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HEAVY METAL  |  STUDIO

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  Paranoid
1971 Master Of Reality
1972 Vol. 4
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1976 Technical Ecstasy
1978 Never Say Die
  Never Say Die
1980 Heaven And Hell
  Live At Last
1981 Mob Rules
1982 Live Evil
1983 Born Again
1986 Seventh Star
1987 The Eternal Idol
1989 Headless Cross
1990 Tyr
1992 Dehumanizer
1994 Cross Purposes
1995 Cross Purposes Live
  Forbidden
1996 The Sabbath Stones
1998 Reunion
2002 Past Lives
  Symptom Of The Universe
2004 Black Box : The Complete...
2007 The Dio Years
  Live At Hammersmith Odeo...
  Live From Radio City Mus...
2008 The Rules Of Hell
2009 The Devil You Know ( ...
2010 Neon Nights : Live At Wa...
2013 13
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- Style : Ningen Isu [人間椅, Path Of Samsara, Childrenn, Scorpion Child, High Fighter, Motorowl, The Order Of Israfel , Khemmis, Count Raven, Age Of Taurus, Orchid, The Vintage Caravan, Witchcraft, Kadavar, Psychedelic Witchcraft, Sarasin, Blue Öyster Cult, Blood Ceremony
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BLACK SABBATH - Tyr (1990)
Par DARK BEAGLE le 19 Mars 2020          Consultée 276 fois

Certains disques sont hors norme. Et là, je ne parle pas forcément de leur qualité qui fait qu’ils deviennent des classiques immédiats, ou qu’ils aient poussé des styles dans leurs derniers retranchements. Non, certains albums sont hors norme vis-à-vis de leurs propres géniteurs, parce qu’ils sortent du rang, s’écartent du style où nous les attendons, explorent des voies pour le moins étranges et font souvent figure de mal aimés au sein d’une discographie. "Tyr" est de ceux-là. "Tyr" qui ne propose même pas une jaquette digne de ses ambitions ni même une réelle cohérence au sein des morceaux. Bref, "Tyr", à l’instar de "Technical Ectasy" ou "Never Say Die!" n’a pas grand-chose pour lui à la base.

BLACK SABBATH avait beaucoup perdu en crédibilité depuis le départ en fanfare de Dio. Ian Gillan qui vient pour un album avant de compléter le Mark II de DEEP PURPLE reformé l’année suivante, un album solo qui n’en est plus un, une valse des chanteurs et un line-up assez peu fiable si l’on en croit le turnover… Un dinosaure qui allait lentement vers son extinction. "Tyr", lui, vient donner un coup de pied dans la fourmilière en tournant le dos à de nombreuses évidences, ou plutôt à une bonne partie des attentes des fans qui ne s’y retrouveront pas forcément.

Sur "Tyr", Tony Martin va pas mal mettre la main à la pâte et pour le coup, son implication au sein du SAB’ devient vraiment intéressante. Mais contrairement aux apparences, "Tyr" est un album à thème, mais pas un concept album, si vous voyez la nuance. Martin va parler de culture nordique, cela va être un fil rouge entre certaines compositions, mais il n’y a pas d’histoire qui les unit, qui leur permettrait de se répondre l’une à l’autre. Et c’est peut-être là que le bât blesse, cette absence de lien qui aurait pu conduire à quelque chose de grandiose.

Parce que le potentiel est là. BLACK SABBATH sonne à nouveau de façon épique, avec un clavier qui vient arrondir les angles et porter les mélodies à des niveaux rarement atteints. "Anno Mundi" est un très grand titre. Geoff Nicholls y livre une prestation dantesque quand Iommi se défait un peu de son jeu pour tester d’autres choses. Et le résultat est là, probant. Les synthés, quand ils ne sont pas cheap, vieillissent mieux et "Tyr" résiste plutôt bien aux assauts du temps, quand "Seventh Star" prend des accents surannés avec les années qui passent.

Après, l’ensemble peut donner l’impression de manquer un peu de puissance, comme ce "Sabbath Stones" qui demandait un son de guitare plus Heavy pour développer un côté plus inquiétant, plus sombre. Là, c’est un résultat en demi-teinte. Mais si l’absence de son Heavy va être rédhibitoire pour certains, il convient parfaitement à l’esprit de ce disque. Personnellement, j’aurai du mal à concevoir un titre comme "Valhalla" avec une guitare qui sonnerait comme si Iommi jouait façon "Master Of Reality". Soyons logiques un instant.

Alors oui, il y a un petit ventre mou, il y a une fin d’album un peu mal gérée (la ballade "Feels Good To Me" n’est pas terrible et "Heaven In Black" s’oublie assez facilement), mais il y a dans ces assauts épiques quelque chose d’élégant, de plaisant. Ce n’est peut-être pas l’album du SAB’ qui tourne le plus chez moi, mais j’aime bien y revenir de temps en temps, parce qu’il me surprend toujours. Il est hors norme, il ne répond pas du tout au cahier des charges habituel et si ce disque est un peu oublié aujourd’hui, c’est dommage, parce qu’il a permis à Iommi et sa bande de sortir de l’auto-caricature de "Headless Cross".

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   (3 chroniques)



- Tony Martin (chant)
- Tony Iommi (guitare)
- Neil Murray (basse)
- Cozy Powell (batterie)


1. Anno Mundi (the Vision)
2. The Law Maker
3. Jerusalem
4. The Sabbath Stones
5. The Battle Of Tyr
6. Odin's Court
7. Valhalla
8. Feels Good To Me
9. Heaven In Black



             



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