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CIRITH UNGOL - One Foot In Hell (1986)
Par DARK BEAGLE le 24 Janvier 2019          Consultée 184 fois

Décidément, les pochettes de CIRITH UNGOL sont un plaisir pour le regard. Michael Whelan est un maître dans l’illustration d’Heroic Fantasy et le groupe a très bien su choisir lesquelles prendre pour donner une personnalité forte à ses albums. Pour "One Foot In Hell", les musiciens en ont choisi une qui nous montre rapidement ce qu’est Nadsokor, la cité des voleurs, dans l’univers d’Elric, que l’on aperçoit sur le côté à droite, brandissant Stormbringer et accompagné par son fidèle ami Tristelune. Et qui dit Nadsokor, dit quelque chose de poisseux, plein de poux, qui colle et qui ne fait pas dans la dentelle.

Pour les poux, nous ne sommes pas allés vérifier et à moins de prendre le soleil, le vinyle ne collera pas. En revanche, pour le reste, nous y sommes complètement, à une très grosse exception près. Mais difficile de ne pas être scotché par l’ouverture de ce "One Foot In Hell". Vous vous attendiez à une intro ? Ben vous pouvez l’oublier, tout commence directement sur le premier couplet et la voix de Tim Baker qui décolle les tympans aussi efficacement qu’un stylo planté dans l’oreille. "Blood & Iron" tabasse sévèrement et on remarque tout de suite que la volonté de CIRITH UNGOL se veut plus Heavy sur cet album.

Et effectivement, le rendu est bien plus rentre-dedans sur cet opus, même si le groupe n’en sacrifie pas pour autant son aspect épique, comme en témoignent le title-track ou encore l’angoissant "Chaos Descends", sur lequel Baker semble complètement possédé ! Mais la musique se veut plus compacte, et elle perd le côté plus « travaillé » que l’on trouvait sur "King Of The Dead", qui voyait CIRITH UNGOL atteindre son apogée artistique. Mais "One Foot In Hell" est loin d’être mauvais pour autant, il est juste différent et il s’exprime très bien à travers cette différence.

En simplifiant leur formule, les Américains trouvent un nouveau souffle et surtout, ils ne prennent pas quatre ans pour sortir un nouvel opus. Celui-ci est arrivé très vite, avec une volonté affichée d’en découdre, comme si les musiciens avaient décidé que le moment était bien choisi de durcir le ton pour ne pas se laisser distancer par tous ces groupes qui apportaient du sang neuf au Metal dans un pays où souvent le Hard rimait avec paillettes. Mais c’est peut-être bien dans cette optique que la formation va faire sa plus grosse erreur en terme de composition.

Les thèmes habituels de CIRITH UNGOL sont l’Heroic Fantasy. Avec un tel patronyme et un tel artwork, difficile de faire autrement. Pourtant, le groupe va commettre "100 MPH", un titre assez indigne de lui. Ce n’est pas tant le côté speed qui dérange, même s’il n’est pas difficile de se rendre compte que le groupe n’est pas taillé pour les up-tempi, vu comme il est pataud dans cet exercice. C’est plutôt au niveau des paroles que ça pêche. Certes, un hymne au Heavy Metal, c’est toujours sympa, c’est fédérateur, sauf que là, on dirait du sous MANOWAR, le kitsch volontaire en moins (j’assume totalement). Le morceau en trop de la galette.

Mais pour un titre complètement raté, combien de réussites ? Ce disque en regorge : "Chaos Descends", "The Fire", "One Foot In Hell", "Nadsokor"… Autant de pépites Heavy Metal absolument essentielles qui se laissent déguster sans problèmes. Nous sommes encore sur du haut niveau, même s’il manque des compositions un peu plus ambitieuses, comme ce que l’on pouvait trouver sur "King Of The Dead". Et, malheureusement, CIRITH UNGOL ne saura pas profiter de son élan et va encore laisser passer cinq longues années avant de revenir sur le devant de la scène…

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   (2 chroniques)



- Tim Baker (chant)
- Jerry Fogle (guitares)
- Robert Garven (batterie)
- Michael 'flint' Vujea (basse)


1. Blood And Iron
2. Chaos Descends
3. The Fire
4. Nadsokor
5. 100 Mph
6. War Eternal
7. Doomed Planet
8. One Foot In Hell



             



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