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MÖtley CrÜe
Generation Swine
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le 19 Février 2016 par ADRI


C'est dans le désespoir le plus profond que je constate que cet alb... cette chose, n'est pas que le fruit de mes cauchemars les plus abjects.

J'avoue, dans un sens, c'est un disque amusant. Mal produit, mal foutu, mauvaises chansons, mauvaise période, pochette digne de la palme de platine du mauvais goût, mais quelque part, amusant. Un nanar musical quoi. C'est bien à chier quand même...

...

Oh mais, wait !

Tommy Lee a donc bien un fils qui s'appelle Brandon ? Brandon Lee ? Mais vous vous foutez de ma gueule ! Maintenant je ne pourrais même plus regarder "The Crow" sans repenser à cette abysse de la connerie !

Note : 0/5 arrondi à 1/5 (parce que j'ai pas le choix).

le 08 Août 2012 par KINGKILLING


What the Fuck ? "Generation Swine" récolte une étoile ? Eh ben, tout ne tourne pas rond.

Nous sommes milieu 1996, Vince Neil retourne au bercail. Pourquoi donc ? Il faut déjà savoir que l'ange blond ne s'investissait pas assez dans MÖTLEY CRÜE, d'où son départ forcé par Nikki Sixx et Tommy Lee en 1992 (Mick Mars s'en branlait). Il fut remplacé par le talentueux John Corabi, à la voix plus grave, plus Heavy. MÖTLEY CRÜE sortit un album éponyme très bon malgré quelques titres décevants et un EP novateur pour le combo.
Mais le changement de MÖTLEY CRÜE lui sera fatal : la tournée prévue pour l'album éponyme fut un véritable flop, les fans manquaient à l'appel malgré la grande motivation du quatuor (le groupe voulait à l'époque, retournait à quelque chose de plus Rock N'Roll, de plus simple vis-à-vis du public).
Il faut savoir que Vince Neil n'est pas revenu de bon coeur, il faut attendre 2005 pour que le groupe soit enfin soudé comme au début (et encore, Tommy Lee ne pouvant plus blairer Vince Neil). C'est juste une histoire de dollars, d'un gros coup de pub et d'un procès finalement oublié que MÖTLEY CRÜE retrouva son line-up mythique. Les deux parties gagneront avec le come-back de Neil : sa carrière est en chute libre depuis le bide de "Carved In Stone" (plutôt bon, mais jugé avant-gardiste pour beaucoup de personnes) et pour Sixx et Co., c'est aussi la désillusion. Bref, tout le monde est gagnant dans ce coup ! Les avocats, producteurs et promotteurs le savaient bien.
Pas drôle pour John Corabi, qui tomba quasiment dans l'oubli après ce triste départ (aujourd'hui, il reprend souvent des titres de MÖTLEY CRÜE en version acoustique, "Hooligan's Holiday" en particulier).

Toute cette introduction pour dire que la musique n'a pas fait revenir Vince Neil, ce qui est assez désespérant quand on y pense. Ce qui explique sûrement ce "Generation Swine" qui ne plaira pas à certains.

Ceux qui s'attendait à un "Dr. Feelgood bis" vont être extrêmement déçus. Effectivement, MÖTLEY CRÜE sonne différement sur ce skeud, il n'y a plus rien du son d'antan. Beaucoup de choses électroniques et d'arrangements ici. Pas le piano ou l'harmonica, non on est plus prêt de l'ordinateur. Le son parait synthétique. "Glitter" par exemple, est une nouveauté pour le groupe : batterie truquée, jolies nappes de synthétiseurs, voix féerique de Vince Neil, ambiance limite atmosphérique, passages Indus bref, on a affaire à un tout nouveau MÖTLEY CRÜE.
Sur tout l'album le mot d'ordre est Indus. Et oui, qui aurait imaginé que MÖTLEY CRÜE enregistrerait un jour un album à prédominance Indus ?
Mais, aussi improbable que cela puisse paraitre, la bande bariolée réussie haut la main ce nouveau pari.
"Flush" (bonne mélodie), "Beauty" (une chanson noire dans son ensemble, les arrangements Indus vont à merveille), "Let Us Prey" (un putain de bon riff, et Vince Neil retrouve sa voix du bon vieux temps, le refrain est un vrai défouloir avec des hurlements incontrôlés et une violence maîtrisée), "Confessions" (écrit par John Corabi à l'origine, doté d'un très bon solo de Sir Mars), "A Rat Like Me" (un peu en dessous du reste de l'album malgré un riff à tendance Grunge) et "Shout At The Devil '97" (meilleure que l'originale. Un orgasme musical, où MÖTLEY CRÜE explose les enceintes) sont les exemples mêmes de la nouvelle direction musicale de MÖTLEY CRÜE.

