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Black Sabbath
Black Sabbath Vol 4
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le 21 Avril 2016 par CLANSMAN57


"Master Of Reality" sentait bon la fumette.
Sur "Vol 4", on sent que les musiciens sont passés à autre chose de moins cool...
Ils remercient d'ailleurs "The great COKE-Cola Company from Los Angeles".

Le son est vraiment spécial et ils auraient peut-être mieux fait de moins forcer sur la chose...
Je ressens un certain malaise en l'écoutant, comme si moi-même j'avais pris un truc...
J'adhère moyennement à cette "transmission d'effet".

Il a quelque chose de malsain ce disque, mais pas comme on pourrait le croire.
Un esprit d'auto-destruction est palpable, amené d'une manière bien particulière, vicieuse.

Bref, c'est pas un mauvais disque du tout, mais je le trouve pas évident.
Le plus étrange de la période Ozzy, contenant un certain génie glauque.

3,5/5.

le 15 Mars 2016 par RIKKIT


Franchement rien que le nom, tu sens les gars au bout de leur vie. "Vol.4" ou "on s'en bat les couilles".

Encore une fois, inégal parce que "Fx", parce que "Laguna Sunrise", du dispensable de chez dispensable, parce que "Tomorrow's Dream", qui, désolé ne m'enchante pas, parce qu'une production caca-qui-pue qui varie pour chaque titre, parce qu'une basse par moment inaudible et parce que dawa.

Mais, reste encore une fois un chef d’œuvre que seul le SABB' savait composer. Des titres à l'efficacité et la simplicité juste bluffante. Merde, "Wheels Of Confusion" et le groove de Ward qui ne laissera plus jamais personne indifférent ("Hakius", "Greening"), "Supernaut" ou le-riff-ultime-rigolo-mais-qui-te-pète-les-cervicales, le sublime "Snowblind" au lyrisme et pourtant à la simplicité tellement frappante, ces arpèges merde, et puis "Under The Sun", manifeste de la lourdeur terrifiante du SABBATH.

Tin mais quand je pense que dans les milieux Doom et Stoner il est de bon ton de cracher sur ce groupe.

Indétrônable.

4,5/5.

le 12 Mars 2014 par GUILLAUME THE ELDER


Il y a tout d'abord ce son, venu des entrailles de la Terre, antédiluvien ; une chose qui vient de très très loin... Tel fut mon ressenti il y a un peu plus de 20 ans déjà en découvrant "Wheels Of Confusion". "Cornucopia", "Under The Sun" enfoncent le clou dans une lourdeur éthérée sans nom. Le premier album de Doom, de Thrash, de Death Metal... bref, un momument, une Bible.

le 03 Octobre 2011 par FEELGOOD


En 1972 surgit des entrailles de l'enfer la quatrième offrande sabbathienne, ce fuligineux "Vol. 4"...

Sur la pochette, Ozzy, immortalisé en inquiétant maître de cérémonie, se livre, hiératique, à la postérité.

"Vol. 4" ou l'apogée du son BLACK SABBATH. Jamais plus le groupe ne sonnera ainsi. Par la suite, les désirs de respectabilité de Tony Iommi prendront le dessus. Désireux d'être considéré comme un artiste, un vrai, il accordera davantage d'importance à la production des disques du SAB' et privilégiera les soli ouvragés, au détriment des riffs percutants et inoubliables d'antan.

Sur "Vol. 4," il se contente encore de jouer sur son vieux matos, utilise toujours ses amplis vintage et sa guitare accouche de riffs monumentaux.

De l'intro majestueuse de l'épique "Wheels Of Confusion" à "Under The Sun", tout se révèle ici indispensable et mémorable, le groupe réussissant l'exploit de transporter l'auditeur dans une bien étrange dimension parallèle.

Trois des dix titres de ce chef-d’œuvre, le lent "Tomorrow's Dream", la ballade "Changes" et l'instrumental "Laguna Sunrise", figurent d'ailleurs sur le fameux "Greatest Hits" (1977), dont la pochette reprend opportunément le Triomphe de la Mort de Bruegel l'Ancien.

