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TESTAMENT - Practice What You Preach (1989)
Par DARK BEAGLE le 2 Octobre 2019          Consultée 301 fois

Troisième album pour TESTAMENT en trois ans, "Practice What You Preach" n’est toujours pas le disque qui révolutionnera le groupe. Il va pourtant poursuivre le travail mélodique entamé sur "The New Order", parfois au détriment de la puissance brute. Mais peut-on en vouloir à TESTAMENT d’accentuer cette tendance, quand en 1988 plusieurs des ténors du genre balançaient des albums soit plus accessibles ("South Of Heaven" pour SLAYER) ou plus technique et moins directs ("… And Justice For All" de METALLICA) ? La bande à Eric Peterson a suivi le mouvement, avec des morceaux un brin plus long et des tempos bien moins effrénés.

TESTAMENT va cependant tenter de s’élever d’un cran avec la pochette de cet opus, plus énigmatique que jamais et étrangement inquiétante. Le title-track est par ailleurs une véritable tuerie, où l’on retrouve une bonne partie de ce qui fait le charme de la formation. Le phrasé des guitares est toujours reconnaissable, le chant de Chuck Billy est toujours aussi puissant, le refrain fonctionne à merveille et que dire du solo de Skolnick sinon que ce type est un virtuose, qui surclassait ses petits camarades de la tête et des épaules. D’ailleurs, certains n’hésiteront pas à dire que le guitariste était bien trop talentueux pour un groupe comme TESTAMENT. Ceci étant un autre débat, inutile de s’attarder plus sur la question.

Il est difficile de juger TESTAMENT comme un groupe de seconde zone, surtout par rapport au style pratiqué. Son Thrash est somme toute académique, il en devient presque caricatural d’un genre qui peinait à se renouveler efficacement face au Death qui commençait doucement à prendre de l’ampleur. Pourtant, TESTAMENT semblait avoir senti le vent tourner, sans savoir quelle direction prendre pour autant. Si la musique se veut parfois plus policée, moins rentre-dedans que sur "The Legacy" ou même "The New Order", Chuck Billy va montrer qu’il peut grogner de façon très convaincante, mais avec une certaine parcimonie ("Envy Life"). Il ne développera ce talent que bien plus tard, ici cela reste des touches, des soupçons de violence sur un décorum plus raffiné.


Et puisque l’on évoque du raffinement au sein du Thrash, difficile de passer à côté de "The Ballad", qui porte très bien son nom et qui est dans la tradition de ce que pouvait proposer METALLICA dans le genre à cette époque, avec un final explosif comme il se doit. Cela n’empêche en rien le titre d’être un peu trop long, mais TESTAMENT a parfaitement compris la manœuvre et finira par se montrer redoutable dans le domaine. "The Ballad" est un brouillon de luxe à des titres comme "The Legacy" ou "Return To Serenity" par exemple.

"Practice What You Preach" souffre quand même d’une certaine mollesse, le groupe semble parfois manquer d’un peu de jus et traîne la patte comme un chien blessé. S’il y a toujours des fulgurances dont ils ont le secret, elles sont parfois étouffées par des compositions qui manquent cruellement d’agressivité. D’où la réputation d’album mou qu’il se trimballe depuis maintenant trente ans. Pourtant, il ne l’est pas tant que ça, il contient quelques parpaings bien sentis, qui décrocheraient sans mal la mâchoire de Mike Tyson (désolé, je n’ai pas de boxeurs plus récents dans mes connaissances). "Nightmare", par exemple, sert de défouloir pendant deux minutes saignantes à souhait.

"Practice What You Preach" a tendance à être boudé (bien moins que "The Ritual" cependant), mais qui contient quelques morceaux de bravoure indispensables, à commencer par son title-track. Il montre un groupe qui dévoile sa maîtrise totale de la mélodie, mais qui, pour cela, gomme ses tendances les plus Thrash. Un pas nécessaire à franchir pour mieux rebondir par la suite ? Rien n’est moins sûr…

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   (4 chroniques)



- Chuck Billy (chant)
- Alex Skolnick (guitare)
- Eric Peterson (guitare)
- Greg Christian (basse)
- Louie Clemente (batterie)


1. Practice What You Preach
2. Perilious Nation
3. Envy Life
4. Time Is Coming
5. Blessed In Contempt
6. Greenhouse Effect
7. Sins Of Omission
8. The Ballad
9. Nightmare (coming Back To You)
10. Confusion Fusion



             



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