"Generation Swine" est à prédominance Indus, comme je l'ai dit plus haut, oui. Mais, tout ne sonne pas comme tel. MÖTLEY CRÜE est un groupe rempli d'énergie brute : "Find Myself" est une ouverture grandiose, quasiment Punk dans la force et l'énergie, la chanson explose littéralement à la fin avec un Vince Neil qui hurle comme jamais (la voix de la gamine aide bien). "Anybody Out There" est la chanson la plus rapide de MÖTLEY CRÜE : Tommy Lee cogne sec contre ses fûts, tandis que Mick Mars nous envoie des courts mais très bon soli dans les gencives. "Generation Swine" est aussi un belle démonstration, avec quelques petits passages Indus qui renforce la chanson et des couplets géniaux.
Le single "Afraid" est un peu à part. Sonnant carrément Grunge et Indus à la fois (le son de la batterie y est pour beaucoup), "Afraid" est à la fois une belle chanson avec son refrain rempli d'espoir et une fin magnifique, superbe !

Autre première pour MÖTLEY CRÜE (décidemment), Nikki Sixx et Tommy Lee chantent chacun un titre. Et quels titres mes amis ! "Rocketship" est comme un voyage dans l'espace, la voix lointaine mais magnifique de Nikki Sixx nous accompagne très loin avec de superbes arrangements et une guitare acoustique qui procure une atmosphère intimiste. "Brandon" est une ballade chantée au piano par Tommy Lee, qui est accompagné ici par un violon touchant. Dédié à son fils avant de naître de son union avec Pamela Anderson, "Brandon" est un bien bel hommage où Tommy Lee montre qu'il est aussi doué au chant qu'à la batterie (les poussées sont géniales).

Revenons un peu à Vince Neil. On sait donc que le bonhomme est revenu surtout pour les gros sous (et ça marchera). Avant l'écoute de "Generation Swine", on aurait pû se méfier de sa future prestation (manque de motivation, je m'enfoutisme) mais aucune inquiétude, Vince Neil est en grande forme et module à merveille sa voix. Grave sur "Beauty", nasillarde sur "Afraid" et "Confessions", hurlée sur "Find Myself" et "Let Us Prey" etc.. Le blondinet couvre un très large panel (il en couvre un si gros qu'on se demande des fois si c'est bien lui qui chante).
Mick Mars est celui qui est mis le plus en retrait sur l'album, même si il place d'excellents riffs ("Find Myself", "Let Us Prey", "Afraid") et des soli géniaux ("Anybody Out There", le modifié de "Glitter", "Confessions"). Tommy Lee brasse, comme d'habitude, un très bon boulot (quel régal ces parties de batterie modifiée). La basse de Nikki Sixx est toujours aussi présente, on se délecte de son jeu parfait.

"Generation Swine" est un album déroutant au premier abord, c'est vrai. Il coupe totalement avec le reste de la carrière du groupe. Mais, à force d'écoutes, il révèle ses nombreuses facettes et on l'apprécie à sa juste valeur. MÖTLEY CRÜE signe encore une fois un très bon album.
Je ne lui donne pourtant pas la note de 5/5, pourquoi ? Tout simplement, car si on le compare aux autres albums (excepté "New Tattoo") il reste inférieur malgré ses indéniables qualités.

Chansons favorites : "Find Myself", "Afraid", "Beauty", "Shout At The Devil '97", "Rocketship", "Brandon".

le 01 Septembre 2011 par BTG


Hummm "Generation Swine". Une vraie énigme cet album. La première fois que je l'ai écouté, j'ai arrété à "Flush". Y'avait pas moyen.
Puis j'ai retenté. Et là, quelques trucs me viennent en tête.