Si "Tomorrow's Dream" - premier single du groupe depuis "Paranoid" - demeure du SAB' classique, pesant et sinistre, "Changes" est une chanson poignante à base de piano et de mellotron permettant à Ozzy le fou d'exprimer toute l'intensité de son désespoir. "Noir, c'est noir, il n'y a plus d'espoir." Quand on pense que des cuistres se permettent de dénigrer ses talents de chanteur... Peu de vocalistes sont capables de dégager une telle émotion... Et "Laguna Sunrise", telle une bulle légère et diaphane, parvient à distiller une troublante impression de paix et de sérénité, avec sa guitare acoustique flottant sur un fond de mellotron.

Un autre instrumental, "FX", terrifiant prélude de "Supernaut", installe, lui, une atmosphère menaçante, malsaine.

Le reste de l'album peut être pris pour une sorte d'épitome de l'esprit du Sabbath Noir.

A l'écoute de "Supernaut", les mégalithes de Stonehenge semblent s'abattre sur l'infortuné auditeur qui en redemande.

Citons aussi le riff parfait de "Snowblind", chanson consacrée à la substance favorite du groupe (le Sab' remercie d'ailleurs "the great COKE-Cola Company of Los Angeles" sur la pochette), l'intro pesante et lourde de menaces du lugubre "Cornucopia", les lourds roulements de batterie de Bill Ward, le chant éprouvant et halluciné de la Gargouille et l'atmosphère sinistre qui émane de l'ensemble, lourdeur et résignation mêlées.

"Vol. 4" n'est pourtant pas le sombre monolithe que l'on pourrait croire et se révèle même relativement varié. Souvent oublié, rarement plébiscité, il n'en constitue pas moins l'une des pierres angulaires de la discographie de BLACK SABBATH, se révèle sur la longueur plus cohérent que le premier album et largement aussi inspiré que "Master Of Reality". Et tant pis s'il ne contient pas de tube à la "Paranoid" dans la mesure où il propose des compos nettement plus consistantes que ce "classique", en réalité hâtivement composé dans le seul but de remplir l'album du même nom.

Près de quarante ans après sa sortie, "Vol. 4" demeure l'un des plus indiscutables chefs-d’œuvre du groupe et une sorte de pic indépassable, véritable quintessence du son sabbathien... BLACK SABBATH, maître ès vertiges et sensations fortes, dispensateur de puissantes vibrations et autres terribles émanations telluriques, BLACK SABBATH, le groupe chtonien ultime...

le 30 Mars 2010 par LUDOVICO


Il n’y a pas à dire. On ne fera jamais mieux que les formations en quartette (basse, batterie, chant et guitare) pour faire du rock.

Le son de cet album est sublime, les titres, d’une limpidité confondante et d’une redoutable efficacité, servis par la sublime guitare de Tony Iommi.

Pour ce quatrième album, BLACK SABBATH nous dévoile de nouvelles facettes de son talent déjà immense comme le titre “Changes“ qui ne contient que des claviers et le chant de OZZY, pour un des morceaux les plus tristes qu’il m’ait été donné d’entendre, ou alors “Supernaut“ avec ses rythmiques tribales ou encore “Laguna Sunrise“, tout en guitare acoustique.

Tous les titres de “Vol.4“ sont instantanément devenus des classiques du Heavy Metal et pour plus d’efficacité, le groupe a choisi sur certains titres (notamment “Supernaut“) de superposer la guitare rythmique avec les soli.

On retrouve bien entendu ce qui fait la marque de fabrique de BLACK SABBATH avec des morceaux incorporant des rythmes lents aux riffs très heavy pour l’époque comme sur “Wheels Of Confusion The Straightener“ et “Under The Sun Every Day Comes The Sun“.

Un album à la production parfaite, au son chaud, sorti à une époque bénie où tout était à dire et à faire.

Pour moi, écouter BLACK SABBATH, c’est un peu comme rejoindre mes ancêtres.

Comme il est bon de revoir ses bases.













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