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FREEDOM CALL - Eternity (2002)
Par POULARD le 27 Juin 2007          Consultée 7049 fois

Freedom Call connait son public, ses attentes et surtout ses petits faibles. Il a pu éprouver sa méthode sur les 2 précédents albums. Conforté par de beaux succès, d’autant plus surprenants qu’il ne réinvente pas le genre, le groupe ressort donc sa formule en appuyant là où ça marche le mieux. Le premier couplet, en latin (!?), aura un effet repoussoir et servira de filtre pour écrémer les sceptiques. 15 secondes pour comprendre sur quel terrain vous vous aventurez: en pleine terre heavy speed germanique. Certains rebrousseront chemin d’emblée sans savoir ce qu’ils perdent, les autres pénètreront dans le royaume de Taragon pour la dernière fois, le groupe ayant décidé d’explorer de nouvelles thématiques à l’avenir, et donc de clore son concept-épopée avec ce « Eternity ». Et quelle fin. Envoûtant et grisant, Freedom Call se dévoile. Sa musique est à son apogée. Et menée tambour battant, bien entendu.

11 nouveaux morceaux composent cet album brûant d’un speed équilibré. Des hymnes épiques incontournables y figurent, à commencer par le gigantesque « Metal invasion » qui débute l’album sans concession. Aérien, martial, fédérateur, ce morceau regroupe toutes les qualités que l’on connait au groupe. Les introductions symphoniques majestueuses sont légion, les lignes guitaristiques perçantes également et chaque musicien est en verve. L’entrée en matière de Dan Zimmermann aux fûts sur « Flying High » et le maintien d’une double pédale galopante pendant l’intégralité du morceau font souffler un vent de panique. « Warriors » est devenu le passage obligé du groupe en live avec son rythme entraînant et ses lignes de chant vivifiantes. Il est vrai: les breaks aux rythmiques lourdes et riffs heavy sont moins fréquents. L’album se veut résolument moins progressif, privilégiant la fraîheur et la spontanéité. La structure des morceaux s’en ressent : ils sont plus courts et homogènes. Le sautillant « Land of light », « Ages of power » et sa puissante rythmique ou « The Eyes of the world » réservent leur lot de surprises. Au fil de l’album, séquence vocale death, chœurs graves et solis étirés impeccables viennent ponctuer des accords rapides et nappes synthétiques. Le chant de Chris Bay est lui aussi monté d’un cran. Cristallin et pénétrant, il emmène chaque morceau en hauteur et magnifie les séquences.

Freedom Call réussit le défi de la ballade chaque fois qu’il le relève. 3 fois sur cet album. Pour beaucoup, la pilule aura du mal à passer. Chacun de ces morceaux est pourtant une réussite et possède une identité forte. Hymne nostalgique collectif pour « Flame in the night », ode à un amour forcément impossible pour « Bleeding Heart » et introspection à électro acoustique pour « Turn back time ». On sera surpris par la créativité mélodique dont il est fait preuve lors des moments langoureux, par la qualité des refrains et l’intervention de ruptures électriques inattendues. Les paroles s’emploient, comme à l’accoutumée, à explorer les thèmes profonds et polémiques que sont la guerre pour l’éternité, la traversée de l’univers sur une comète rougeoyante ou la transformation en aigle royal. Pour le groupe, il n’est évidemment pas question de produire des textes mais de l’habillage. Au final, on se laisse surtout porter par le ton des refrains salvateurs et accords entêtants.

Avec « Eternity », Freedom Call finit de bâtir les frontières d’un petit monde à part au sein de la scène speed. Batterie tonitruante, guitare soliste à l’inspiration riche, ambitions techniques maitrisées, lignes de chant miraculeuses et touches de claviers solennelles cimentent cet ensemble majestueux. Le résultat prend la forme de compositions calibrées pour l’accroche sans être simplistes ou lassantes. Une galette de heavy ferreux et guerrier agrémentée de cette touche unique faite d’optimisme et de fraîcheur. Fin de la trilogie, preuve par 3 du potentiel et des qualités d’écriture de Freedom Call. Glissez-donc « Eternity » entre un album de black et votre compil doom, c’est contagieux.

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Par BAST, MEFISTO




 
   POULARD

 
   BAST
   MEFISTO

 
   (3 chroniques)



- Chris Bay (chant, guitare)
- Dan Zimmermann (batterie)
- Ilker Ersin (basse)
- Cédric Dupont (guitare)


1. Metal Invasion
2. Flying High
3. Ages Of Power
4. The Spell
5. Bleeding Heart
6. Warriors
7. The Eyes Of The World
8. Flame In The Night
9. Land Of Light
10. Island Of Dreams
11. Turn Back Time



             



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