur à ce niveau.
Reste que les "ballades", les morceaux lents sont excellents, j'adore aussi Parcival (le bonus track), très speed et qui contient, lui, d'excellents riffs.

le 06 Novembre 2006 par RANU


Le groupe poursuit dans la voie amorçée sur "Knights". On retrouve les riffs-caterpillars, les choeurs de brutes avinées, les soli minimalistes-z-et mélodiques, et également ce p'tit côté "raffiné", qui faisait défaut aux albums "pré-Knights".

L'intro instrumentale. Bouerf, comme d'hab' quoi. Oui, mais là, non. Elle a un petit truc. La façon dont les riffs de Lulis viennent renforçer la mélodie de flûte, le tout soutenu par les roulements de batterie. C'est entrainant, ça donne envie d'écouter les 11 bouzins suivants.

Comparé à "Knights", c'est globalement plus rapide, même si on retrouve plein d'éléments tatas, notamment au niveau du chant : Il y a jamais eu autant de parties en voix claire chez GD, jamais je vous dis. Et il s'en sort bien, le Chris ("Pendragon", "Morgane Le Fay"). On retrouve aussi la cornemuse (toujours "Pendragon"), mais bon, on est plus en Ecosse. La véritable nouveauté, c'est la flûte. C'est même la base des 2 power-ballades du disque.

Et oui, le groupe revient aux ballades traditionnelles, qu'on ne trouvait pas sur "Knights". C'est d'ailleurs malin de leur part de terminer leur album sur 2 titres plus apaisés après tant de morceaux speed, d'autant plus que les thèmes abordés s'y prêtent. "Emerald Eyes" nous présente un Arthur sur le point de calancher qui se souvient avec émotion de Guenièvre, genre "Bon OK, tu t'es tapé ce connard de Lancelot, mais c'est pas grave, je t'aime quand même, moëlleuse". Quant à "Avalon", ça y est, là, il est mort. Et la mélodie lancinante de flûte traduit bien cette idée de non-retour. C'est émotionnant, quoi.

On alterne sinon entre du speed classique pour GD ("Tristan's Fate", "Excalibur") et des mid-tempo plus atmosphèriques, tels "The Round Table" et son texte cliché métôle que même Manowar ils auraient pas osés ("Together we stand, steel in our hands"), ou "The Spell" nanti là aussi d'un texte bien con qu'on jurerait écrit par un boutonneux de la Star Ac' ("Deep in the woods she taught me how to touch a girl").

On constate aussi que jamais la musique n'a jamais été aussi en phase avec les thèmes des chansons. Plus la tension dramatique est présente dans l'histoire, plus la musique s'en ressent (cf. ce que j'ai dit sur les 2 ballades). C'est le cas sur le climax, représenté par la trahison de Mordred, le neveu ingrat, traître et boutonneux d'Arthur et la bataille inévitable entre les 2 gus à grands coups de swords made of steel, narrés dans les speedés "Mordred's Song" et "The Final War". Il y a une véritable "intensité" dans ces 2 titres, ne serait-ce qu'au niveau du chant, et les riffs sont parmi les plus poilus jamais enregistrés par Uwe.

On sent bien que le groupe mûrissait ce projet depuis des années. C'est abouti comme c'est pas permis, tout ça.

La fin d'une époque.

le 30 Août 2006 par DARK SCHNEIDER


Je suis assez d'accord avec la chro mais je mettrais pour ma part une étoile en moins. Je ne suis pas un connaisseur de Grave Digger mais j'ai beaucoup appreçier le fameux "Tune of wars" (bien que ce dernier soit quand même un poil surestimé). C'est donc les yeux fermés que j'ai acheté cet "excalibur" vu tout le bien qu'on en disait et là la grosse déception! "Excalibur" est en fait trés semblable à "Tune of war" mais en moins martial et carré, ça aurait pu être une qualité (Excalibur est un peu plus fin) mais ça ne le rend pas meilleur. On a quelque bons refrains, "Pendragon", "Excalibur", "Avalon", mais globalement c'est nettement moins efficace et inspiré qu'avant. Du metal teuton assez convenu en somme.
Ca s'ajoute à cela un concept baclé, les paroles étant médiocres, sans la moindre envergure. Grave Digger se contente de décrire quelques passages clé de la geste d'Arthur sous un ton finalement assez neutre là où on aurait pu s'attendre à une grande fresque épique.
Et pour info Akron, non Chris Bolthendal n'est pas l'initiateur de ce type de chant. Ronnie Atkins de Pretty Maids le faisait déjà avant, avec plus de classe d'ailleurs.













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