- "Find Myself" est géniale. C'est la destruction, ça ravage tout, c'est crade et c'est voulu. Mission accomplie.
- "Afraid". Mouais, y'a une partie des lyrics pas mal, j'aime bien l'idée, et la mélodie est catchy. Ca passe.
- "Flush". Assez malsaine. Ca passe mal mais c'est sûrement l'effet voulu. J'en raffole pas mais je peux la finir maintenant.
- "Generation Swine" est bonne. Genre "Find Myself", mais un cran moins violente. J'aime.
- "Confessions" : Rien à dire, j'aime pas.
- "Beauty" : Pareil.
- "Glitter" : Une des plus grandes enigmes musicalement parlant pour moi de MÖTLEY. Je suis partagé entre une certaine indifférence, et admiration. C'est tellement simple en termes de mélodie et de lyrics que ça me parle. Ce "Druken Kiss [...] Like A Lie"...
- "Anybody Out There", comme la review le dit, est une speederie sympa.
- "Let Us Prey" est ... mouais
- "Rocketship" est HS mais bonne.
- "A Rat like Me" est bien. J'aime. Pareil, c'est un peu dans le domaine du crade.
- Le remix de SATD ... Mouais, rien à dire, ça me gêne pas
Et "Brandon" ... Bah. C'est mélodique. Deux trois lyrics sont bonnes, mais ça vole pas haut. Ca fait mal de finir un album comme ça. Ca aurait été bien sur un best of mais bon.

Bref, l'album a un côté crade qui colle bien à l'air du temps. 1997, on rentre vers l'an 2000, et c'est pas top.
Mais l'album manque d'une certaine cohérence, unité. Par contre, le Look du Crüe était génial en 97, rien qu'a voir la vidéo de "Afraid", j'adore.

2,5 arrondi à 3/5 pour la prise de risques et j'aime écouter cet album.

le 04 Août 2010 par LUDOVICO


Ressortir de ma discothèque ce CD afin de laisser un commentaire sur NIME n’a pas été chose aisée à réaliser.

Épouvantable. C’est un album épouvantable.

Il fait beau, il fait chaud, et je me rends à la plage dans mon gros 4X4 climatisé en écoutant "Generation Swine". Ça dégouline, c’est positif et mignon tout plein, et ça contient juste ce qu’il faut de fausse violence pour croire que c’est du Hard Rock. Ça risque pas de choquer mémé assise sur la plage arrière. De la musique de parvenus qui ont totalement oubliés d’où ils viennent.

Au milieu de tous ces refrains à rendre neurasthénique un koala surnage quelques très rares bons moments comme sur "Let Us Prey" et "A Rat Like Me".

Mais ça ne suffit pas à éviter la honte, la honte que j’éprouve pour MÖTLEY car le groupe non content de nous proposer de la merde y ajoute l’incompétence incarnée par le remix de "Shout At The Devil" qui est le titre le plus douloureux à entendre car il annihile purement et simplement tout ce que le reste de l’album avait de positif à proposer.

Une sombre merde séchée que le groupe aura beaucoup de mal à faire oublier car elle laissera sur leur discographie une auréole indélébile.

A vomir…

le 10 Juillet 2008 par DOGSAFFAIR


Proposez toujours le même album et vous serez accusé de stagner ; évoluer et l'on vous traitera de traître. Reste une voie, très mince : évoluer tout en restant fidèle à ses racines. C'est sur cette voie escarpée que s'est engagée le CRÜE avec cet album mal-aimé (voir la chronique de The marginal). Pourtant, la pari fait par le groupe a été relevé haut la main et l'album se révèle au final excellent (même si effectivement "Brandon" est franchement mauvais, et que "Rocketship" ne l'est guère moins). Un des plus inventifs du groupe. Si l'album sonne très moderne (mais est-ce une tare ?), un brin indus par moment, les racines du groupes sont toujours là. Et la force de cet album est d'avoir su mêler avec harmonie le nouveau et l'ancien. Alors évidemment, il se trouvera toujours des âmes chagrines pour trouver que le nouveau à étouffer l'ancien. Ce n'est pas notre avis. La version explosive de "Shout at the devil" en atteste. Elle n'est pas la seule ("Generation Swine", "Rat like me", "Anybody out there"). La ballade, "Glitter", fait incontestablement partie des plus belles écrites par le groupe. Même les titres les plus modernes (encore) passe très bien : "Beauty" a un groove irrésistible, "flush", une surprenante structure... Alors oui, cet album est atypique dans la disco de MÖTLEY (comme l'est l'album avec Corabi au chant), oui on peut lui préférer les "classiques" du groupe, il n'est reste pas moins une pièce de choix !













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