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EARTHQUAKE METAL  |  STUDIO

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Lexique metal gothique
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2015 Extinct
2017 1755
 

- Style : The 69 Eyes , Galadriel, Rotting Christ, Deathronic, Septicflesh, Tiamat
- Style + Membre : Daemonarch
 

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MOONSPELL - 1755 (2017)
Par JEFF KANJI le 5 Mai 2018          Consultée 308 fois

J’ai souvent éprouvé une sensation bien particulière quand les groupes se décident à lâcher l’anglais aux propriétés si musicales pour opter pour leur langue maternelle. Je suis notamment très fan d’ARIA pour ça ; le russe est tellement expressif et sonne tellement habité (surtout à la grande époque de Kipelov) que le fait de ne pas comprendre les paroles qui peut paraître un obstacle au départ a tendance à disparaître au profit d’une sincérité viscérale qui émane des interprètes et je l’ai ressenti de la même façon il y a quelques années quand SABATON a sorti son "Carolus Rex" que j’ai d’abord écouté dans sa version en suédois, et ce même si cette langue est pour le moins étrange.

Je pourrais aussi vous parler de la noirceur du Black qui s’accommode à merveille du norvégien qui a fait sa réputation, mais le tour du monde va s’arrêter à Lisboa au milieu du XVIIIème siècle, quand la plus grande ville pieuse de la Vieille Europe endure l’un des cataclysmes les plus terribles que la nature ait réservé au continent.

Le principal héraut du Metal portugais, MOONSPELL, franchit enfin le pas et je n’avais aucun doute quant au résultat, les talents de conteur vampirique de Fernando Ribeiro n’étant plus à démontrer. Et sur un album ma foi bien moins violent que ce que le groupe propose depuis "Memorial", la formation portugaise rend un hommage vibrant à son pays sur un "1755" à la patte gothique flamboyante où le chant habité et guttural de Langsuyar laisse rarement place au chant clair qui se fait alors péremptoire.

La désolation et l’introspection sont au menu, et j’ai plusieurs fois senti une mixture proche de ce que proposait le groupe à l’époque de "Irreligious" et le SEPTIC FLESH d’alors. En parlant des Grecs, les orchestrations impressionnistes de ces dernières années sont là, mais ne volent jamais la vedette aux guitares rampantes du groupe, qui délivre un album habité de son esprit portugais, langue musicale qui peut parfois s’avérer des plus persuasives ("Todos Os Santos", "1 De Noviembro") et peser de toute sa gravité sur les moments les plus chargés en émotion du disque ("Ruínas").

"1755" n’est pas le meilleur album de MOONSPELL, ni le plus violent, ni le plus calme, ni le plus Goth, il n’est qu’un peu de toutes ces facettes que l’on a connues, tour à tour ou combinées, selon les époques. En revanche, il m’apparaît indiscutablement comme le plus vrai, et ce renouvellement arrive à point nommé pour relancer la machine (trop ?) bien huilée des dernières années.

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   JEFF KANJI

 
   (2 chroniques)



- Fernando Ribeiro (chant, textes)
- Ricardo Amorim (guitare)
- Pedro Paixão (claviers)
- Aires Pereira (basse)
- Mike Gaspar (batterie)
- Paulo Bragança (invité, chant #3)


1. Em Nome Do Medo (orchestral)
2. 1755
3. In Tremor Dei
4. Desastre
5. Abanão
6. Evento
7. 1 De Novembro
8. Ruínas
9. Todos Os Santos
10. Lanterna Dos Afogados (reprise Os Paralamas Do Suc



             



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